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La FGD veut barrer la route au candidat du PJD à Tétouan

Après l’invalidation, par la Cour constitutionnelle de l’élection de plusieurs députés à la Chambre des représentants, le temps est aux élections partielles. Dans la circonscription de Tétouan, le ministère de l’Intérieur a prévu l’organisation du nouveau scrutin le 14 septembre. Deux partis politiques seulement ont décidé de retenter leur chance pour obtenir le siège vacant. Il s’agit du Parti de la justice et du développement (PJD) et de la Fédération de la gauche démocratique (FGD).

La FGD veut barrer la route au candidat du PJD à Tétouan

C’est parti pour une nouvelle campagne électorale dans la circonscription de Tétouan. Cette fois, c’est dans le cadre des élections partielles que les candidats vont s’affronter pour l’obtention du seul siège vacant de cette zone après la décision de la Cour constitutionnelle datant du 6 juin dernier et qui avait invalidé l’élection du candidat du Parti de la justice et du développement (PJD), Mohamed Idaamar. Ce dernier est d’ailleurs l’un des deux candidats en lice. Il espère récupérer son siège à la première Chambre. Mais pour y arriver, il va devoir battre la représentante de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), Fatima Lamghari, candidate malheureuse lors des législatives du 7 octobre dernier et qui n’avait obtenu que 2.478 voix contre plus de 20.000 pour son concurrent. De leur côté, les partis de la majorité gouvernementale n’ont pas présenté de candidats contre leur allié du PJD.

Toutefois, aucun de ces partis n’a publié de communiqué, pour le moment, pour appeler au soutien de Mohamed Idaamar contre la candidate de l’opposition. Mais le Parti authenticité et modernité (PAM) vient de publier un communiqué assurant qu’il ne comptait pas présenter de candidat pour ces élections. Affirmant qu’il laissait le choix à ses sympathisants pour voter pour la candidate de l’opposition ou pour s’abstenir, le plus grand parti de l’opposition a souligné qu’il accordait une importance majeure au renouvellement du conseil communal de la ville de Martil, ce qui l’a empêché d’entamer cette course pour l’obtention d’un nouveau siège à la Chambre des représentants. Pour rappel, l’invalidation du siège de Tétouan sur décision de la Cour constitutionnelle avait été justifiée par l’utilisation par le candidat du PJD des moyens de la commune qu’il présidait lors de sa campagne électorale. Selon les explications de la Cour, ces faits remontent au 30 septembre lorsque le représentant du parti de la lampe a eu recours aux véhicules de la commune ainsi qu’à certains de ses salariés pour l’aménagement d’une scène en plein air pour ses speechs de campagne.

Dans sa décision, la Cour explique que l’article 37 de la loi organique de la Chambre des représentants interdit, entre autres, l’utilisation des moyens des collectivités territoriales lors des campagnes électorales. L’article 44 de la même loi prévoit une peine de deux à cinq années de prison ainsi qu’une amende allant jusqu’à 100.000 dirhams pour les personnes utilisant les moyens des collectivités à des fins électorales, toujours selon le texte de la décision rendue par la Cour. 

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