Menu
Search
Vendredi 24 Juillet 2026
S'abonner
close

«La Chance qui danse» : Delphine Warin à l’affiche de l’Institut français de Casablanca en septembre

Lauréate du Prix du livre Escourbiac – Fondation des Treilles 2025, la photographe Delphine Warin présente à l’Institut français de Casablanca l’exposition «La Chance qui danse». À travers des images réalisées au fil de rencontres patientes et de longues immersions, elle invite le public à découvrir une œuvre où l’intime, la mémoire et la rencontre occupent une place centrale.

L’Institut français de Casablanca accueillera, du 18 septembre au 31 octobre 2026, l’exposition «La Chance qui danse» de la photographe Delphine Warin. Le vernissage aura lieu le jeudi 17 septembre 2026 à 18 heures.

Établie au Maroc depuis vingt ans, Delphine Warin développe une œuvre photographique qui accorde une place centrale aux relations humaines et au temps long. À la croisée du documentaire et d’une approche sensible, son travail s’attache à faire émerger les récits, les mémoires et les transmissions qui traversent les personnes et les lieux qu’elle photographie.

Récompensée en 2025 par le Prix du livre Escourbiac – Fondation des Treilles pour son ouvrage «La Chance qui danse», publié aux Éditions Odyssée et présenté la même année aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles, la photographe voit ainsi saluée une démarche artistique fondée sur le temps, l’écoute et la proximité avec les personnes qu’elle photographie.

Réalisées au fil de plus de vingt années de vie au Maroc, les photographies de Delphine Warin sont le fruit de rencontres inscrites dans la durée. Elles donnent à voir des histoires personnelles qui, au-delà des parcours individuels, racontent également une mémoire partagée et mettent en lumière les liens qui unissent les femmes et les hommes à leur territoire ainsi qu’à leurs héritages culturels.

«Je vis au Maroc depuis vingt ans. Dès la première rencontre, j’ai été sensible à l’âme marocaine, à la qualité humaine, au rapport au temps. Ici, il n’existe que le présent», confie Delphine Warin. Une vision qui irrigue l’ensemble de son travail photographique.

Au fil de ses projets, la photographe a choisi d’explorer des univers souvent peu visibles. Avec «Liens», elle s’est intéressée à la relation silencieuse qui unit deux êtres. «Les yeux grands ouverts» donne à voir le quotidien de mères non voyantes, tandis que «La peau de l’homme», réalisé au Maroc, s’attarde sur la vulnérabilité masculine à travers le rituel du barbier. De même, son regard s’est porté sur les confréries soufies, qu’elle présente comme porteuses d’un islam de tolérance, ainsi que sur les charbonniers, dont elle documente les conditions de travail particulièrement difficiles.

Pour Delphine Warin, chaque série photographique commence par une rencontre. Elle privilégie une approche fondée sur l’écoute, la patience et la présence, laissant le temps nécessaire à l’instauration d’un climat de confiance. La relation qu’elle tisse avec les personnes photographiées occupe une place aussi importante que les images elles-mêmes et ouvre la voie à des instants inattendus.

Le titre de l’exposition est emprunté à une phrase entendue dans un souk de campagne : «C’est la chance qui danse», lui avait lancé un homme qu’elle photographiait. Cette expression est devenue le titre de son livre, puis de l’exposition. Elle résume, selon Delphine Warin, la place du hasard, de la rencontre et de l’inattendu dans son travail. n

L’Institut français de Casablanca organise à sa Médiathèque une rencontre avec Delphine Warin le 17 septembre 2026 à 19 h 30. Lauréate du Prix du livre Escourbiac – Fondation des Treilles 2025, «La Chance qui danse» rassemble plus de vingt années de photographie documentaire réalisées au Maroc. L’autrice reviendra sur la genèse de cet ouvrage, sa démarche artistique et les histoires qui se cachent derrière ses images, lors d’un échange consacré à la photographie documentaire, à la mémoire et au Maroc.

Une rencontre autour du livre «La Chance qui danse»
Lisez nos e-Papers