Un parterre de personnalités politiques, diplomatiques et académiques a examiné, samedi soir à Assilah, les enjeux auxquels le monde arabe est confronté à l'horizon 2030, dans un contexte international marqué par l’incertitude, à l'occasion d'un colloque organisé dans le cadre du 47e Moussem culturel international d'Assilah.
S’exprimant à cette occasion, le secrétaire général de la Fondation du Forum d'Assilah, Hatem Battioui, a souligné que le monde arabe se trouve aujourd’hui à un tournant délicat de son histoire contemporaine notamment dans une conjoncture marquée par les crises politiques, économiques et sociales ainsi que par des transformations technologiques et des défis climatiques.
Selon M. Battioui, le monde arabe fait face à des défis majeurs liés notamment à l’avenir de l’ordre international et à ses répercussions, à la crise du système régional arabe ainsi qu'aux relations entre l’État et la société, soulignant qu’il est impossible d’envisager un avenir prometteur pour le monde arabe tant que "persistent le chômage, la pauvreté et la précarité sociale, ainsi que les disparités territoriales".
Dans cette optique, l’écrivaine et ancienne ministre bahreïnie, Sameera Ibrahim Bin Rajab a relevé que la guerre qui se poursuit dans la région favorise l’émergence d’un nouvel ordre régional, susceptible de transformer le Moyen-Orient, estimant que les défis auxquels le monde arabe est confronté nécessitent de mobiliser de nouvelles expertises scientifiques pour analyser ces enjeux, dans un contexte marqué par une logique de domination.
De son côté, l’ancien ministre libyen des Affaires étrangères, Abdel Rahman Shalgham, a fait observer que les défis majeurs à l’horizon 2030 ne doivent pas être examinés indépendamment de l’histoire, soulignant que toute action collective passe nécessairement par l’édification de véritables États-nations, dotés des piliers de la souveraineté, de la démocratie et de la modernité.
Pour sa part, l’ancien ministre tunisien des Affaires étrangères et président du Conseil tunisien des relations internationales, Khemaies Jhinaoui a mis en exergue la nécessité d'instaurer un cadre institutionnel efficace permettant de structurer les relations entre les pays arabes ainsi que leur environnement régional et international.
Il a relevé que le principal défi consiste à consolider les fondements de l’État, à remédier à la fragilité institutionnelle et à renforcer le contrat social sur lequel reposent les perspectives de stabilité et de développement.
L’ancien secrétaire général adjoint de la Ligue Arabe, Hossam Zaki, a souligné, quant à lui, l'impératif de parvenir à un consensus minimal sur le diagnostic des crises du monde arabe afin d’engager une dynamique prometteuse susceptible de favoriser l’émergence d’un bloc arabe capable d'agir collectivement.
Les travaux de ce colloque de deux jours, modéré par l’écrivain mauritanien Abdallah Ould Bah, s’articulent autour de plusieurs axes dont "Les mouvements sociaux et les processus de réforme dans le monde arabe", "Les transformations de la culture arabe à l’ère du numérique" ainsi que "Les perspectives du développement humain durable dans le monde arabe".
S’exprimant à cette occasion, le secrétaire général de la Fondation du Forum d'Assilah, Hatem Battioui, a souligné que le monde arabe se trouve aujourd’hui à un tournant délicat de son histoire contemporaine notamment dans une conjoncture marquée par les crises politiques, économiques et sociales ainsi que par des transformations technologiques et des défis climatiques.
Selon M. Battioui, le monde arabe fait face à des défis majeurs liés notamment à l’avenir de l’ordre international et à ses répercussions, à la crise du système régional arabe ainsi qu'aux relations entre l’État et la société, soulignant qu’il est impossible d’envisager un avenir prometteur pour le monde arabe tant que "persistent le chômage, la pauvreté et la précarité sociale, ainsi que les disparités territoriales".
Dans cette optique, l’écrivaine et ancienne ministre bahreïnie, Sameera Ibrahim Bin Rajab a relevé que la guerre qui se poursuit dans la région favorise l’émergence d’un nouvel ordre régional, susceptible de transformer le Moyen-Orient, estimant que les défis auxquels le monde arabe est confronté nécessitent de mobiliser de nouvelles expertises scientifiques pour analyser ces enjeux, dans un contexte marqué par une logique de domination.
De son côté, l’ancien ministre libyen des Affaires étrangères, Abdel Rahman Shalgham, a fait observer que les défis majeurs à l’horizon 2030 ne doivent pas être examinés indépendamment de l’histoire, soulignant que toute action collective passe nécessairement par l’édification de véritables États-nations, dotés des piliers de la souveraineté, de la démocratie et de la modernité.
Pour sa part, l’ancien ministre tunisien des Affaires étrangères et président du Conseil tunisien des relations internationales, Khemaies Jhinaoui a mis en exergue la nécessité d'instaurer un cadre institutionnel efficace permettant de structurer les relations entre les pays arabes ainsi que leur environnement régional et international.
Il a relevé que le principal défi consiste à consolider les fondements de l’État, à remédier à la fragilité institutionnelle et à renforcer le contrat social sur lequel reposent les perspectives de stabilité et de développement.
L’ancien secrétaire général adjoint de la Ligue Arabe, Hossam Zaki, a souligné, quant à lui, l'impératif de parvenir à un consensus minimal sur le diagnostic des crises du monde arabe afin d’engager une dynamique prometteuse susceptible de favoriser l’émergence d’un bloc arabe capable d'agir collectivement.
Les travaux de ce colloque de deux jours, modéré par l’écrivain mauritanien Abdallah Ould Bah, s’articulent autour de plusieurs axes dont "Les mouvements sociaux et les processus de réforme dans le monde arabe", "Les transformations de la culture arabe à l’ère du numérique" ainsi que "Les perspectives du développement humain durable dans le monde arabe".
