En Afrique, il y a de la beauté à revendre et de l’art à qui en demande. Et ce Prix prestigieux du plus beau livre africain, décerné à l’ouvrage de Malika Éditions, en est la dernière preuve en date. Ceux qui connaissent l’éditrice Malika Slaoui savent que sa maison a réalisé d’excellents ouvrages patrimoniaux, avant de se tourner significativement vers la scène contemporaine africaine. C’est dans cette nouvelle direction que s’inscrit la collection «Nid d’artistes», qui a débuté par Casablanca, avant de passer à Dakar puis à Abidjan, avant de s’installer plusieurs mois à Cotonou.
À chaque étape, la méthode reste la même : une immersion longue, un ancrage local, la constitution d’une équipe sur place réunissant les acteurs culturels de la place. Le résultat n’est pas un catalogue d’artistes, mais une archive vivante – une centaine de voix par volume, qui tissent le récit intime d’une ville. «J’ai profondément ressenti que, de Casablanca à Cotonou, ces scènes ont en commun une volonté farouche de raconter le monde depuis leur propre réalité», confirme l’éditrice.
Dans cet ouvrage qui parcourt aussi bien Cotonou que Porto-Novo, les communes d’Ouidah, d’Abomey et d’Abomey-Calavi, la tradition vodun embrasse la scène contemporaine et la mémoire coloniale dialogue avec l’actualité. Mais le livre est également traversé par la frénésie de la rue, les odeurs des marchés et la spiritualité des habitants. Dans cette mosaïque diversifiée, la ville prend corps le long des quatre cents pages de cette œuvre primée.
À chaque étape, la méthode reste la même : une immersion longue, un ancrage local, la constitution d’une équipe sur place réunissant les acteurs culturels de la place. Le résultat n’est pas un catalogue d’artistes, mais une archive vivante – une centaine de voix par volume, qui tissent le récit intime d’une ville. «J’ai profondément ressenti que, de Casablanca à Cotonou, ces scènes ont en commun une volonté farouche de raconter le monde depuis leur propre réalité», confirme l’éditrice.
Un tour à Cotonou
Ils sont à peu près une centaine à composer ce volume. Plasticiens, photographes, designers, slameurs, écrivains et musiciens font le paysage artistique de la ville béninoise. Qu’ils soient émergents ou confirmés, ils signent ensemble une fresque d’une belle densité. C’est à l’écrivain et critique d’art Florent Raoul Couao-Zotti qu’est revenue la mission de consigner les portraits, accompagné par l’œil du photographe Ricky Lavern Martin. La préface, quant à elle, a été signée par la passionaria du Bénin, Angélique Kidjo.Dans cet ouvrage qui parcourt aussi bien Cotonou que Porto-Novo, les communes d’Ouidah, d’Abomey et d’Abomey-Calavi, la tradition vodun embrasse la scène contemporaine et la mémoire coloniale dialogue avec l’actualité. Mais le livre est également traversé par la frénésie de la rue, les odeurs des marchés et la spiritualité des habitants. Dans cette mosaïque diversifiée, la ville prend corps le long des quatre cents pages de cette œuvre primée.
