Ils n’ont pas encore quitté les bancs du collège, mais certains savent déjà écrire un scénario, construire un personnage ou diriger une caméra. D’autres montent sur scène sans texte, improvisent devant un public et apprennent à transformer le trac en énergie créative. Cette semaine, au Complexe culturel El Ghali de Sidi Moumen, à Casablanca, ces jeunes venus des quatre coins du Royaume ne sont plus seulement des élèves : ils deviennent réalisateurs, acteurs et conteurs.
Les finales nationales du programme «Collèges pionniers», organisées par la Fondation Ali Zaoua en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, réunissent pendant une semaine les meilleures équipes qualifiées à l’issue des compétitions provinciales et régionales. Au-delà des trophées décernés, l’événement met en lumière une autre manière d’enseigner, où les arts deviennent un outil d’apprentissage, d’expression et de construction citoyenne.
La compétition s’ouvre avec les finales nationales de cinéma, organisées du 1er au 3 juillet courant. Les courts métrages réalisés par les élèves sont projetés devant un jury composé de professionnels du septième art, parmi lesquels les réalisateurs Ismaël Ferroukhi et Jamal Belmejdoub, l’actrice Sanaa Alaoui, la productrice Rachida Saadi ainsi que Mohammed El Hanafi, représentant du ministère de l’Éducation nationale. Les œuvres concourent notamment pour le Grand Prix du meilleur film, le Prix de la meilleure réalisation, le Prix du meilleur scénario, la Mention spéciale du jury et le Prix du public.
Le relais est ensuite pris par la finale nationale d’improvisation théâtrale, programmée les 5, 6 et 7 juillet. Les équipes finalistes s’affronteront lors de matchs où l’écoute, la spontanéité, l’imagination et le sens du collectif seront déterminants. Les prestations seront évaluées par un jury composé des comédiens Saad Mouaffak et Sandia Tajdin, chargés de désigner les équipes championnes dans chacune des deux catégories. Cette édition marque une nouvelle étape dans le développement du programme avec l’introduction de deux parcours de formation. Le premier s’adresse aux élèves qui découvrent les ateliers, tandis que le second est destiné à ceux qui poursuivent l’expérience pour une deuxième année consécutive. Cette organisation permet d’adapter les apprentissages au niveau des participants tout en assurant une progression pédagogique plus cohérente. Au total, 43 équipes se sont qualifiées pour ces finales nationales. La compétition de cinéma rassemble 21 équipes, dont 12 en première année et 9 en deuxième année. L’improvisation théâtrale réunit, quant à elle, 22 équipes, réparties entre 12 équipes de première année et 10 de deuxième année. Les différentes étapes de sélection ont été encadrées par une commission réunissant des représentants de la Fondation Ali Zaoua, des Académies régionales d’éducation et de formation ainsi que des professionnels des arts, afin de garantir un processus de sélection fondé sur des critères communs à l’ensemble des régions.
Au-delà de l’enjeu de la compétition, «Collèges pionniers» s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’art à l’école. Le module «Cinéma en classe» initie les collégiens au langage de l’image, à l’analyse d’œuvres marocaines et internationales ainsi qu’à la réalisation de leurs propres courts métrages. Le parcours consacré à l’improvisation théâtrale développe, de son côté, la prise de parole, l’expression corporelle, l’écoute active, la coopération et la capacité à réagir avec créativité dans des situations inédites. Les chiffres illustrent l’ampleur prise par cette initiative. Cette année, le programme a mobilisé 786 collèges à travers le Royaume, touché près de 677.000 élèves et permis de former plus de 23.000 enseignants au cinéma en classe et à l’improvisation théâtrale. Des données qui témoignent de la volonté d’inscrire durablement l’éducation artistique dans le paysage scolaire marocain.Fondée en 2009 par le réalisateur Nabil Ayouch et l’écrivain et plasticien Mahi Binebine, la Fondation Ali Zaoua œuvre depuis plusieurs années à démocratiser l’accès à la culture auprès des jeunes. À travers «Collèges pionniers», elle défend une conviction : le cinéma et le théâtre ne constituent pas seulement des disciplines artistiques, mais aussi des espaces d’apprentissage, d’émancipation et de dialogue. Les finales nationales de Casablanca viennent ainsi consacrer une année de travail, mais aussi révéler une génération qui apprend à raconter son époque, à affirmer sa voix et à faire de la création un langage partagé.
