LE MATIN
29 Juin 2026
À 11:30
"Notre partenariat connaît aujourd’hui une nette accélération. Sur les cinq dernières années, le Groupe de la
BEI a triplé ses financements au
Maroc. Pour cette année, nous visons plus de 700 millions d'euros d'investissements", a dit Mme
Nadia Calviño dans une interview accordée à la MAP, à l'occasion de sa première visite au Maroc en tant que présidente de la BEI.
La BEI, qui a commencé ses opérations au Maroc en 1979, a investi plus de 12 milliards d'euros dans plusieurs domaines, dont la
sécurité énergétique, l'
innovation et l'
éducation, a-t-elle rappelé, citant à titre d’exemple des investissements dans des projets phares tels que le port de
Tanger Med, le complexe solaire de
Ouarzazate ou l’
Université euro-méditerranéenne de Fès ou encore le câble sous-marin de
fibre optique Medusa.
"Cette dynamique reflète un alignement fort entre nos priorités communes, qu'il s'agisse d'infrastructures plus résilientes en modernisant les réseaux de
transport, d'appui au secteur privé ou encore d'é
ducation et de
scolarisation rurale, en particulier des jeunes filles", a détaillé Mme Calviño.
D'après elle, la Banque propulse les priorités UE (
Union européenne) - Maroc grâce à sa capacité unique à combiner prêts, assistance technique et instruments européens (subventions et garanties) afin de transformer les ambitions politiques en projets concrets qui bénéficient directement aux citoyens et aux entreprises.
Par ailleurs, Mme Calviño a fait savoir qu'en 2027, la
BEI prendra la présidence des banques multilatérales de développement. "Dans ce contexte, nous voulons précisément mettre l'accent sur l'importance de partenariats gagnant-gagnant, comme celui que nous avons construit avec le Maroc. Ce type de coopération, fondé sur la confiance, l’alignement des priorités et des résultats concrets, constitue une base solide pour notre action future", a-t-elle fait valoir.
Pour la Banque, l’enjeu est d’aller plus loin, plus vite, avec l’objectif d’accompagner la transformation du Maroc pour changer d’échelle, en reliant
transition énergétique, compétitivité industrielle, appui au secteur privé, résilience des réseaux et intégration économique avec l’
Europe, a conclu Mme Calviño.