Économie

Fruits rouges : le Maroc mise sur le nord pour relancer sa saison des myrtilles

Touchée par les caprices de la météo, la filière des fruits rouges rebondit dans le nord du pays où les premiers récoltants de myrtilles enregistrent des volumes encourageants. Les producteurs privilégient pour l’instant un marché intérieur plus attractif que l’export, en attendant une montée en puissance dans les semaines à venir.

15 Janvier 2026 À 11:52

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La campagne des myrtilles a démarré dans le nord du Maroc, avec quelques semaines de retard par rapport à l’année précédente. Une situation désormais récurrente pour la filière, en raison d’un climat de plus en plus imprévisible. « Cette année encore, le froid a retardé la maturation des fruits. À Agadir, les producteurs n’ont pas atteint les tonnages espérés. Mais dans le nord, la situation est plus favorable », indique Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges.



Selon lui, les premiers volumes récoltés dans la région de Larache laissent entrevoir une saison prometteuse. L’augmentation des superficies plantées et la maturité des cultures devraient permettre d’obtenir une production supérieure à celle de l’an dernier. « Le froid a bien sûr un impact sur le taux de sucre (brix) et la coloration de certaines variétés, mais globalement, les calibres respectent les standards, notamment grâce au choix de variétés plus grosses adopté par de nombreux producteurs », précise-t-il.

Autre élément marquant de ce début de saison : l’orientation des premières ventes vers le marché local. En effet, les prix proposés sur le territoire marocain se sont révélés plus intéressants que ceux du marché européen, encore saturé. « Les coûts d’exportation restent élevés en début de saison. Il était donc plus avantageux de commercialiser localement. Mais cela changera à mesure que les volumes augmentent et que la demande en Europe se renforce », explique Amine Bennani.

Sauf aléa climatique majeur, le pic de production est attendu pour le mois d’avril. Une échéance stratégique pour la filière, qui continue de se structurer et d’adapter ses variétés aux nouvelles réalités climatiques.
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