Menu
Search
Mardi 29 Septembre 2026
S'abonner
close

Les défis contemporains, littérature et créativité feront bon ménage lors de la session d’automne du Moussem culturel d’Asilah

Du 2 au 18 octobre 2026, la 47ᵉ édition du Moussem culturel international d’Asilah tiendra sa session automnale sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Plus de 400 personnalités du monde de la diplomatie, de la pensée, de la culture, des arts et des médias sont attendues à ce rendez-vous, organisé par la Fondation du Forum d’Asilah en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication – département de la Culture – et la commune d’Asilah.

À Asilah, la rentrée culturelle se fera cette année encore sur plusieurs registres. Les grands enjeux qui traversent l’Afrique et le monde arabe côtoieront la littérature, la poésie, les arts plastiques, la musique et les ateliers destinés aux jeunes. Une programmation qui prolonge le travail engagé par le Moussem depuis plus de quatre décennies, entre réflexion, création et transmission.

Les grands enjeux du monde arabe et africain

La session automnale empruntera d’abord le chemin des grands enjeux régionaux. Les 2 et 3 octobre, les échanges s’ouvriront sur les «Enjeux énergétiques et hydriques en Afrique et les projets stratégiques : vers une nouvelle géopolitique», en interrogeant les transformations que ces questions engagent à l’échelle du continent.

Quelques jours plus tard, les 10 et 11 octobre, la réflexion se déplacera vers le monde arabe, avec un débat consacré à ses « défis, transformations et perspectives» à l’horizon 2030. D’une problématique à l’autre, le Moussem poursuit ainsi son ouverture aux grandes mutations de l’Afrique et du monde arabe, en faisant du débat d’idées l’un des fils conducteurs de cette session.

Des écritures et des regards

Outre les grandes questions, les voix et les œuvres figurent en bonne place dans le programme. Les 5 et 6 octobre prochain, une rencontre rendra hommage à Toni Maraini et au paysage plastique marocain. Le 13 octobre, la Tente de la créativité sera consacrée à Mubarak Rabie et aux chemins de l’écriture. Deux jours plus tard, Hassouna Mosbahi sera à l’honneur autour des expressions et des lieux.

La poésie trouvera elle aussi son espace, avec, le 16 octobre, un rendez-vous consacré aux nouveaux poètes du monde arabe et aux poétiques en transformation, de la diversité des formes au croisement des médias. Le lendemain, la huitième édition du Prix Buland Al-Haidari pour les jeunes poètes arabes ouvrira la scène aux nouvelles voix.

Le livre accompagnera cette programmation à travers plusieurs signatures, parmi lesquelles «Le temps du passage paisible, Récit de la transition diplomatique en Mauritanie», de l’ancien Premier ministre mauritanien Sidi Mohamed Ould Boubacar, «Histoires au bord de l’eau – Asilah, la maison, les proches et les passants», de l’écrivain et journaliste libanais Ismaïl Haïdar, et «Tissus du chaos», roman de l’écrivain et journaliste marocain Driss Ksikes. Des spectacles musicaux et des ateliers de gravure, de peinture et de lithographie compléteront cet ensemble.

L’art comme mémoire et transmission

Cette présence artistique plonge ses racines dans une histoire ancienne du Moussem. Depuis 1978, la Fondation organise un atelier de peinture murale dans la médina d’Asilah, faisant de la ville elle-même un espace de création. De la rue aux cimaises, l’art poursuit un même dialogue avec la ville, sa mémoire et ses paysages.

L’automne prolongera cet esprit avec une exposition de Mohamed El Morabiti et Younes El Kharrâz, des photographies de feu Mohamed Ben Aïssa et une exposition collective des «Talents du Moussem». Les ateliers destinés aux enfants associeront pratiques artistiques, expression littéraire et écriture. Au printemps, plus de 70 enfants âgés de 8 à 16 ans avaient participé aux ateliers d’expression littéraire et produit des textes narratifs et poétiques.

Après les arts plastiques du printemps et les peintures murales de l’été, l’automne élargit ainsi le champ aux débats internationaux, à la littérature, à la poésie et à la musique. Une saison après l’autre, le Moussem fait circuler les idées, dialoguer les formes et ouvre la création aux nouvelles générations.
Lisez nos e-Papers