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Mercredi 04 Novembre 2026
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Climat des affaires : la CGEM plaide pour une réforme des autorisations administratives

Remplacer certaines autorisations administratives préalables par des cahiers des charges pourrait marquer un tournant dans les relations entre l’administration et les entreprises. Cette évolution a été au cœur des échanges entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le ministère de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’Administration. Les discussions ont également porté sur l’ouverture des données publiques, le développement des compétences en intelligence artificielle et le soutien aux startups. Les deux parties ont convenu d’engager plusieurs chantiers communs à court terme.

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La simplification administrative pourrait franchir une nouvelle étape dans le cadre du dialogue entre le secteur privé et les pouvoirs publics. Lors d’une séance de travail tenue le 3 novembre 2026 à Casablanca, le président de la CGEM, Mehdi Tazi, et le ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’Administration, Ahmed Rahhou, ont examiné plusieurs pistes destinées à améliorer le climat des affaires et à renforcer la compétitivité de l’économie marocaine.

Au centre des discussions figure la nécessité de revoir en profondeur les démarches imposées aux entreprises. Selon la CGEM, la complexité de certaines procédures administratives continue de constituer un frein majeur à l’investissement et au développement des activités économiques.



L’une des pistes évoquées consiste à envisager, pour certaines activités, le remplacement des régimes d’autorisation préalable par des cahiers des charges clairement définis. Une évolution qui permettrait de privilégier le respect d’exigences préétablies plutôt que l’obtention systématique d’une autorisation avant le démarrage d’une activité.

Les échanges ont également mis en évidence la nécessité d’aller au-delà de la simple dématérialisation des formalités. Pour la CGEM, la transformation numérique de l’administration doit s’accompagner d’une refonte des procédures elles-mêmes, afin de les rendre plus simples, plus rapides et plus intuitives pour les investisseurs et les entreprises.

Autre priorité abordée lors de cette rencontre : l’ouverture et la valorisation des données, notamment celles détenues par les organismes publics. L’objectif évoqué est de permettre aux entreprises et aux startups d’exploiter davantage ces ressources pour développer de nouveaux services et des solutions innovantes. Cette orientation s’inscrit dans les discussions sur le renforcement de l’écosystème numérique national et sur les moyens de favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques.

La place du Maroc dans la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle a également été examinée. Les discussions ont notamment porté sur le développement à grande échelle des compétences nécessaires à cette transformation technologique. L’adaptation des cursus de formation, aussi bien dans l’enseignement public que privé, aux besoins des entreprises a été identifiée parmi les priorités.

L’enjeu est de mieux articuler les dispositifs de formation avec les compétences recherchées par les acteurs économiques, dans un contexte où l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour la transformation des entreprises.

Le soutien aux startups a constitué un autre volet de la séance de travail. Les deux parties ont souligné la nécessité de disposer d’une définition opérationnelle partagée de la startup. Cette clarification est notamment envisagée pour faciliter la mise en œuvre des dispositifs publics de soutien, qu’il s’agisse des mécanismes d’accompagnement ou des conditions d’accès à la commande publique. Aucune définition commune n’a toutefois été annoncée à l’issue de cette rencontre.

La séance de travail s’est déroulée en présence de plusieurs responsables de la CGEM, dont Reda Lahmini, président de la Commission Attractivité et Climat des Affaires, Mohamed Benouda, président de la Commission Intelligence artificielle et Transformation de l’Économie, Hassan Belkhayat, président de la Commission Études et Intelligence économique, et Hamza Rkha, président de la Commission Accélération des Startups. Samia Terhzaz, directrice générale déléguée de la Confédération, a également pris part aux échanges.

À l’issue de la rencontre, la CGEM et le ministère ont convenu d’engager, à court terme, plusieurs chantiers conjoints autour des priorités identifiées, avec pour objectifs d’accélérer l’investissement, d’améliorer la compétitivité et de stimuler l’innovation.
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