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Les multiples répercussions de la maladie de Parkinson

La Journée mondiale de la maladie de Parkinson est célébrée chaque année le 11 avril. L'occasion de revenir sur cette pathologie dégénérative qui impacte socialement et professionnellement la vie des patients et pour laquelle on recense annuellement 4.000 nouveaux cas.

Les multiples répercussions de la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson se traduit par des tremblements, mais aussi par la lenteur des mouvements.

De cause inconnue, la maladie de Parkinson est caractérisée par un affaiblissement des quantités de dopamine dans le cerveau. Ce neurotransmetteur est primordial pour la communication des cellules nerveuses entre elles. Ce manque entraîne la mort lente et progressive des neurones, induisant un défaut de coordination des différentes zones cérébrales impliquées dans la commande des muscles squelettiques. Selon les estimations épidémiologiques, 4.000 nouveaux cas seraient déclarés chaque année. «Bien que généralement la maladie soit diagnostiquée chez les patients de plus de 55 ans, des formes juvéniles existent. De même, on constate une prédominance de la maladie chez les sujets masculins», nous indiquait récemment le Dr Bouchra Elmoutawakil, neurologue à l’Hôpital Ibn Rochd de Casablanca.

Comme bon nombre de maladies neurodégénératives, on constate un retard dans le diagnostic de l’ordre de 3 ans, après l’apparition des premiers signes. Au-delà du tremblement, qui touche «seulement» 64% des malades, les symptômes les plus fréquents sont la lenteur des mouvements (88%), la sensation de raideur (85%), les difficultés à écrire (79%) et les douleurs (73,5%). «C’est comme si j’avais un corps de Peugeot 103 avec un moteur de Harley. Je veux avancer, je vibre, mais je n’avance pas», ironise Abdelhamid, 62 ans.
Le traitement n'entraine pas la guérison de la maladie, mais permet le plus souvent une nette amélioration des troubles. Les médicaments ayant des effets indésirables, on décide parfois de ne pas donner de traitement en début de maladie, lorsque la gêne engendrée est jugée très minime par le patient. Ces effets secondaires peuvent aller de mouvements incontrôlés pour la moitié des patients aux troubles addictifs, en passant par les hallucinations visuelles. Et même si la maladie de Parkinson est encore associée aux seniors, elle touche pourtant aussi les personnes en âge de travailler. Ce qui peut avoir des répercussions sur l’activité professionnelle du patient. Certains vont être obligés de négocier avec leur employeur pour une réduction de leur temps de travail. Quand leur âge est avancé, les patients peuvent prétendre à un départ en retraite anticipée, alors que d’autres se feront tout bonnement remercier.

Par ailleurs, la perte d'autonomie occasionnée par la maladie a un véritable impact sur la vie sociale des malades. «Beaucoup d'amies ne viennent plus chez moi pour prendre le thé. Elles savent que c'est éprouvant pour moi. Et puis, aujourd'hui, c'est Parkinson qui décide s’il va me laisser tranquille ou si je vais tout renverser sur les invités…», explique Rachida, mère de famille. Pas question pour elle de compter sur l'aide de son époux. «Mon mari ne sait ni faire le ménage, ni préparer les repas. Heureusement, j’ai encore une fille à la maison qui m’aide, car nous n’avons pas les moyens d’engager quelqu'un pour s’occuper de moi», conclut-elle. 

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