Économie

Avocat : la production marocaine attendue à 180.000 tonnes

Après une campagne marquée par un recul, la filière marocaine de l’avocat s’achemine vers une nette reprise de sa production. Les volumes pourraient atteindre quelque 180.000 tonnes cette saison, dont au moins 125.000 à 130.000 tonnes destinées à l’export, à la faveur notamment de conditions météorologiques plus propices dans la plupart des bassins de production et de l’entrée en production de nouvelles superficies.

23 Septembre 2026 À 10:30

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Les perspectives s’améliorent pour la production marocaine d’avocats. Les premiers échos en provenance des producteurs font état d’une reprise de la récolte nationale après une campagne en baisse, même si les opérateurs restent prudents lorsqu’il s’agit d’avancer des chiffres.

« Sur la base de l’étude des principales régions productrices d’avocats, de l’augmentation des superficies arrivées désormais à maturité et des conditions météorologiques, je peux affirmer avec confiance que la reprise du secteur est désormais acquise », affirme Ahmed Bouljid, exportateur de produits frais, dans une déclaration à la plateforme spécialisée FreshPlaza.

L’exportateur table ainsi sur des volumes supérieurs à ceux d’une campagne moyenne. « La production marocaine devrait dépasser le niveau d’une saison moyenne et s’établir autour de 180.000 tonnes, dont au moins 125.000 à 130.000 tonnes seront exportées tout au long de la prochaine campagne », prévoit-il.

Bouljid relève également une augmentation de la taille des fruits cette année. Selon ses estimations, les calibres 12 et 14 devraient représenter environ 10% de la récolte, contre 35 à 40% pour les calibres 16 et 18 et 20 à 25% pour le calibre 20. Le reste de la production serait constitué de calibres plus petits.

De nouvelles superficies productives soutiennent le rebond de la récolte

Cette reprise attendue s’expliquerait en partie par de meilleures conditions météorologiques dans la majorité des zones de production. « La météo a été du côté des producteurs cette saison, avec de bonnes précipitations jusqu’en mars et des températures modérées pendant les étapes critiques du développement des fruits. Le stress hydrique n’a pas été un problème cette saison dans la plupart des régions productrices », indique Ahmed Bouljid.

La situation reste toutefois contrastée selon les zones de production. Dans le Gharb, les secteurs les plus éloignés du littoral atlantique ont subi des pertes sous l’effet des vagues de chaleur estivales. La région voit néanmoins son potentiel de production progresser avec l’arrivée à maturité de nouvelles plantations. « Il s’agit principalement des zones les plus éloignées de la côte atlantique. Cependant, la région dans son ensemble est également à l’origine d’une forte augmentation des superficies plantées, les jeunes plants qui y ont été plantés il y a trois à quatre ans ayant désormais commencé à produire », précise l’exportateur.

Export : une forte dynamique attendue en novembre et décembre

Sur le front des exportations, les volumes marocains devraient connaître un mouvement soutenu en novembre et décembre. La suite de la campagne demeure en revanche plus incertaine, particulièrement à partir de janvier, période durant laquelle la pression concurrentielle devrait s’intensifier.

« Nous ne savons pas comment la campagne d’exportation évoluera au-delà de janvier, compte tenu de la forte concurrence durant cette période », souligne Ahmed Bouljid.

Si les prévisions avancées se confirment, la campagne marquerait ainsi un net redressement des volumes après le recul de la saison précédente. L’évolution effective des exportations au-delà de janvier constituera toutefois l’un des principaux éléments à surveiller pour la suite de la campagne.
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