Il y a quelques mois, nous annoncions un partenariat entre le «Book Club Le Matin» et le Festival international Read My World, soutenu par l’Ambassade des Pays-Bas. La promesse était de permettre le dialogue entre écrivains des deux rives et de décloisonner les arts en permettant à la littérature de s’extraire de son isolement traditionnel. Promesse tenue : l’événement «Horizons croisés» a été conçu comme une expérience pluridisciplinaire, articulée autour de rencontres littéraires, de performances scéniques et de propositions musicales, où les voix, les langues et les imaginaires se croisent pour tisser des liens entre les deux pays.
Ainsi, l’écrivain et intellectuel marocain Abdelkrim Jouiti s’entretiendra avec l’écrivaine et poétesse maroco-néerlandaise Nisrine Mbarki Ben Ayad. Ensemble, ils interrogeront les liens entre l’intime et le politique, la langue d’écriture, le post-colonialisme et la manière dont la littérature fabrique l’imaginaire national. Dans une conversation centrée sur l’Histoire, l’historienne maroco-néerlandaise Nadia Bouras échangera avec une historienne marocaine, doyenne de la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik. Leur dialogue éclairera des pans méconnus de l’histoire des relations entre le Maroc et les Pays-Bas.
Dans cette optique, une lecture théâtralisée sera assurée par la comédienne maroco-néerlandaise Myriam Sahraoui. Dans un texte produit à cette occasion, elle explorera les identités multiples, les héritages culturels et les tensions de la double appartenance. La comédienne mettra également en lumière un projet théâtral qu’elle chapeaute et qui relie le Maroc et les Pays-Bas. Enfin, un concert du duo Aïta mon amour viendra clore cette traversée des imaginaires, en plongeant dans la mémoire populaire, mêlée à des sonorités contemporaines dans une même veine sensible.
Au-delà de sa programmation artistique, «Horizons croisés» s’inscrit pleinement dans une dynamique de diplomatie culturelle, où la rencontre des œuvres et des idées devient un levier de rapprochement entre les peuples. En favorisant le dialogue entre créateurs, chercheurs et publics des deux rives, l’événement contribue à tisser des liens durables, à dépasser les représentations figées et à faire de la culture un espace privilégié de compréhension mutuelle.
Écrire entre le Maroc et les Pays-Bas
Au cœur de la programmation, la conversation s’impose comme un format essentiel. Elle est pensée non pas comme un simple échange, mais comme un espace de circulation des idées susceptible de transformer les points de vue. Deux tables rondes, l’une en langue arabe et l’autre en français, prendront place au cœur de la programmation, abolissant la barrière de la langue. Des extraits d’œuvres seront lus, avec la projection de sur-titrages en arabe et en français.Ainsi, l’écrivain et intellectuel marocain Abdelkrim Jouiti s’entretiendra avec l’écrivaine et poétesse maroco-néerlandaise Nisrine Mbarki Ben Ayad. Ensemble, ils interrogeront les liens entre l’intime et le politique, la langue d’écriture, le post-colonialisme et la manière dont la littérature fabrique l’imaginaire national. Dans une conversation centrée sur l’Histoire, l’historienne maroco-néerlandaise Nadia Bouras échangera avec une historienne marocaine, doyenne de la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik. Leur dialogue éclairera des pans méconnus de l’histoire des relations entre le Maroc et les Pays-Bas.
Un art parmi d’autres
On oublie souvent que la littérature est le cinquième art : un art de la pensée et du langage qui irrigue toutes les autres formes d’expression artistique. «Horizons croisés» a été pensée comme une fête autour du livre, dans une ambiance décontractée où les idées circulent librement, mettant en avant des sujets sérieux mais sans gravité, dans un esprit à la fois exigeant et accessible.Dans cette optique, une lecture théâtralisée sera assurée par la comédienne maroco-néerlandaise Myriam Sahraoui. Dans un texte produit à cette occasion, elle explorera les identités multiples, les héritages culturels et les tensions de la double appartenance. La comédienne mettra également en lumière un projet théâtral qu’elle chapeaute et qui relie le Maroc et les Pays-Bas. Enfin, un concert du duo Aïta mon amour viendra clore cette traversée des imaginaires, en plongeant dans la mémoire populaire, mêlée à des sonorités contemporaines dans une même veine sensible.
Au-delà de sa programmation artistique, «Horizons croisés» s’inscrit pleinement dans une dynamique de diplomatie culturelle, où la rencontre des œuvres et des idées devient un levier de rapprochement entre les peuples. En favorisant le dialogue entre créateurs, chercheurs et publics des deux rives, l’événement contribue à tisser des liens durables, à dépasser les représentations figées et à faire de la culture un espace privilégié de compréhension mutuelle.
Inscriptions et infos : www.horizonscroises.ma
