Marocanité du Sahara

La force de conviction du Leadership royal scelle l'adhésion de la communauté internationale

Fouad Arif - MAP,LE MATIN
31 July 2016 - 14:09
Marocanite-du-Sahara.jpg 6 novembre 2015 : S.M. le Roi Mohammed VI adresse un discours à la Nation à l'occasion du 40e anniversaire de la Marche Verte.

Le leadership clairvoyant de Sa Majesté le Roi Mohammed VI consacre la prééminence du Plan d’autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, comme attestent les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU, et consolide ainsi l’ancrage de la marocanité du Sahara dans la légalité internationale.

La diplomatie royale se dresse ainsi en rempart contre toute velléité visant à faire dérailler le processus onusien de ses paramètres fondamentaux visant une solution définitive qui ne peut être que politique, consensuelle et basée sur l’esprit de compromis et de réalisme, ainsi que sur la prééminence de l’initiative marocaine et les efforts du Maroc, reconnus au demeurant par la communauté internationale et le Conseil de sécurité comme étant «sérieux et crédibles».

Pour l’éminent expert américain Michael Rubin, le Plan d’autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, constitue l’«unique issue responsable à la question du Sahara notamment sur les plans humanitaire et sécuritaire», tout en s’inscrivant en droite ligne d’une légalité historique irréfragable et de la réalité sur le terrain. «Embrasser le Plan d’autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, ne reconnaît pas uniquement la réalité sur le terrain, mais va au-delà pour se démarquer comme étant l’unique issue responsable d’un point de vue humanitaire et sécuritaire», explique M. Rubin dans une tribune publiée par le Journal of International Security Affairs intitulée : «Pourquoi le Sahara compte ?» Le conférencier au «Naval Postgraduate School's Center for Civil-Military Relations» et membre distingué de l’American Enterprise Institute fait observer que le Maroc, de Tanger à Lagouira, «constitue, dans une région au bord de la faillite, un havre de paix et de stabilité». De cette réalité, note-t-il, «nous pouvons tirer deux leçons majeures, à savoir le caractère incontournable des pays bien gouvernés par opposition aux espaces où règne le chaos, mais aussi le fait que les régimes réformateurs constituent de meilleurs alliés (pour les États-Unis) que les États autocratiques aux accointances terroristes notoires».

Les différentes formes de soutien dont bénéficie la marocanité du Sahara à Washington s’expriment aussi au sein d’une grande majorité bipartisane au Congrès. Quand il fallait répondre aux dérapages et actions du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, notamment son utilisation du terme «occupation» pour qualifier le recouvrement par le Maroc des provinces du Sud, Ilena Ros-Lehtinen, présidente de la sous-commission des Affaires étrangères pour la région Moyen-Orient/Afrique du Nord à la Chambre des représentants américaine, s’était élevée contre cette sortie hasardeuse qui constitue «une violation incroyable de la neutralité des Nations unies». L’adhésion multiforme de la communauté internationale à la vision de Sa Majesté le Roi pour les provinces du Sud s’exprime également à travers l’accueil qu’elle réserve aux efforts de développement «constant» et «sans précédent» que le Maroc déploie dans cette partie du Royaume, depuis leur récupération et qui se sont intensifiés depuis l'accession du Souverain au Trône. L’opinion internationale y voit le succès et la traduction sur le terrain de la force de conviction et de la méthode royale, initiatrices de progrès et de prospérité dans un cadre démocratique inclusif favorisant la participation citoyenne et la promotion des droits de l'Homme.

Cette méthode royale, qui est le fruit d'une analyse objective des besoins et aspirations des populations du Sahara, a permis aux provinces du Sud d'accéder à un niveau de développement économique que «beaucoup d'autres régions du monde envieraient», note Henri-Louis Védié, docteur d'État ès sciences économique et professeur d'économie au Groupe HEC Paris. Le Maroc a fait des provinces du Sud un modèle de développement durable, à la faveur d'une approche originale et novatrice en matière de développement global intégré, affirmait cet économiste français, dernièrement à New York, à l'occasion de la parution de la version anglaise de son ouvrage «Émergence et développement global : Une volonté plus forte que les crises».

Sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi, le Royaume, note-t-il, «a fait un effort considérable en matière d'investissements publics dans les provinces du Sud», en faisant observer que cette dynamique vertueuse et proactive a été d'ailleurs soulignée par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans ses rapports au Conseil de sécurité. Le mérite pour le Maroc est «d'autant plus grand», fait observer Henri-Louis Védié, qu'il a fallu «tout construire, tout inventer pour arriver à bout des aléas environnementaux propres aux provinces du Sud, tels que la chaleur, le vent et le désert». «On mesurera d'autant plus le chemin parcouru si l'on se rappelle de l'état de ces provinces au lendemain de la Marche Verte. Ni eau, ni électricité, ni infrastructures de communication : tout était à faire», tient-il à rappeler. Le Maroc, grâce aux perspectives visionnaires de S.M. le Roi Mohammed VI, a su se diriger avec détermination vers un modèle original et novateur en matière de développement global, reposant sur le développement humain, à travers l'INDH, et les énergies renouvelables. Un modèle qui, dit-il, associe toutes les forces vives du Maroc à l'effort national pour consolider le statut de pays émergent et les provinces du Sud en sont une «parfaite illustration».







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