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Mercredi 07 Octobre 2026
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Institut français du Maroc : l’innovation au cœur de la saison culturelle 2026-2027

L’Institut français du Maroc a lancé, mardi à Rabat, sa saison culturelle 2026-2027, placée sous le signe de l’innovation et de la jeunesse. Intelligence artificielle, création numérique, nouvelles formes artistiques et débats d’idées rythmeront une programmation conçue avec des partenaires marocains et appelée à se déployer dans plusieurs villes du Royaume.

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L’innovation sera le fil conducteur de la nouvelle saison culturelle de l’Institut français du Maroc. Présentée mardi à Rabat, la programmation 2026-2027 entend explorer les transformations à l’œuvre dans les sociétés, de la recherche scientifique aux arts visuels, en passant par l’intelligence artificielle et les nouvelles pratiques culturelles.

Cette nouvelle saison confirme également la place centrale accordée à la jeunesse. Une priorité qui dépasse le seul champ culturel et s’inscrit, selon les responsables de l’Institut, dans la dynamique de coopération entre le Maroc et la France. L’ambition affichée est d’aller davantage à la rencontre des jeunes publics, mais aussi de les associer à la réflexion sur les nouvelles formes de création et de transmission.

La directrice générale de l’Institut français du Maroc, Chloé Goupille, a ainsi mis en avant la consécration de « J-Lioum » comme nouvelle signature culturelle de l’Institut. Après une première édition jugée concluante, le dispositif revient avec une programmation faisant une plus large place à l’innovation, envisagée sous des angles multiples et parfois dans des lieux inattendus.

L’objectif est aussi de mettre en relation les énergies créatives marocaines et françaises et de consolider un réseau culturel entre les deux pays. La programmation n'est ainsi pas pensée comme une offre française simplement présentée au Maroc, mais comme une saison conçue et mise en œuvre dans une logique franco-marocaine.

Intelligence artificielle, sciences et nouvelles formes de création

Trois grands axes structurent cette saison : « Sciences, idées et intelligence artificielle », « Création numérique et nouvelles formes artistiques » et de nouvelles manières de diffuser la culture. Rencontres intellectuelles, conférences, spectacles, concerts, expositions, résidences et formations réuniront ainsi artistes, chercheurs et créateurs marocains et français.

Parmi les principaux rendez-vous annoncés figure une conférence de Philippe Aghion, lauréat du prix Nobel d’économie, autour des transformations induites par l’intelligence artificielle et de leurs conséquences économiques et sociales.

Un nouveau cycle de débats d’idées, baptisé « Les Innovantes », mettra pour sa part en lumière les femmes actives dans la recherche, les sciences et l’innovation.

L’Institut français célébrera également les dix ans de « Novembre Numérique » avec une programmation mêlant musique, image, spectacle vivant, installations et expériences immersives. Le numérique y sera abordé moins comme une technologie isolée que comme un nouvel espace d’expérimentation et de création.

Cette philosophie est également défendue par l’attaché culturel de l’Institut français du Maroc, Michel Richard, pour qui l’innovation ne se limite pas aux technologies. Elle repose aussi sur celles et ceux qui expérimentent, prennent des risques et inventent de nouvelles manières de créer et de transmettre.

Plusieurs projets illustreront concrètement cette approche. Le chorégraphe Mourad Merzouki conduira une création associant danse et arts numériques avec des artistes français et marocains, notamment issus des écoles supérieures d’art du Royaume.

Avec « De l’atome au pixel », l’artiste visuel Oualid Lazrak proposera, lui, un dialogue entre des découvertes scientifiques médiévales et la création contemporaine. Le DJ Retro Cassetta puisera dans les anciennes cassettes audio pour construire « Jdid b lkdim », une création musicale faisant dialoguer patrimoine sonore et pratiques actuelles.

À contre-courant du tout-numérique, la « Nuit de l’Horreur » s’intéressera aux effets spéciaux du cinéma fantastique réalisés à partir de techniques artisanales. Le spectacle « Iqtibās » expérimentera, de son côté, une circulation simultanée entre le français et la darija sur scène.

Les programmes de résidences et de formation seront également reconduits, notamment à travers « Darkoum », « Méditerranée », « Miramar » et « Artibat », avec l’objectif de favoriser les échanges et les créations communes entre les deux pays.

Une programmation appelée à circuler dans le Royaume

La dimension territoriale constitue un autre axe de la saison. Les responsables de l’Institut français ont affiché leur volonté de faire circuler les projets du nord au sud du Royaume, avec une attention particulière portée aux provinces du Sud. La programmation doit notamment atteindre Laâyoune et Dakhla, en mobilisant le réseau culturel français présent au Maroc.

« J-Lioum » se déploiera ainsi tout au long de l’année dans les antennes de l’Institut français du Maroc à travers spectacles, concerts, expositions, rencontres, débats, résidences artistiques et formations.

Cette volonté d’élargir les publics passera également par le « Bibliotobiss », l’Institut français mobile. Celui-ci poursuivra son itinérance sur les routes du Royaume afin d'apporter livres, activités culturelles et rencontres dans des territoires et auprès de publics éloignés des lieux culturels traditionnels.

Avec cette saison 2026-2027, l’Institut français du Maroc entend ainsi faire de l’innovation un terrain de dialogue entre sciences, technologies et création artistique, mais aussi un levier pour renouveler les échanges culturels franco-marocains et toucher une nouvelle génération de publics.
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