«En deux décennies, le Maroc s'est imposé comme une plateforme incontournable de l’aéronautique, capable de fabriquer 42% des composants d'un avion. Mais le Royaume entend franchir un nouveau cap : produire son propre moteur d’avion d’ici 2030, en s'appuyant sur les géants de la fabrication dans le secteur», souligne la chaîne TV francophone dans un article publié sur son site web. L’article met en avant la dynamique que connaît ce secteur stratégique au Maroc, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans la perspective de donner une nouvelle impulsion à l’industrie aéronautique nationale «pour être capable, d'ici 2027, de produire son propre moteur d'avion».
Depuis vingt ans, relève TV5, des sites industriels émergent un à un sur le sol marocain, dont le dernier en date est l’usine du groupe aéronautique français Safran, dédiée à la fabrication de systèmes de train d’atterrissage, à Nouaceur, au sud de Casablanca. À travers ce projet, dont la cérémonie de présentation et de lancement a été présidée en février dernier par le Souverain au Palais Royal de Casablanca, le géant mondial des fabricants de moteurs d’avions court et moyen-courrier devrait investir 280 millions d’euros dans le projet, rappelle l’auteure de l’article. «Cet investissement nous permettra d’accompagner la montée en cadence de la production de la famille Airbus A320 (l'avion le plus vendu au monde) et de préparer la prochaine génération d’avions court et moyen-courrier», a expliqué le président de Safran, Ross McInnes, cité par TV5 Monde.
Du côté marocain, ajoute la même source, le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, s’est félicité de ce projet, d’autant plus qu’à ses yeux, «fabriquer au Maroc les systèmes de trains d’atterrissage, c’est maîtriser des technologies complexes et affirmer la présence industrielle du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales de l’aéronautique». Outre le groupe Safran, implanté sur le territoire national depuis 26 ans et dont les relations commerciales avec le Maroc ne sont donc pas nouvelles, TV5 Monde se fait écho de la présence dans le Royaume d’autres opérateurs de la filière aéronautique française, dont l’équipementier Mecachrome, qui fournit de grands groupes internationaux comme Boeing et Airbus.
Présent au Maroc depuis 2008, le groupe a inauguré, dix ans après sa création, l’extension de ses deux unités industrielles spécialisées dans la fabrication de pièces élémentaires d’aérostructures. «Je n’aurais pas du tout imaginé cela en 2008, quand nous avons démarré», confie à TV5 Monde, au milieu de l’usine de Tanger, Jean-Pierre Desnoux, directeur de Mecachrome Maroc. Le groupe possède ses nouvelles unités dans la zone franche de Tanger, «une zone géographique qui présente des avantages fiscaux», précise le média francophone qui estime que de telles incitations sont à même de permettre au Royaume de «continuer à attirer les investissements et de développer l’activité économique, notamment grâce à un fonds de développement industriel doté de près de 1,9 milliard d’euros sur sept ans».
Ce fonds a aussi permis à des entreprises locales de se développer, fait remarquer TV5 Monde qui cite le cas de la société marocaine Tronico Atlas Electronic, «la première en Afrique» à obtenir la certification Nadcap, «une référence dans l’aéronautique» et «un gage de qualité» permettant de contribuer au développement du réseau local de fournisseurs. «Quand on a commencé, on n’avait presque aucun fournisseur local. On a commencé à livrer des clients qui se sont même installés au Maroc. On sent qu’un écosystème aéronautique prend forme», témoigne Hassane Zine El Abidine, directeur Tronico Atlas Groupe Agon Électronic.
Au vu de cette dynamique, TV5 Monde anticipe une année 2030 qui «résonne pour le Maroc comme l’année du premier avion 100% marocain», mais qui «marque aussi un engagement pour le secteur aérien mondial», d’autant plus qu’«à partir de cette date, 1,2% des carburants devront être des carburants de synthèse, élaborés à partir d’hydrogène “vert” et de CO₂, et non plus issus de la biomasse». Et de rappeler que «le secteur aérien, responsable aujourd’hui d’environ 3% des émissions mondiales de CO₂, contribue également à d’autres impacts climatiques, comme les émissions de gaz supplémentaires et les traînées de condensation».
Du côté marocain, ajoute la même source, le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, s’est félicité de ce projet, d’autant plus qu’à ses yeux, «fabriquer au Maroc les systèmes de trains d’atterrissage, c’est maîtriser des technologies complexes et affirmer la présence industrielle du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales de l’aéronautique». Outre le groupe Safran, implanté sur le territoire national depuis 26 ans et dont les relations commerciales avec le Maroc ne sont donc pas nouvelles, TV5 Monde se fait écho de la présence dans le Royaume d’autres opérateurs de la filière aéronautique française, dont l’équipementier Mecachrome, qui fournit de grands groupes internationaux comme Boeing et Airbus.
Présent au Maroc depuis 2008, le groupe a inauguré, dix ans après sa création, l’extension de ses deux unités industrielles spécialisées dans la fabrication de pièces élémentaires d’aérostructures. «Je n’aurais pas du tout imaginé cela en 2008, quand nous avons démarré», confie à TV5 Monde, au milieu de l’usine de Tanger, Jean-Pierre Desnoux, directeur de Mecachrome Maroc. Le groupe possède ses nouvelles unités dans la zone franche de Tanger, «une zone géographique qui présente des avantages fiscaux», précise le média francophone qui estime que de telles incitations sont à même de permettre au Royaume de «continuer à attirer les investissements et de développer l’activité économique, notamment grâce à un fonds de développement industriel doté de près de 1,9 milliard d’euros sur sept ans».
Ce fonds a aussi permis à des entreprises locales de se développer, fait remarquer TV5 Monde qui cite le cas de la société marocaine Tronico Atlas Electronic, «la première en Afrique» à obtenir la certification Nadcap, «une référence dans l’aéronautique» et «un gage de qualité» permettant de contribuer au développement du réseau local de fournisseurs. «Quand on a commencé, on n’avait presque aucun fournisseur local. On a commencé à livrer des clients qui se sont même installés au Maroc. On sent qu’un écosystème aéronautique prend forme», témoigne Hassane Zine El Abidine, directeur Tronico Atlas Groupe Agon Électronic.
Au vu de cette dynamique, TV5 Monde anticipe une année 2030 qui «résonne pour le Maroc comme l’année du premier avion 100% marocain», mais qui «marque aussi un engagement pour le secteur aérien mondial», d’autant plus qu’«à partir de cette date, 1,2% des carburants devront être des carburants de synthèse, élaborés à partir d’hydrogène “vert” et de CO₂, et non plus issus de la biomasse». Et de rappeler que «le secteur aérien, responsable aujourd’hui d’environ 3% des émissions mondiales de CO₂, contribue également à d’autres impacts climatiques, comme les émissions de gaz supplémentaires et les traînées de condensation».
