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L'Association de coordination des familles et amis des victimes de Gdim Izik se constitue partie civile

«Se constituer partie civile afin d’informer le tribunal des souffrances des familles des victimes et présenter leurs revendications légitimes». Tel est l’objectif de l'Association de coordination des familles et amis des victimes de Gdim Izik, créée vendredi dernier.

L'Association de coordination des familles et amis des victimes de Gdim Izik se constitue partie civile
Six ans après le drame, les familles des victimes toujours inconsolables.

Le 8 novembre 2010, dans la banlieue de la ville de Laâyoune, onze éléments des forces de l’ordre sont sauvagement assassinés lors du démantèlement du camp Gdim Izik. Six ans après ce crime inqualifiable, la douleur des familles et des proches est toujours vive. Ils veulent que justice soit faite et que le calvaire qu’ils endurent soit connu. Dans ce cadre, l’Association de coordination des familles et amis des victimes de Gdim Izik a vu le jour vendredi dernier à l’occasion de la Journée internationale des droits de l'Homme, célébrée le 10 décembre de chaque année.

Selon le président de cette association, Mohamed Atartour, le but est de pouvoir se constituer partie civile, après la décision de la Cour de cassation de transférer le dossier des poursuivis dans l’affaire d’assassinat de onze éléments des forces de l’ordre en 2010 près de Laâyoune à la Cour d’appel. Il s’agit donc de tenir le tribunal informé de la souffrance des familles des victimes et de présenter leurs revendications légitimes au sujet de cette affaire, a indiqué M. Atartour dans une déclaration à la Chaine Al Aoula, diffusée lors du journal télévisé de samedi soir.
Lors du procès militaire, les familles des victimes ne s’étaient pas constituées partie civile, au vu des lois régissant le tribunal militaire et du fait que la plaidoirie revient au procureur général, «ce qui a rendu la voix des familles des victimes inaudible et la souffrance réelle méconnue, bien que la justice ait été rendue», a-t-il indiqué. Il a également souligné que l’équité est importante pour «la quiétude des familles et des martyrs qui ont sacrifié leurs vies pour défendre la cause nationale», ajoutant que cette même équité revient à clore définitivement ce dossier et à ériger une stèle commémorative sur les lieux où leurs enfants ont rendu l’âme pour que leurs sacrifices ne tombent pas dans l’oubli.

Pour sa part, Mohamed Aït Alla, trésorier de l’Association des familles des victimes de Gdim Izik et père du martyr Walid Aït Alla, affirme que cette Association joue le rôle de coordination, particulièrement après les nouveautés ayant ponctué ce dossier suite au transfert des suspects poursuivis dans cette affaire à la Cour d’appel en vue de leur comparution devant le tribunal le 26 décembre. Mme Aïcha, mère du martyr Anas Belhouari, est, quant à elle, revenue sur sa souffrance et celle de sa famille après le décès de son fils lors de ces incidents, tout en appelant à ce que justice soit faite et que les criminels répondent de leurs actes. «Psychiquement, rien n’a changé, la souffrance est toujours là», a de son côté lancé Miloud Belhouari, père du martyr Anas Belhouari. 

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