Dotée d’une sensibilité et d’un regard aiguisé sur le travail créatif de l’artiste, et évoquant également le mystère qui l’entoure, Vera Pavlova, conseillère culturelle de l’ambassade de la Fédération de Russie au Maroc, confie au Matin avoir été «agréablement fascinée» par cette démarche artistique. «En plus de leurs dimensions esthétique et expressive, ses œuvres portent leur propre idée et philosophie. Les différentes pièces s’intègrent de manière harmonieuse et organique dans l’ensemble, devenant partie prenante de l’espace tout en conservant leur valeur artistique indépendante», souligne-t-elle. Elle relève également la dimension dynamique de l’exposition : certaines œuvres sont en mouvement, ajoutant une dimension supplémentaire et rendant l’expérience du spectateur plus immersive et vivante.
Après plusieurs années consacrées à l’exploration du mouvement et de l’empreinte du cheval – symbole d’élan, d’énergie et de mémoire –, l’artiste oriente aujourd’hui son travail vers une approche à la croisée du questionnement et de la création. Ses œuvres ne représentent plus le mouvement, mais ce qui en subsiste : la trace, le poids, la tension. Ce qui demeure après l’élan.
Le mouvement ne disparaît pas, il se transforme. Il devient suspension, équilibre, moment de bascule. La matière s’impose alors comme sujet central. Les œuvres quittent le cadre pour devenir objets, volumes, présences dans l’espace. Par accumulations, couches et épaisseurs, elles évoquent le passage du temps, l’érosion, la transformation et la renaissance.
Dans la galerie, les éléments suspendus – disques, fragments, formes en équilibre – dialoguent avec la gravité. Maintenus par des fils visibles, ils occupent un espace intermédiaire entre chute et maintien. Rien n’est figé : chaque forme semble arrêtée dans un instant suspendu, comme si le mouvement persistait silencieusement.
Les couleurs, profondes et minérales, riches et harmonieuses, puisent dans un imaginaire organique et tellurique. Elles ne décorent pas : elles se déposent, se sédimentent, révélant la densité de la matière et la mémoire du geste.
Plus qu’un récit, cette œuvre propose une expérience sensible. Elle invite à ralentir le regard, à observer ce qui tient encore malgré les forces contraires.
Dans une démarche de résilience, et dans un monde marqué par l’instabilité et les tensions, le travail de Sophia Lahlou entre en résonance avec notre époque : un monde fragile, en équilibre, toujours sur le point de basculer et pourtant résistant.
En plus des tableaux, une partie de la galerie «Art in Silver» dévoile une autre facette de l’artiste à travers une collection de bijoux en bois de santal, or et pierres naturelles. Chaque pièce incarne un raffinement subtil, une harmonie de textures et de couleurs témoignant de son savoir-faire en stylisme et en création de bijoux. Une démarche qui conjugue retour aux sources et ouverture sur des expressions contemporaines.
Après plusieurs années consacrées à l’exploration du mouvement et de l’empreinte du cheval – symbole d’élan, d’énergie et de mémoire –, l’artiste oriente aujourd’hui son travail vers une approche à la croisée du questionnement et de la création. Ses œuvres ne représentent plus le mouvement, mais ce qui en subsiste : la trace, le poids, la tension. Ce qui demeure après l’élan.
Le mouvement ne disparaît pas, il se transforme. Il devient suspension, équilibre, moment de bascule. La matière s’impose alors comme sujet central. Les œuvres quittent le cadre pour devenir objets, volumes, présences dans l’espace. Par accumulations, couches et épaisseurs, elles évoquent le passage du temps, l’érosion, la transformation et la renaissance.
Dans la galerie, les éléments suspendus – disques, fragments, formes en équilibre – dialoguent avec la gravité. Maintenus par des fils visibles, ils occupent un espace intermédiaire entre chute et maintien. Rien n’est figé : chaque forme semble arrêtée dans un instant suspendu, comme si le mouvement persistait silencieusement.
Les couleurs, profondes et minérales, riches et harmonieuses, puisent dans un imaginaire organique et tellurique. Elles ne décorent pas : elles se déposent, se sédimentent, révélant la densité de la matière et la mémoire du geste.
Plus qu’un récit, cette œuvre propose une expérience sensible. Elle invite à ralentir le regard, à observer ce qui tient encore malgré les forces contraires.
Dans une démarche de résilience, et dans un monde marqué par l’instabilité et les tensions, le travail de Sophia Lahlou entre en résonance avec notre époque : un monde fragile, en équilibre, toujours sur le point de basculer et pourtant résistant.
En plus des tableaux, une partie de la galerie «Art in Silver» dévoile une autre facette de l’artiste à travers une collection de bijoux en bois de santal, or et pierres naturelles. Chaque pièce incarne un raffinement subtil, une harmonie de textures et de couleurs témoignant de son savoir-faire en stylisme et en création de bijoux. Une démarche qui conjugue retour aux sources et ouverture sur des expressions contemporaines.
