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Mardi 13 Octobre 2026
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De Montpellier à Casablanca, la Biennale Euro-Africa traverse la Méditerranée

Du 15 au 18 octobre 2026, Anfa Park à Casablanca accueille quatre jours de musique, de cinéma, de design et de cultures urbaines pour prolonger le dialogue entre l’Europe et l’Afrique.

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Après deux éditions montpelliéraines qui ont attiré plus de 70.000 personnes, la Biennale Euro-Africa traverse la Méditerranée. À Montpellier, elle avait réuni près de 800 intervenants venus de 40 pays d’Afrique et d’Europe, autour de centaines de propositions. Cette fois, c’est à Casablanca qu’elle pose ses valises, dans le tout nouvel Anfa Park, symbole du dynamisme économique et culturel de la plus grande métropole marocaine.Ce déplacement n’a rien d’anecdotique. Pour les organisateurs, coopérer autrement, c’est d’abord cultiver un sens aigu de la réciprocité : une Biennale née en France ne pouvait pas indéfiniment inviter l’Afrique chez elle sans venir, à son tour, sur l’autre rive. Ils citent le philosophe Achille Mbembe : «Il n’y a d’histoire que dans la circulation des mondes, dans la relation avec Autrui». À contre-pied du repli identitaire qui menace les démocraties, Montpellier et Casablanca, deux villes passerelles entre l’Europe et l’Afrique, entendent faire de cette édition le théâtre d’un dialogue plus nécessaire que jamais.

Portée par la Ville et la Métropole de Montpellier, la Région Occitanie, la région de Casablanca-Settat, l’Institut français du Maroc à Casablanca, l’AUDA et la Halle Tropisme, la manifestation propose 25 événements en quatre jours, dans trois villes, avec une cinquantaine d’artistes et d’intervenants marocains, français, ghanéens, sénégalais ou mauritaniens. L’objectif est de faire naître des collaborations durables, qui pourront se prolonger lors de la prochaine édition, à Montpellier, à l’automne 2027.

Tout commence le jeudi 15 octobre, dès 18 h, avec le vernissage de l’exposition «Onze passages entre deux rives» de Kamel Ghabte. La soirée se poursuit à 19 h avec «Noss/نص», un concert du Collectif +212, qui rassemble Adil Smaali, Aziz Konkrite, Widad Mjama, Adil Kaced et Fedwa Misk, en partenariat avec le festival Arabesques.

Le lendemain, la Biennale bascule du côté des cultures urbaines. À 18 h, l’Urban Tour de Liquid Bridge emmène le public à Mohammedia pour une immersion dans l’univers hip-hop, entre musique, breakdance et skateboard. Dans le même créneau, une carte blanche électronique est confiée à 4S’ et Piñata Radio. À 19 h, la première séance de «Cinéma sous les étoiles» propose «La Vie après Siham» de Namir Abdel Messeeh, en présence du réalisateur et en partenariat avec la MansA.Le samedi 17 octobre fait la part belle au design et aux idées. À 17 h, l’exposition «Fiber», signée Label Oued, est le fruit d’un hackathon de quatre jours qui a réuni des designers marocains, ghanéens, mauritaniens et sénégalais. À 17 h 30, Bakary Sambe donne un grand entretien autour de son ouvrage «Le Maroc africain : trajectoires d’une ambition continentale». Place ensuite à la fête avec Glitter55 & Friends, aux côtés d’Atay Synth et de Retro Cassetta, tandis qu’à 19 h, une soirée consacrée au cinéma d’animation réunit des courts-métrages de jeunes réalisateurs et réalisatrices de Casablanca et de Montpellier, suivis de «La Grotte Sacrée» de Daniel Minlo et Cyrille Masso.

Le dimanche 18 octobre, dès 14 h 30, la Block Party de Liquid Bridge investit le skatepark pour un open de skate et de break. Elle servira aussi de qualification pour l’Afrobreak Championship, organisé par Breaking In Morocco. En soirée, à 19 h, le «Cinéma sous les étoiles» présente «Coup de Tampon» de Rachid El Ouali, en présence de la productrice Ibtissam Chakra El Ouali et en collaboration avec Cinémed. Rencontres, créations et fêtes : pendant quatre jours, Anfa Park invite le public à faire de la circulation entre les deux rives une aventure partagée.
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