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Mardi 22 Septembre 2026
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Biennale des arts islamiques : une nouvelle équipe curatoriale pour l’édition 2027

La troisième édition de la Biennale des arts islamiques se tiendra à partir du 1er novembre 2027 à Djeddah, avec une équipe curatoriale internationale réunissant spécialistes de l’art islamique, de l’art contemporain, de l’architecture et des échanges culturels.

La Biennale des arts islamiques prépare sa troisième édition. Organisé par la Diriyah Biennale Foundation, l’événement ouvrira ses portes le 1er novembre 2027 au Western Hajj Terminal de l’aéroport international Roi-Abdelaziz de Djeddah, site emblématique conçu par l’architecte Gordon Bunshaft et récompensé par le Prix Aga Khan d’architecture.

Pour cette nouvelle édition, la direction curatoriale réunira quatre personnalités aux parcours complémentaires : Nada Raza, William Robinson, Alain Fouad George et Idries Trevathan. Leur mission sera notamment de développer plusieurs récits autour des arts des sociétés islamiques, en faisant dialoguer patrimoine, recherche, créations contemporaines et formes de transmission.

Quatre regards sur les arts islamiques

Directrice de l’Alserkal Arts Foundation à Dubaï, Nada Raza travaille notamment sur les circulations culturelles entre l’océan Indien, la péninsule Arabique et l’Asie du Sud. Son parcours comprend également des expériences à la Tate Modern et au Tate Research Centre: Transnational à Londres.

William Robinson apporte pour sa part une longue expérience du marché et de l’étude de l’art islamique. Il a passé plus de quatre décennies dans le domaine, dont trois décennies à la tête des départements Art islamique et Tapis chez Christie’s. Il avait déjà participé à l’édition 2025 de la Biennale en tant que commissaire de la section

«Homage».

Professeur d’art et d’architecture islamiques à l’Université d’Oxford, Alain Fouad George est spécialiste notamment de l’art et de l’architecture omeyyades, des premiers manuscrits coraniques et de l’histoire de la calligraphie arabe. Il dirige, par ailleurs, le Lusail Institute au Qatar, consacré à la recherche et au débat public autour de l’histoire de l’art et de la culture matérielle.

Enfin, Idries Trevathan, ancien conservateur en chef de l’Ithra à Dhahran, a développé pendant plus de vingt ans des projets consacrés aux arts islamiques et à leur transmission comme tradition vivante. Il a notamment assuré le commissariat d’expositions telles que «Hijrah: In the Footsteps of the Prophet» et «In Praise of the Artisan».

Du patrimoine aux pratiques contemporaines

À travers cette composition, l’édition 2027 entend élargir le regard porté sur les arts islamiques.

L’enjeu ne sera pas seulement de présenter des objets historiques, mais aussi de mettre en relation ces œuvres avec la création contemporaine, la recherche et les pratiques culturelles actuelles.

La Fondation prévoit ainsi de nouvelles commandes artistiques qui seront présentées dans différents espaces de la Biennale. Sous les célèbres structures en forme de tente du terminal du Hajj, l’installation extérieure doit en outre associer œuvres contemporaines et programmes destinés

au public. Cette édition accordera, par la même occasion, une place particulière au patrimoine immatériel, ainsi qu’aux notions de transmission, de communauté et de résilience, selon la Fondation.

AlMadar poursuit son développement

L’un des axes de la Biennale restera AlMadar («L’Orbite»), initiative conçue pour mettre en relation des institutions et des collections consacrées aux arts islamiques. Pour l’édition 2027, le dispositif doit franchir une nouvelle étape avec le développement d’une plateforme d’archives numérisées et l’élargissement des programmes menés en Arabie saoudite et avec des institutions partenaires à l’international.

L’objectif affiché est de favoriser des collaborations durables autour de la recherche, de la conservation et de la connaissance des arts islamiques, au-delà de la durée de la

Biennale.

L’architecture à l’honneur

L’édition 2027 sera tout autant accompagnée du Prix AlMusalla, concours international d’architecture consacré aux espaces de prière et de contemplation. Lancé en 2024, le Prix explore de nouvelles manières de concevoir des espaces adaptables et ouverts aux visiteurs, tout en s’inspirant des traditions architecturales islamiques.

Le projet lauréat de la deuxième édition sera installé dans l’espace extérieur du terminal du Hajj, sous ses vastes canopées. Avec cette troisième édition, la Diriyah Biennale Foundation poursuit ainsi un projet qui cherche à faire des arts islamiques un champ de dialogue entre collections historiques, recherche scientifique, création contemporaine et nouvelles formes de présentation.

À Djeddah, la Biennale entend une nouvelle fois réunir des œuvres et des regards issus de différentes régions du monde autour d’une histoire culturelle marquée par les circulations, les échanges et les rencontres.
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