Une rencontre d'autant plus opportune que le contexte mondial est marqué par le lancement d'importantes réformes initiées, au niveau de nombreux États, à l'échelle des finances publiques. Au demeurant, des réformes à travers lesquelles la mise en place du «contrôle interne» n'est pas seulement recommandée mais fortement préconisée.
Le séminaire a représenté une occasion pour les responsables des services du Trésor de plusieurs pays de dialoguer entre eux et d'échanger leur savoir-faire avec des experts internationaux et des universitaires sur une question qui est actuellement au cœur des réformes nationales. Une démarche qui, faut-il le rappeler, entend instaurer, dans un climat empreint de confiance, de transparence et de performance, un système financier et une comptabilité publique moderne et fiable.
Des représentants des pays membres (Turquie, Slovénie, France, …), des comptables publics, des juges financiers et des experts de renommée ont ainsi eu à livrer leurs expériences. Les concertations entre les uns et les autres devant permettre à la TGR de s'y inspirer pour trouver sa formule de contrôle interne idéale. «Le renforcement des dispositifs de maîtrise des risques financiers et comptables constitue une préoccupation majeure des entreprises et des entités publiques», a expliqué Nathalie Morin, chef de service de la Fonction comptable de l 'État français.
Pour elle, le renforcement du contrôle interne est au cœur de la réforme comptable. «La qualité des comptes dépend de la qualité globale des processus», a-t-elle avancé. Pour Nata_a Prah, de la direction du Budget de la République de Slovénie, «le controle interne et la maitrise du risque ne se rapportent pas seulement aux aspects financiers et comptables mais plus largement à tous les process, les procédures et les états financiers».
Somme toute, les services du Trésor ne peuvent se limiter au contrôle classique de leurs interventions. Ils doivent, comme il est préconisé dans la plupart des réformes engagées par différents pays, en examiner l'économie, l'efficience et l'efficacité. Ils doivent aussi adopter progressivement d'autres approches de contrôle répondant plus étroitement à l'objectif de maîtrise du risque.
Il en est ainsi de l'examen des mécanismes d'exécution des dépenses publiques et de collecte des créances. Il pourrait en être de même pour l'appréciation de la fiabilité et de la qualité des comptes qui répond à la double exigence de sécurité financière et de transparence à l'égard des décideurs et des citoyens.
Dans ce cadre, la mission de contrôle et la démarche de prévention des risques semblent indissociables quoique distinctes comme en témoignent les dernières réformes initiées à l'échelle de certains pays tels la France et le Maroc.
La gestion en question
L'examen de la gestion permet d'analyser les zones de risque, d'en dresser la nomenclature et ainsi de fournir des outils fiables aux responsables des services du Trésor pour que les risques soient détectés en amont. Le débat escompté de ce séminaire a montré que la sécurité et la gestion de risques constituent une exigence et une mission partagée entre les différents services du Trésor notamment comptables. Les participants à la rencontre de Marrakech ont également estimé nécessaire de faire de la comptabilité un support d'information, un outil de gestion et de contrôle interne au service des citoyens, des pouvoirs publics et de l'administration.
Le séminaire a représenté une occasion pour les responsables des services du Trésor de plusieurs pays de dialoguer entre eux et d'échanger leur savoir-faire avec des experts internationaux et des universitaires sur une question qui est actuellement au cœur des réformes nationales. Une démarche qui, faut-il le rappeler, entend instaurer, dans un climat empreint de confiance, de transparence et de performance, un système financier et une comptabilité publique moderne et fiable.
Des représentants des pays membres (Turquie, Slovénie, France, …), des comptables publics, des juges financiers et des experts de renommée ont ainsi eu à livrer leurs expériences. Les concertations entre les uns et les autres devant permettre à la TGR de s'y inspirer pour trouver sa formule de contrôle interne idéale. «Le renforcement des dispositifs de maîtrise des risques financiers et comptables constitue une préoccupation majeure des entreprises et des entités publiques», a expliqué Nathalie Morin, chef de service de la Fonction comptable de l 'État français.
Pour elle, le renforcement du contrôle interne est au cœur de la réforme comptable. «La qualité des comptes dépend de la qualité globale des processus», a-t-elle avancé. Pour Nata_a Prah, de la direction du Budget de la République de Slovénie, «le controle interne et la maitrise du risque ne se rapportent pas seulement aux aspects financiers et comptables mais plus largement à tous les process, les procédures et les états financiers».
Somme toute, les services du Trésor ne peuvent se limiter au contrôle classique de leurs interventions. Ils doivent, comme il est préconisé dans la plupart des réformes engagées par différents pays, en examiner l'économie, l'efficience et l'efficacité. Ils doivent aussi adopter progressivement d'autres approches de contrôle répondant plus étroitement à l'objectif de maîtrise du risque.
Il en est ainsi de l'examen des mécanismes d'exécution des dépenses publiques et de collecte des créances. Il pourrait en être de même pour l'appréciation de la fiabilité et de la qualité des comptes qui répond à la double exigence de sécurité financière et de transparence à l'égard des décideurs et des citoyens.
Dans ce cadre, la mission de contrôle et la démarche de prévention des risques semblent indissociables quoique distinctes comme en témoignent les dernières réformes initiées à l'échelle de certains pays tels la France et le Maroc.
La gestion en question
L'examen de la gestion permet d'analyser les zones de risque, d'en dresser la nomenclature et ainsi de fournir des outils fiables aux responsables des services du Trésor pour que les risques soient détectés en amont. Le débat escompté de ce séminaire a montré que la sécurité et la gestion de risques constituent une exigence et une mission partagée entre les différents services du Trésor notamment comptables. Les participants à la rencontre de Marrakech ont également estimé nécessaire de faire de la comptabilité un support d'information, un outil de gestion et de contrôle interne au service des citoyens, des pouvoirs publics et de l'administration.
