Nadia Ouiddar
06 Avril 2026
À 09:45
Jeune militante,
Fatna El Bouih est arrêtée, emprisonnée et enfermée sous le nom de
«Rachid» – un prénom masculin qui lui est imposé pour effacer son identité.
Des décennies plus tard, à 67 ans, elle livre un témoignage intime sur son quotidien et son combat pour la dignité et la
justice sociale.
Le public marocain a rendez-vous, dès ce mardi 31 mars 2026 sur 2M, avec « K1 », une nouvelle série policière marocaine qui s’aventure dans un registre encore peu exploré à la télévision nationale. À travers le quotidien d’une unité spéciale de la police judiciaire, la fiction déroule des enquêtes lourdes, entre crime organisé, tensions internes et lignes morales brouillées. Portée notamment par Rachid El Ouali, Fatima Zahra Jaouhary, Sara Perles et Driss Roukh, « K1 » s’inscrit dans une dynamique de renouvellement, où le polar devient aussi un terrain d’exploration des failles humaines.
Le documentaire suit Fatna aujourd’hui, au cœur de ses engagements : accompagnement de femmes survivantes de la prison syrienne de Saidnaya, défense des droits des détenues, organisation d’un Festival de cinéma destiné aux mineurs incarcérés. À travers ses déplacements dans Casablanca, le film révèle une femme dont le combat n’a jamais cessé, malgré les blessures profondes du passé.
L’une des grandes forces du film réside dans son usage méticuleux d’archives, restaurées notamment par la Cinémathèque marocaine. Ces images, mêlées à des prises de vues contemporaines, créent un pont sensible entre l’histoire collective du
Maroc et le parcours personnel de Fatna. La voix off – écrite par Fatna elle-même avec Hélène Harder – tisse un récit empreint de lucidité, de douleur, mais aussi d’espérance.
Coproduit par «2M» avec
Abel Aflam, Wendigo Films, White Boat Pictures et Monkay Productions, le film s’impose comme un témoignage essentiel, destiné à inspirer les générations futures et à éclairer les résistances individuelles ayant contribué à l’évolution de la société marocaine.