Pour clôturer la quatrième édition du «Book Club Le Matin» organisée en marge du Salon international de l’édition et du livre (SIEL) 2026, Asma Lamrabet a offert au public une rencontre dense et engagée autour des grands défis intellectuels et spirituels du monde contemporain. À travers son dernier ouvrage, «L’éthique oubliée du Coran», l’auteure poursuit son travail de relecture critique et humaniste des textes religieux, après plusieurs essais consacrés aux femmes, aux libertés fondamentales et à la pensée réformiste musulmane.
Dès les premières minutes de l’échange, Asma Lamrabet a posé le constat qui traverse l’ensemble de son livre : le monde actuel vit une profonde crise éthique. Accélération du temps, domination technologique, consumérisme, perte de sens ou encore instrumentalisation des religions nourrissent, selon elle, un malaise global qui impose de repenser la place de l’éthique dans les sociétés contemporaines.
Pour l’essayiste marocaine, l’éthique ne doit pas être cantonnée au domaine religieux mais irriguer tous les champs de la vie: politique, économie, culture ou spiritualité. Elle critique ainsi une lecture de l’islam devenue essentiellement légaliste et ritualiste, centrée sur le halal et le haram, au détriment des finalités profondes du texte coranique. «Tout le texte coranique est fondamentalement un texte éthique», affirme-t-elle, regrettant que cette dimension ait progressivement disparu des sciences islamiques classiques.
Au fil de la discussion, Asma Lamrabet est revenue sur plusieurs notions centrales de son ouvrage : le «Tawhid» comme principe de libération intérieure, la justice (‘adl), la raison (‘aql), les bonnes œuvres (‘amal salih) ou encore la Rahma, terme qu’elle refuse de réduire à la seule notion de miséricorde tant il englobe compassion, empathie, amour et dignité humaine. Pour elle, cette Rahma constitue l’essence même du message spirituel du Coran.
L’auteure a également insisté sur l’importance d’une approche historico-critique et contextualisée des textes religieux afin d’éviter les lectures figées et littéralistes. Elle défend une interprétation capable de distinguer les réalités historiques des principes universels et intemporels portés par le Coran.
S’appuyant sur des penseurs tels que Mohammed Arkoun, Mohammed Abed Al-Jabri, Mohammed Iqbal ou encore Taha Abderrahmane, Asma Lamrabet plaide pour une renaissance intellectuelle musulmane fondée sur la pensée critique, l’altérité et la quête de sens. Elle estime que le renouveau du discours religieux passe nécessairement par une réhabilitation de l’éthique comme science à part entière.
Au-delà du champ religieux, la rencontre a également permis d’interroger les mutations des sociétés contemporaines face aux défis de l’intelligence artificielle, du numérique et de la perte des repères collectifs. Pour Asma Lamrabet, l’urgence aujourd’hui est éducative : transmettre aux nouvelles générations une culture éthique capable de réconcilier spiritualité, liberté et responsabilité.
Dès les premières minutes de l’échange, Asma Lamrabet a posé le constat qui traverse l’ensemble de son livre : le monde actuel vit une profonde crise éthique. Accélération du temps, domination technologique, consumérisme, perte de sens ou encore instrumentalisation des religions nourrissent, selon elle, un malaise global qui impose de repenser la place de l’éthique dans les sociétés contemporaines.
Pour l’essayiste marocaine, l’éthique ne doit pas être cantonnée au domaine religieux mais irriguer tous les champs de la vie: politique, économie, culture ou spiritualité. Elle critique ainsi une lecture de l’islam devenue essentiellement légaliste et ritualiste, centrée sur le halal et le haram, au détriment des finalités profondes du texte coranique. «Tout le texte coranique est fondamentalement un texte éthique», affirme-t-elle, regrettant que cette dimension ait progressivement disparu des sciences islamiques classiques.
Au fil de la discussion, Asma Lamrabet est revenue sur plusieurs notions centrales de son ouvrage : le «Tawhid» comme principe de libération intérieure, la justice (‘adl), la raison (‘aql), les bonnes œuvres (‘amal salih) ou encore la Rahma, terme qu’elle refuse de réduire à la seule notion de miséricorde tant il englobe compassion, empathie, amour et dignité humaine. Pour elle, cette Rahma constitue l’essence même du message spirituel du Coran.
L’auteure a également insisté sur l’importance d’une approche historico-critique et contextualisée des textes religieux afin d’éviter les lectures figées et littéralistes. Elle défend une interprétation capable de distinguer les réalités historiques des principes universels et intemporels portés par le Coran.
S’appuyant sur des penseurs tels que Mohammed Arkoun, Mohammed Abed Al-Jabri, Mohammed Iqbal ou encore Taha Abderrahmane, Asma Lamrabet plaide pour une renaissance intellectuelle musulmane fondée sur la pensée critique, l’altérité et la quête de sens. Elle estime que le renouveau du discours religieux passe nécessairement par une réhabilitation de l’éthique comme science à part entière.
Au-delà du champ religieux, la rencontre a également permis d’interroger les mutations des sociétés contemporaines face aux défis de l’intelligence artificielle, du numérique et de la perte des repères collectifs. Pour Asma Lamrabet, l’urgence aujourd’hui est éducative : transmettre aux nouvelles générations une culture éthique capable de réconcilier spiritualité, liberté et responsabilité.
