L’histoire maritime du Maroc sera à l’honneur à Casablanca à travers une exposition qui invite le public à remonter le temps, à l’époque où les routes de l’Atlantique étaient parcourues par les navires marchands, les pirates et les corsaires. Intitulée « Au-delà des mers : le Maroc et les Pays-Bas à l’époque des pirates et des corsaires », cette manifestation se tiendra du 15 octobre au 15 décembre 2026 au Musée de la Fondation Abderrahman Slaoui.
Portée par l’Association Histoire Vivante du Maroc (HVM), en collaboration avec DAR Cultural Agency et en partenariat avec l’Ambassade des Pays-Bas au Maroc, l’exposition entend mettre en lumière une dimension parfois méconnue de l’histoire du Royaume : son rôle dans les échanges maritimes et les relations diplomatiques qui ont façonné l’espace atlantique aux XVIe et XVIIe siècles.
Le projet s’inspire de l’ouvrage Quand l’Atlantique raconte l’histoire du Maroc, de l’historienne Leila Maziane, qui assure également le commissariat scientifique de l’exposition. Il réunit des historiens, des artistes, des scénographes et des artisans marocains et néerlandais autour d’une approche associant rigueur historique et création contemporaine.
Dès l’entrée, le visiteur sera invité à embarquer pour une traversée virtuelle grâce à une installation immersive à 360 degrés réalisée par l’artiste marocain Muhcine Ennou. Le parcours numérique reproduira différentes situations de navigation, depuis les eaux calmes jusqu’aux tempêtes et aux affrontements en mer, avant de faire apparaître les silhouettes des villes portuaires.
Cette première expérience ouvrira sur une installation physique imaginée par Chaimae Iraqi et Abla Safouane, de Lio Studio. Reproductions de navires en trois dimensions, cartes anciennes, drapeaux, costumes et manuscrits permettront d'explorer les pratiques maritimes de l’époque et les itinéraires empruntés par les corsaires.
Au-delà des batailles navales, l’exposition s’intéressera également aux échanges commerciaux, aux négociations diplomatiques et aux rencontres entre les populations des deux rives. Elle entend ainsi restituer la complexité des relations maroco-néerlandaises, dans un contexte où commerce, rivalités et alliances se croisaient sur les routes de l’Atlantique.
« Cette histoire, on la raconte souvent depuis le pont d'un navire européen. Nous avons choisi de la regarder depuis le rivage marocain », explique Zineb Seghrouchni, fondatrice de DAR Cultural Agency. L’exposition propose ainsi de revisiter cette période historique en accordant une place centrale au regard marocain.
Des History Talks réuniront chercheurs, artistes et membres de la diaspora autour de l’histoire maritime, du patrimoine et des relations culturelles entre le Maroc et les Pays-Bas. Des Creative Talks permettront, de leur côté, à de jeunes artistes marocains de découvrir des pratiques de création numérique aux côtés d’experts néerlandais.
Des ateliers éducatifs seront également proposés, notamment autour de la cartographie historique, de la construction de maquettes et de la narration interactive.
Selon les objectifs présentés par les organisateurs, l’exposition ambitionne d’accueillir 6.000 visiteurs, dont 1.200 scolaires, durant ses deux mois d’ouverture. Le programme prévisionnel comprend 17 ateliers pédagogiques, quatre rencontres scientifiques et quatre rencontres consacrées à la création.
Accessible en français et en darija, le parcours est conçu pour une visite d’environ 40 minutes.
En faisant dialoguer documents historiques, arts visuels et technologies numériques, « Au-delà des mers » propose une lecture de l’histoire du Maroc à partir de son littoral, de ses ports et de ses relations avec le monde extérieur.
Portée par l’Association Histoire Vivante du Maroc (HVM), en collaboration avec DAR Cultural Agency et en partenariat avec l’Ambassade des Pays-Bas au Maroc, l’exposition entend mettre en lumière une dimension parfois méconnue de l’histoire du Royaume : son rôle dans les échanges maritimes et les relations diplomatiques qui ont façonné l’espace atlantique aux XVIe et XVIIe siècles.
