Le projet s’inscrit dans une ambition que l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) qualifie de priorité stratégique : développer l’aquaculture continentale pour répondre aux enjeux de sécurité alimentaire, de résilience face au changement climatique, de valorisation durable des ressources hydriques continentales et de dynamisation des économies locales et rurales. Cette orientation s’appuie sur la stratégie nationale «Forêts du Maroc» et sur le «Nouveau modèle de développement de la pêche et de l’aquaculture continentales» (NMD-PAC) 2023-2030, qui vise à concilier productivité aquacole, durabilité environnementale, inclusion sociale et attractivité territoriale. L’un des principaux leviers de ce modèle est la création de pôles aquacoles intégrés, conçus comme des centres multifonctionnels dédiés à la production piscicole, à la formation, à la démonstration et à l’innovation. L’Aquapôle de Taroudant en est la traduction dans le Souss-Massa. Élaboré à partir d’une étude technique préalable, il prévoit des infrastructures modernes adaptées aux conditions des zones arides et semi-arides : écloserie, unités de reproduction et de nurserie, bassins de pré-grossissement et de grossissement, module d’élevage en Raceways, système hydraulique gravitaire optimisé, ainsi que des espaces de formation technique et de démonstration.
Le module d’élevage en Raceways (IPRS) illustrera l’approche retenue pour limiter l’emprise : les poissons seront concentrés dans trois bassins en béton où les densités seront élevées et la gestion facilitée, tandis que l’étang qui les entoure servira de zone de traitement ; les déchets solides y seront acheminés pour décanter. Selon le schéma du dossier du projet, les Raceways ne représenteront qu’environ 3% du volume de l’étang. Chaque Raceway sera équipé d’un système air-lift qui met l’eau en mouvement et de portes en inox munies de grilles de confinement. Les bassins de reproduction seront installés sous serre pour une protection thermique passive. Le dossier en attend une limitation des variations de température, de meilleures conditions d’élevage et un allongement de la période de reproduction, notamment dans les zones aux hivers modérés. Les bassins seront dotés de pêcheries pour la récupération des poissons lors des vidanges, du tri ou des récoltes, de passerelles de service et de séparations amovibles.
Une chaîne d’élevage complète sur cinq hectares
Le pôle réunira, sur un seul site, tous les maillons de la production. Il reposera sur deux espèces : le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus), destiné à la production commerciale, et la carpe argentée (Hypophthalmichthys molitrix), employée notamment pour le contrôle biologique du phytoplancton et l’amélioration de la qualité des eaux. Le cycle commencera à l’écloserie, un bâtiment modulaire préfabriqué à charpente métallique légère de 28 m sur 42 m (1.176 m²), prévu pour accueillir un système aquacole en recirculation (RAS). Ses surfaces indicatives comprendront environ 432 m² pour la reproduction, 192 m² pour l’incubation et 352 m² pour la nurserie et le pré-grossissement, ainsi qu’un coin laboratoire destiné au contrôle de la qualité de l’eau et au suivi zootechnique. Le choix du préfabriqué vise une mise en œuvre rapide, une grande flexibilité d’aménagement et des possibilités d’extension ou de reconfiguration. En aval, les poissons passeront par des bassins de nurserie, de pré-grossissement puis de grossissement.Le module d’élevage en Raceways (IPRS) illustrera l’approche retenue pour limiter l’emprise : les poissons seront concentrés dans trois bassins en béton où les densités seront élevées et la gestion facilitée, tandis que l’étang qui les entoure servira de zone de traitement ; les déchets solides y seront acheminés pour décanter. Selon le schéma du dossier du projet, les Raceways ne représenteront qu’environ 3% du volume de l’étang. Chaque Raceway sera équipé d’un système air-lift qui met l’eau en mouvement et de portes en inox munies de grilles de confinement. Les bassins de reproduction seront installés sous serre pour une protection thermique passive. Le dossier en attend une limitation des variations de température, de meilleures conditions d’élevage et un allongement de la période de reproduction, notamment dans les zones aux hivers modérés. Les bassins seront dotés de pêcheries pour la récupération des poissons lors des vidanges, du tri ou des récoltes, de passerelles de service et de séparations amovibles.