Les finales nationales du programme «Collèges pionniers», organisées par la Fondation Ali Zaoua en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, réunissent pendant une semaine les meilleures équipes qualifiées à l’issue des compétitions provinciales et régionales. Au-delà des trophées décernés, l’événement met en lumière une autre manière d’enseigner, où les arts deviennent un outil d’apprentissage, d’expression et de construction citoyenne.
La compétition s’ouvre avec les finales nationales de cinéma, organisées du 1er au 3 juillet courant. Les courts métrages réalisés par les élèves sont projetés devant un jury composé de professionnels du septième art, parmi lesquels les réalisateurs Ismaël Ferroukhi et Jamal Belmejdoub, l’actrice Sanaa Alaoui, la productrice Rachida Saadi ainsi que Mohammed El Hanafi, représentant du ministère de l’Éducation nationale. Les œuvres concourent notamment pour le Grand Prix du meilleur film, le Prix de la meilleure réalisation, le Prix du meilleur scénario, la Mention spéciale du jury et le Prix du public.
Le relais est ensuite pris par la finale nationale d’improvisation théâtrale, programmée les 5, 6 et 7 juillet. Les équipes finalistes s’affronteront lors de matchs où l’écoute, la spontanéité, l’imagination et le sens du collectif seront déterminants. Les prestations seront évaluées par un jury composé des comédiens Saad Mouaffak et Sandia Tajdin, chargés de désigner les équipes championnes dans chacune des deux catégories. Cette édition marque une nouvelle étape dans le développement du programme avec l’introduction de deux parcours de formation. Le premier s’adresse aux élèves qui découvrent les ateliers, tandis que le second est destiné à ceux qui poursuivent l’expérience pour une deuxième année consécutive. Cette organisation permet d’adapter les apprentissages au niveau des participants tout en assurant une progression pédagogique plus cohérente. Au total, 43 équipes se sont qualifiées pour ces finales nationales. La compétition de cinéma rassemble 21 équipes, dont 12 en première année et 9 en deuxième année. L’improvisation théâtrale réunit, quant à elle, 22 équipes, réparties entre 12 équipes de première année et 10 de deuxième année. Les différentes étapes de sélection ont été encadrées par une commission réunissant des représentants de la Fondation Ali Zaoua, des Académies régionales d’éducation et de formation ainsi que des professionnels des arts, afin de garantir un processus de sélection fondé sur des critères communs à l’ensemble des régions.
Au-delà de l’enjeu de la compétition, «Collèges pionniers» s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’art à l’école. Le module «Cinéma en classe» initie les collégiens au langage de l’image, à l’analyse d’œuvres marocaines et internationales ainsi qu’à la réalisation de leurs propres courts métrages. Le parcours consacré à l’improvisation théâtrale développe, de son côté, la prise de parole, l’expression corporelle, l’écoute active, la coopération et la capacité à réagir avec créativité dans des situations inédites. Les chiffres illustrent l’ampleur prise par cette initiative. Cette année, le programme a mobilisé 786 collèges à travers le Royaume, touché près de 677.000 élèves et permis de former plus de 23.000 enseignants au cinéma en classe et à l’improvisation théâtrale. Des données qui témoignent de la volonté d’inscrire durablement l’éducation artistique dans le paysage scolaire marocain.Fondée en 2009 par le réalisateur Nabil Ayouch et l’écrivain et plasticien Mahi Binebine, la Fondation Ali Zaoua œuvre depuis plusieurs années à démocratiser l’accès à la culture auprès des jeunes. À travers «Collèges pionniers», elle défend une conviction : le cinéma et le théâtre ne constituent pas seulement des disciplines artistiques, mais aussi des espaces d’apprentissage, d’émancipation et de dialogue. Les finales nationales de Casablanca viennent ainsi consacrer une année de travail, mais aussi révéler une génération qui apprend à raconter son époque, à affirmer sa voix et à faire de la création un langage partagé.