Le projet s’inspire de l’ouvrage Quand l’Atlantique raconte l’histoire du Maroc, de l’historienne Leila Maziane, qui assure également le commissariat scientifique de l’exposition. Il réunit des historiens, des artistes, des scénographes et des artisans marocains et néerlandais autour d’une approche associant rigueur historique et création contemporaine.
Une plongée immersive dans l’Atlantique des corsaires
L’originalité de cette exposition réside dans sa scénographie, conçue pour faire découvrir l’histoire maritime autrement qu’à travers les seuls documents d’archives.Dès l’entrée, le visiteur sera invité à embarquer pour une traversée virtuelle grâce à une installation immersive à 360 degrés réalisée par l’artiste marocain Muhcine Ennou. Le parcours numérique reproduira différentes situations de navigation, depuis les eaux calmes jusqu’aux tempêtes et aux affrontements en mer, avant de faire apparaître les silhouettes des villes portuaires.
Cette première expérience ouvrira sur une installation physique imaginée par Chaimae Iraqi et Abla Safouane, de Lio Studio. Reproductions de navires en trois dimensions, cartes anciennes, drapeaux, costumes et manuscrits permettront d'explorer les pratiques maritimes de l’époque et les itinéraires empruntés par les corsaires.
Au-delà des batailles navales, l’exposition s’intéressera également aux échanges commerciaux, aux négociations diplomatiques et aux rencontres entre les populations des deux rives. Elle entend ainsi restituer la complexité des relations maroco-néerlandaises, dans un contexte où commerce, rivalités et alliances se croisaient sur les routes de l’Atlantique.
« Cette histoire, on la raconte souvent depuis le pont d'un navire européen. Nous avons choisi de la regarder depuis le rivage marocain », explique Zineb Seghrouchni, fondatrice de DAR Cultural Agency. L’exposition propose ainsi de revisiter cette période historique en accordant une place centrale au regard marocain.
Une programmation destinée notamment aux jeunes
L’exposition ne se limitera pas à la présentation d’œuvres et de documents historiques. Elle sera accompagnée d’un programme de rencontres et d’activités pédagogiques destiné à favoriser la transmission des connaissances.Des History Talks réuniront chercheurs, artistes et membres de la diaspora autour de l’histoire maritime, du patrimoine et des relations culturelles entre le Maroc et les Pays-Bas. Des Creative Talks permettront, de leur côté, à de jeunes artistes marocains de découvrir des pratiques de création numérique aux côtés d’experts néerlandais.
Des ateliers éducatifs seront également proposés, notamment autour de la cartographie historique, de la construction de maquettes et de la narration interactive.
Selon les objectifs présentés par les organisateurs, l’exposition ambitionne d’accueillir 6.000 visiteurs, dont 1.200 scolaires, durant ses deux mois d’ouverture. Le programme prévisionnel comprend 17 ateliers pédagogiques, quatre rencontres scientifiques et quatre rencontres consacrées à la création.
Accessible en français et en darija, le parcours est conçu pour une visite d’environ 40 minutes.
Faire découvrir une autre facette de l’histoire du Maroc
À travers cette initiative, l’Association Histoire Vivante du Maroc poursuit son travail de valorisation du patrimoine historique national en privilégiant des formats accessibles à différents publics. « Cette initiative s'inscrit dans un projet culturel plus large, porté par HVM, dont l'ambition est de rendre l'histoire du Maroc accessible au plus grand nombre de manière à la fois scientifique et rigoureuse, en particulier pour les jeunes générations », souligne Ibrahim Slaoui, représentant de l’association. L’exposition s’appuie notamment sur les travaux de Leila Maziane, professeure d’histoire moderne à l’Université Hassan II de Casablanca, dont les recherches portent sur les économies et les cultures maritimes du Maroc, les sociétés côtières et les échanges dans l’espace atlantique.En faisant dialoguer documents historiques, arts visuels et technologies numériques, « Au-delà des mers » propose une lecture de l’histoire du Maroc à partir de son littoral, de ses ports et de ses relations avec le monde extérieur.
