En 2024 et 2025, la filière apicole marocaine reste sous forte pression. Entre sécheresse, affaiblissement des colonies et production insuffisante, les professionnels multiplient les stratégies d’adaptation pour préserver les ruches et maintenir un maillon essentiel de l’agriculture. Les colonies d’abeilles continuent de s’affaiblir, prolongeant une crise amorcée dès 2022 et confirmée en 2023, et révélant la vulnérabilité d’une activité pourtant essentielle à l’équilibre agricole et écologique.
La chute a été brutale il y a quatre ans, et semble se prolonger. La production de miel a reculé de près de 70% en 2022 par rapport à 2021, selon les estimations des professionnels, un niveau historiquement bas prolongé en 2023. Cette tendance s’inscrit dans un contexte de stress hydrique durable qui affecte les ressources mellifères et les cycles de floraison. Résultat, les abeilles peinent à se nourrir, les colonies s’affaiblissent et la mortalité progresse. Une enquête de l’ONSSA, en collaboration avec la Fédération interprofessionnelle, faisait état d’environ 36% de ruches désertées en 2022–2023. Depuis, la situation reste instable avec des pertes toujours importantes dans plusieurs régions.
L’apiculture ne fait pas l’objet d’un traitement spécifique en tant que filière dédiée dans la stratégie Génération Green, mais elle s’inscrit dans ses orientations en matière de développement durable, de préservation des ressources naturelles et de soutien aux revenus des petits agriculteurs.
Dans un pays où près de 36.000 apiculteurs tirent tout ou partie de leurs revenus de cette activité, l’enjeu dépasse largement la production de miel. L’apiculture joue un rôle clé dans la pollinisation des plantes naturelles et cultivées, contribuant directement à la productivité de filières agricoles comme l’arboriculture fruitière, le maraîchage ou les cultures industrielles. L’affaiblissement des colonies pose ainsi une question de sécurité alimentaire et de préservation des écosystèmes.
Les données du ministère de l’Agriculture font état d’une filière structurée autour de près de 36.000 apiculteurs et d’environ 500.000 ruches, pour une production estimée à près de 8.000 tonnes de miel par an. Mais ces équilibres sont aujourd’hui perturbés. La production reste insuffisante pour couvrir la demande nationale et des pertes importantes sont observées dans certaines régions.
Malgré ces efforts, les défis restent considérables. La dépendance au climat, la pression sur les ressources naturelles et la fragilité économique des exploitations continuent de peser sur la filière. Préserver les ruches devient un enjeu stratégique pour l’agriculture et la biodiversité. nUn impact économique notable
Selon les données du ministère de l’Agriculture, le chiffre d’affaires du secteur avoisine 1,1 milliard de dirhams. Le secteur génère près de 2,45 millions de journées de travail. La consommation moyenne reste faible, autour de 250 grammes par habitant et par an. Ces indicateurs montrent une filière structurée mais fragilisée par la variabilité de la production et l’impact croissant des aléas climatiques.
La chute a été brutale il y a quatre ans, et semble se prolonger. La production de miel a reculé de près de 70% en 2022 par rapport à 2021, selon les estimations des professionnels, un niveau historiquement bas prolongé en 2023. Cette tendance s’inscrit dans un contexte de stress hydrique durable qui affecte les ressources mellifères et les cycles de floraison. Résultat, les abeilles peinent à se nourrir, les colonies s’affaiblissent et la mortalité progresse. Une enquête de l’ONSSA, en collaboration avec la Fédération interprofessionnelle, faisait état d’environ 36% de ruches désertées en 2022–2023. Depuis, la situation reste instable avec des pertes toujours importantes dans plusieurs régions.
Des réponses qui s’organisent face à la crise
Dans ce contexte, les stratégies d’adaptation deviennent centrales. La transhumance apicole se renforce pour compenser la raréfaction des ressources. D’autres apiculteurs recourent à l’alimentation complémentaire pour maintenir les colonies durant les périodes de pénurie. Parallèlement, des initiatives visant à améliorer la résilience des abeilles se développent. Elles portent sur la sélection de souches plus résistantes, l’amélioration de la gestion sanitaire et la diversification des ressources mellifères. L’enjeu est d’adapter les colonies à un environnement devenu plus instable.L’apiculture ne fait pas l’objet d’un traitement spécifique en tant que filière dédiée dans la stratégie Génération Green, mais elle s’inscrit dans ses orientations en matière de développement durable, de préservation des ressources naturelles et de soutien aux revenus des petits agriculteurs.
Dans un pays où près de 36.000 apiculteurs tirent tout ou partie de leurs revenus de cette activité, l’enjeu dépasse largement la production de miel. L’apiculture joue un rôle clé dans la pollinisation des plantes naturelles et cultivées, contribuant directement à la productivité de filières agricoles comme l’arboriculture fruitière, le maraîchage ou les cultures industrielles. L’affaiblissement des colonies pose ainsi une question de sécurité alimentaire et de préservation des écosystèmes.
Une filière sous tension économique et territoriale
Face à cette situation, les déséquilibres du marché se sont accentués. La baisse de la production a favorisé le recours aux importations, tandis que les prix du miel ont enregistré des hausses sensibles. Les performances restent contrastées selon les régions. Les zones plus favorables, comme Souss-Massa ou certaines parties du Gharb, résistent mieux, tandis que les régions intérieures, notamment Béni Mellal-Khénifra, l’Oriental ou Drâa-Tafilalet, restent fortement impactées par le déficit hydrique.Les données du ministère de l’Agriculture font état d’une filière structurée autour de près de 36.000 apiculteurs et d’environ 500.000 ruches, pour une production estimée à près de 8.000 tonnes de miel par an. Mais ces équilibres sont aujourd’hui perturbés. La production reste insuffisante pour couvrir la demande nationale et des pertes importantes sont observées dans certaines régions.
Malgré ces efforts, les défis restent considérables. La dépendance au climat, la pression sur les ressources naturelles et la fragilité économique des exploitations continuent de peser sur la filière. Préserver les ruches devient un enjeu stratégique pour l’agriculture et la biodiversité. nUn impact économique notable
Selon les données du ministère de l’Agriculture, le chiffre d’affaires du secteur avoisine 1,1 milliard de dirhams. Le secteur génère près de 2,45 millions de journées de travail. La consommation moyenne reste faible, autour de 250 grammes par habitant et par an. Ces indicateurs montrent une filière structurée mais fragilisée par la variabilité de la production et l’impact croissant des aléas climatiques.
