La baisse est particulièrement visible sur la pomme de terre. Les variétés non lavées, blanches et rouges, s’échangent désormais entre 1,80 et 3,80 dirhams le kilogramme, des niveaux également observés pour la pomme de terre lavée, après plusieurs semaines de prix plus élevés. Cette évolution s’explique par l’abondance de la production locale et par de meilleures conditions de récolte et de commercialisation, après une période marquée par des perturbations climatiques.
Même tendance pour la carotte, dont les prix oscillent actuellement entre 2 et 4 dirhams le kilogramme. Un niveau jugé relativement confortable pour les ménages, s’agissant d’un légume très présent dans le panier alimentaire. Ce repli reflète une régularité accrue de l’approvisionnement et une augmentation des volumes arrivant au marché de gros.
Du côté des agrumes, le recul est également marqué. Les principales variétés d’orange — Amlil, Ortanik, Salisian et orange rouge — se vendent entre 3,5 et 6 dirhams le kilogramme, tandis que l’orange Navel avec feuilles est proposée entre 3 et 4,8 dirhams. Cette baisse intervient au cœur de la pleine saison agricole des agrumes, caractérisée par une forte offre nationale qui exerce une pression à la baisse sur les prix.
À l’inverse, les prix d’autres légumes, comme la tomate, la courgette ou l’oignon, se maintiennent à des niveaux intermédiaires, sans variations notables. Certaines fruits importés continuent, en revanche, d’afficher des tarifs élevés, en raison des coûts d’importation, tandis que l’avocat local a connu une remontée rapide, atteignant 23 dirhams le kilogramme en gros, après une baisse observée quelques jours plus tôt.
Pour Mohamed Zahidi, président de l’Association des producteurs de pommes de terre au Maroc, cette baisse des prix s’explique principalement par l’entrée simultanée en période de récolte de plusieurs bassins de production, notamment Casablanca-Settat, Kénitra, le Gharb, le Loukkos, Meknès et la région de Berkane à l’est du Royaume. Mais si cette situation profite au consommateur, elle place le secteur dans une zone de tension. « Les prix à la ferme tournent autour de 2 dirhams le kilogramme, ce qui, malgré son effet positif sur le marché, fait entrer la filière dans une logique de pertes », alerte-t-il, rappelant, à Assahra Al Maghribia, que le coût d’investissement par hectare avoisine les 100.000 dirhams, en raison du renchérissement des intrants, de la main-d’œuvre et de l’absence de soutien spécifique.
A noter que le Maroc produit chaque année plus de deux millions de tonnes de pommes de terre, couvrant largement la demande nationale. Une partie de cette production est destinée à l’exportation vers les pays d’Afrique subsaharienne, d’où l’appel des professionnels à encourager les exportations et à ouvrir de nouveaux débouchés afin d’absorber les excédents et d’atténuer l’impact de cette baisse sur les revenus des agriculteurs.
Pour Riyad Ouhitita, expert du secteur agricole, la situation actuelle est avant tout conjoncturelle. Il rappelle que les légumes produits sous terre, comme la pomme de terre et la carotte, avaient connu des hausses significatives il y a encore une semaine. « L’amélioration récente des conditions météorologiques a facilité l’accès aux exploitations agricoles, ce qui a permis d’accélérer les récoltes et d’augmenter l’offre », explique-t-il, attribuant directement la détente des prix à ce facteur climatique.
Globalement, ces évolutions traduisent un léger desserrement de la pression sur les prix de plusieurs produits de base, susceptible d’améliorer, à court terme, le pouvoir d’achat des ménages. Elles posent toutefois la question de l’équilibre économique des filières agricoles, à l’heure où la volatilité des prix continue de fragiliser producteurs et exploitations, dans l’attente des prochaines évolutions du marché.
Même tendance pour la carotte, dont les prix oscillent actuellement entre 2 et 4 dirhams le kilogramme. Un niveau jugé relativement confortable pour les ménages, s’agissant d’un légume très présent dans le panier alimentaire. Ce repli reflète une régularité accrue de l’approvisionnement et une augmentation des volumes arrivant au marché de gros.
Du côté des agrumes, le recul est également marqué. Les principales variétés d’orange — Amlil, Ortanik, Salisian et orange rouge — se vendent entre 3,5 et 6 dirhams le kilogramme, tandis que l’orange Navel avec feuilles est proposée entre 3 et 4,8 dirhams. Cette baisse intervient au cœur de la pleine saison agricole des agrumes, caractérisée par une forte offre nationale qui exerce une pression à la baisse sur les prix.
À l’inverse, les prix d’autres légumes, comme la tomate, la courgette ou l’oignon, se maintiennent à des niveaux intermédiaires, sans variations notables. Certaines fruits importés continuent, en revanche, d’afficher des tarifs élevés, en raison des coûts d’importation, tandis que l’avocat local a connu une remontée rapide, atteignant 23 dirhams le kilogramme en gros, après une baisse observée quelques jours plus tôt.
Pour Mohamed Zahidi, président de l’Association des producteurs de pommes de terre au Maroc, cette baisse des prix s’explique principalement par l’entrée simultanée en période de récolte de plusieurs bassins de production, notamment Casablanca-Settat, Kénitra, le Gharb, le Loukkos, Meknès et la région de Berkane à l’est du Royaume. Mais si cette situation profite au consommateur, elle place le secteur dans une zone de tension. « Les prix à la ferme tournent autour de 2 dirhams le kilogramme, ce qui, malgré son effet positif sur le marché, fait entrer la filière dans une logique de pertes », alerte-t-il, rappelant, à Assahra Al Maghribia, que le coût d’investissement par hectare avoisine les 100.000 dirhams, en raison du renchérissement des intrants, de la main-d’œuvre et de l’absence de soutien spécifique.
A noter que le Maroc produit chaque année plus de deux millions de tonnes de pommes de terre, couvrant largement la demande nationale. Une partie de cette production est destinée à l’exportation vers les pays d’Afrique subsaharienne, d’où l’appel des professionnels à encourager les exportations et à ouvrir de nouveaux débouchés afin d’absorber les excédents et d’atténuer l’impact de cette baisse sur les revenus des agriculteurs.
Pour Riyad Ouhitita, expert du secteur agricole, la situation actuelle est avant tout conjoncturelle. Il rappelle que les légumes produits sous terre, comme la pomme de terre et la carotte, avaient connu des hausses significatives il y a encore une semaine. « L’amélioration récente des conditions météorologiques a facilité l’accès aux exploitations agricoles, ce qui a permis d’accélérer les récoltes et d’augmenter l’offre », explique-t-il, attribuant directement la détente des prix à ce facteur climatique.
Globalement, ces évolutions traduisent un léger desserrement de la pression sur les prix de plusieurs produits de base, susceptible d’améliorer, à court terme, le pouvoir d’achat des ménages. Elles posent toutefois la question de l’équilibre économique des filières agricoles, à l’heure où la volatilité des prix continue de fragiliser producteurs et exploitations, dans l’attente des prochaines évolutions du marché.
