Coopération universitaire

Le Maroc, destination privilégiée des étudiants subsahariens

,LE MATIN
28 Juillet 2016
destination_vision.jpg Ab­dellatif Komat, doyen de la FSJES de Casablanca, intervenant à l’occasion de la rencontre internationale organisée le 22 juillet par le Groupe le Matin.

La coopération développée et soutenue en matière de formation et d’enseignement universitaire entre le Maroc et les pays frères africains est un vecteur de développement socio-économique. Cette coopération modèle s’est développée grâce à la vision clairvoyante de S.M. le Roi qui place, le développement Sud-Sud en tête des priorités de la politique étrangère du Royaume.

«Lorsqu'on évoque le développement humain durable et pérenne, cela ne peut être envisagé sans l'intégration de la dimension formation au sens large du terme et de la formation universitaire de manière particulière». C'est en ces termes que s’est exprimé Ab­dellatif Komat, doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca (FSJES) à l’occasion de la rencontre internationale organisée vendredi 22 juillet courant par le Groupe le Matin sur le thème «La vision de S.M. le Roi Mohammed VI pour le co-développement». Intervenant au deuxième panel sur «Les initiatives locales, catalyseur concret du développement humain», M. Komat a indiqué que la promotion de l’innovation est tributaire de personnes bien formées capables de suivre la cadence du développement, une mission bien menée par l’université marocaine. «Les sociétés dans lesquelles l’économie du savoir prend de l’ampleur, l’innovation et la recherche deviennent des vecteurs fondamentaux pour la création des richesses et de la valeur ajoutée. Toutefois, la connaissance et l’innovation ne peuvent s’exprimer et s’affirmer en l’absence de compétences bien formées. Et l’université marocaine joue certainement un rôle crucial dans ce sens», a-t-il expliqué. À cet égard, la stratégie développée par le Maroc, qui intègre le volet de la formation, ambitionne d’ériger notre pays en un hub régional générateur de valeur, au service du co-développement. Pour M. Komat, «la formation est un vecteur de coopération, notamment entre le Maroc et les pays de l’Afrique subsaharienne. L’une des particularités de l’enseignement supérieur marocain réside dans le fait que le Royaume est une terre d’accueil privilégiée pour les étudiants africains». M. Komat a précisé que le Maroc accueille environ 15.000 étudiants étrangers dont les deux tiers proviennent des pays de l’Afrique subsaharienne. Il est le deuxième pays à octroyer des bourses à environ 8.000 de ces étudiants. Cela dénote en effet une forte présence de l’université marocaine en matière de formation des compétences pour les pays partenaires. Revenant au sujet de la thématique centrale, le doyen a souligné que la dimension humaine devient le point focal de toute conception responsable. «Certes, réaliser un taux de croissance économique soutenue est incontestablement nécessaire comme soubassement pour financer les défis sociaux», a-t-il affirmé. Mais encore faut-il, selon lui, prendre conscience qu’un développement global durable ne peut être atteint sans la promotion d’une complémentarité entre le développement économique et celui social. Conscient de ce défi, le Maroc a lancé de véritables politiques de développement social pour justement concrétiser la vision clairvoyante du Souverain en la matière, et ce à travers «des actions qui font du Maroc une référence et un modèle en matière d’initiatives locales pour le renforcement du développement humain, notamment l’Initiative nationale pour le développement humain».





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