Dans les hauteurs arides de la province de Taroudant, la commune territoriale d’Adar s’apprête à vivre une saison de transmission. Le département de l’Agriculture y déploie un dispositif d’accompagnement technique destiné aux coopératives locales du safran, pièce maîtresse d’un projet plus large de diversification des systèmes de production et d’inclusion de la femme rurale. Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique amorcée depuis plusieurs années par les pouvoirs publics pour consolider les filières à forte valeur ajoutée dans les zones de montagne du Souss-Massa.
Une pédagogie de terrain plutôt qu’un discours magistral
Le choix méthodologique retenu par l’Agriculture tranche avec les formats de formation classiques. Le programme repose sur les Champs-Écoles des producteurs (CEP), plus connus sous leur appellation anglo-saxonne de Farmer Field School (École pratique d’agriculture), une approche promue par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui place l’agriculteur au centre de son propre apprentissage. Ici, pas de salle de classe : l’échange se noue directement autour de la parcelle, entre observation, pratique et partage d’expérience.
Trente agriculteurs bénéficiaires suivront ainsi trois séances pratiques organisées sur une parcelle de démonstration d’environ un hectare, fractionnée en plusieurs petites unités. L’encadrement sera assuré par un ingénieur agronome disposant d’un minimum de cinq années d’expérience de terrain, éventuellement appuyé par un ouvrier qualifié dans la conduite d’une safranière.
«Le champ est l’espace où les connaissances locales et les données scientifiques sont testées, validées et intégrées», résume la doctrine de la FAO sur laquelle s’appuie ce type de dispositif, une philosophie que la Direction provinciale de l’agriculture (DPA) d’Agadir décline ici à l’échelle d’une culture emblématique du Souss-Massa.
Chaque séance donnera lieu à un compte rendu détaillé, photographies à l’appui, documentant la progression du groupe et l’état de la parcelle de démonstration.
Une brique dans l’édifice de l’inclusion rurale
Au-delà de son volet agronomique, le programme s’inscrit dans une ambition plus large : celle de l’inclusion économique des femmes rurales, pilier affiché du projet dont il découle. En consolidant les compétences techniques des exploitants de safran, une culture traditionnellement portée par une main-d’œuvre féminine importante dans les zones de montagne du Souss-Massa, la DPA d’Agadir entend renforcer la capacité de ces producteurs à sécuriser et diversifier leurs revenus, dans un territoire où l’agriculture demeure le principal moteur économique local.
Une pédagogie de terrain plutôt qu’un discours magistral
Le choix méthodologique retenu par l’Agriculture tranche avec les formats de formation classiques. Le programme repose sur les Champs-Écoles des producteurs (CEP), plus connus sous leur appellation anglo-saxonne de Farmer Field School (École pratique d’agriculture), une approche promue par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui place l’agriculteur au centre de son propre apprentissage. Ici, pas de salle de classe : l’échange se noue directement autour de la parcelle, entre observation, pratique et partage d’expérience.
Trente agriculteurs bénéficiaires suivront ainsi trois séances pratiques organisées sur une parcelle de démonstration d’environ un hectare, fractionnée en plusieurs petites unités. L’encadrement sera assuré par un ingénieur agronome disposant d’un minimum de cinq années d’expérience de terrain, éventuellement appuyé par un ouvrier qualifié dans la conduite d’une safranière.
«Le champ est l’espace où les connaissances locales et les données scientifiques sont testées, validées et intégrées», résume la doctrine de la FAO sur laquelle s’appuie ce type de dispositif, une philosophie que la Direction provinciale de l’agriculture (DPA) d’Agadir décline ici à l’échelle d’une culture emblématique du Souss-Massa.
Du geste technique à l’autonomie des producteurs
Le contenu pédagogique couvre l’ensemble du cycle végétatif du safran : plantation des bulbes, irrigation maîtrisée, fertilisation, désherbage, lutte contre les maladies et les ravageurs, récolte et post-récolte. Une fois les séances achevées, les bénéficiaires recevront gratuitement des bulbes de safran fournis par la Direction provinciale de l’agriculture, avec pour mission de reproduire sur leurs propres parcelles les gestes appris collectivement, une logique de diffusion horizontale des compétences, pensée pour ancrer durablement la pratique au-delà du temps de la formation.Chaque séance donnera lieu à un compte rendu détaillé, photographies à l’appui, documentant la progression du groupe et l’état de la parcelle de démonstration.
Taliouine, la référence à portée de car
Le volet formation s’accompagne d’un voyage d’étude structurant : les trente participants effectueront un déplacement d’une journée depuis le cercle d’Ighrem vers celui de Taliouine, capitale historique du safran marocain. Au programme : visite d’une exploitation safranière, immersion au sein d’une coopérative locale et passage par la Maison du safran (Dar Safran) de Taliouine. Une manière, pour les producteurs d’Adar, de mesurer le potentiel de leur propre filière à l’aune d’un territoire où la culture du safran a déjà structuré toute une économie coopérative.Une brique dans l’édifice de l’inclusion rurale
Au-delà de son volet agronomique, le programme s’inscrit dans une ambition plus large : celle de l’inclusion économique des femmes rurales, pilier affiché du projet dont il découle. En consolidant les compétences techniques des exploitants de safran, une culture traditionnellement portée par une main-d’œuvre féminine importante dans les zones de montagne du Souss-Massa, la DPA d’Agadir entend renforcer la capacité de ces producteurs à sécuriser et diversifier leurs revenus, dans un territoire où l’agriculture demeure le principal moteur économique local.
