Transport aérien

Trois nouveaux hubs de fret en projet

,LE MATIN
19 Mai 2016
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Le ministère de l’Équipement dévoilera, la semaine prochaine, les résultats de l’étude sur le développement du fret aérien. Celle-ci prévoit trois projets de hubs à Casablanca, Tanger et Agadir. Ces derniers devront être connectés aux hubs maritimes et aux plateformes logistiques.

C’est fait. Le département de l’Équipement a finalisé l’étude sur le développement du fret aérien. Ses résultats seront dévoilés la semaine prochaine lors d’un séminaire à Rabat. Selon une déclaration de Aziz Rabbah au «Matin-Éco», en marge du Forum international des transports (du 18 au 20 mai à Leipzig en Allemagne), l’étude a identifié trois projets de hubs spécialisés dans le fret aérien. Le premier sera installé à Casablanca, le deuxième à Tanger et le troisième à Agadir. «Pour Casablanca, nous n’avons toujours pas fixé l’emplacement de ce projet de hub. En tout cas, deux positions stratégiques sont à l’étude à savoir Nouaceur et Benslimane», précise Rabbah. Pour le ministre, l’essentiel c’est que les trois hubs soient connectés aux hubs maritimes et plateformes logistiques. «Un hub de fret aérien ne doit pas être conçu sans prendre en considération les autres projets prévus par la stratégie nationale de développement de la logistique. Tout doit être lié pour pouvoir concrétiser une intermodalité», insiste le ministre.

L’étude sur le développement du fret aérien est venue compléter la stratégie nationale de développement de l’aviation civile. Celle-ci prévoit une multiplication par quatre de la capacité aéroportuaire nationale à travers l’extension des infrastructures existantes et la mise en place de nouveaux aéroports. «Le développement de ces infrastructures à Casablanca, Rabat et à Marrakech nous permettra de disposer de véritables aero-cities avec tous les services connexes et d’autres développements à caractère touristique et logistique», affirme Rabbah. Après Marrakech qui devra accueillir son nouvel aéroport à partir de 2025, la ville de Dakhla aura également son hub aérien. «Ce projet d’infrastructure aéroportuaire devra compléter le hub portuaire de la ville. Ce qui permettra au Maroc d’offrir à l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale un véritable hub logistique complet», souligne Rabbah.

Le ministre met, par ailleurs, en avant le code de l’aviation civile adopté récemment par les deux chambres du Parlement. «Ce texte de loi offre une visibilité en ce qui concerne le processus de prise de décision, la sécurité aérienne, la qualité des services et le partenariat public-privé dans le secteur. Au-delà de tout cela, le nouveau code donne la possibilité de réviser ce qu’on appelle l’espace aérien», explique Rabbah. Concrètement, la capacité de l’espace aérien marocain devra être multipliée par deux dans les années à venir. Objectif, capter plus de trafic dans l’espace aérien national. Il s’agit aussi d’optimiser les lignes. Ce qui aura un impact positif sur l’ensemble du secteur du transport aérien et son écosystème. 





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