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L'exposition «Marc Riboud & Bruno Barbey : Regards croisés» s'achève sur la présentation d'un catalogue de référence

Après six mois de succès au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, l’exposition «Marc Riboud & Bruno Barbey : Regards croisés» s’est achevée lundi 26 janvier 2026. Ce finissage, marqué par la présentation d’un catalogue officiel, scelle le dialogue inédit entre deux géants de l’agence Magnum et pérennise une complicité artistique qui a profondément marqué le paysage culturel de Rabat.

Le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI) a célébré, lundi 26 janvier courant, la clôture de l’exposition «Marc Riboud & Bruno Barbey : Regards croisés». Ce finissage, couronné par la présentation du catalogue officiel, vient clore six mois d’une aventure artistique qui a fait vibrer la capitale marocaine au rythme de deux regards majeurs du XXᵉ siècle.

Le clap de fin a retenti dans l'auditorium du MMVI. En présence des commissaires Lorène Durret et Caroline Thiénot Barbey, on a revécu les temps forts de cette exposition inaugurée en juillet 2025. Moment clé de la rencontre : la présentation du catalogue officiel. Bien plus qu'un simple support, cet ouvrage de référence pérennise le dialogue entre les deux membres de l'agence Magnum Photos, offrant une trace historique et scientifique à cette rencontre inédite.

Une amitié née du regard

Si l’exposition a séduit par sa force visuelle, elle racontait avant tout une histoire d’estime réciproque. Malgré leurs vingt ans d’écart, Marc Riboud et Bruno Barbey étaient liés par une amitié profonde. Leurs chemins s’étaient déjà croisés, notamment lors de l'exposition «Est//Ouest : Icônes» à la Polka Galerie en 2010, mais c'est à Rabat que leur complicité a trouvé son écrin le plus symbolique.

D’un côté, Marc Riboud, figure de la photographie humaniste. Premier photographe occidental à obtenir un visa pour la Chine en 1957, il a capté l’Asie avec une retenue absolue, privilégiant la poésie des instants suspendus et la subtilité des gestes.

De l’autre, Bruno Barbey, l’enfant du pays né à Berrechid. Pionnier de la couleur, il a su capter l’âme du Maroc dès les années 1960 avec une maîtrise géométrique qui transfigure le réel sans jamais le trahir. Qu'il couvre la guerre du Vietnam ou Mai 68, Barbey s'est toujours attaché à préserver la dignité des êtres.

Le Maroc comme trait d'union

L’exposition a démontré comment ces deux trajectoires convergeaient vers une même éthique. Témoins des grands bouleversements du siècle dernier, de l’effondrement de l’URSS aux révolutions sociales, Riboud et Barbey partageaient une même quête de vérité.

Le Maroc, terre natale pour l’un et source d’inspiration pour l’autre, a servi de lien charnel. Le public a pu y découvrir un pays «réel et vivant», saisi dans sa complexité et sa beauté universelle.

L’événement, organisé par la Fondation nationale des musées en partenariat avec l’Association Les Amis de Marc Riboud et Caroline Thiénot Barbey, laisse une empreinte forte. Grâce au catalogue présenté lors de ce finissage, l'expérience se prolonge bien au-delà du parcours d'exposition.

Saluée par le public, «Regards croisés» restera comme un moment de partage rare, prouvant que la photographie, lorsqu'elle est portée par une telle humanité, ne cesse jamais de résonner.
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