Les cybercriminels profitent de la hausse du coût de la vie, de l'inflation et des incertitudes économiques pour cibler des particuliers via les applications de messagerie, leur soutirant des sommes parfois considérables, selon Kaspersky. Au Maroc, les victimes d'arnaques par messagerie perdent en moyenne 504,28 dollars, soit près de 5.000 dirhams, une somme qui aurait pu être consacrée à des dépenses essentielles comme l'alimentation ou les factures d'énergie.
L'étude souligne également que près de 8% des victimes marocaines déclarent avoir perdu plus de 1.350 dollars, aggravant leur situation financière dans un contexte marqué par une pression croissante sur le pouvoir d'achat.
À l'échelle mondiale, l'impact économique est colossal. Avec près de 3 milliards d'utilisateurs d'applications de messagerie, si seulement 10 % d'entre eux sont victimes d'une arnaque, les pertes pourraient dépasser 219,9 milliards de dollars, estime Kaspersky.
Pour la plupart des victimes, la dernière tentative remonte à moins de six mois.
À l'échelle internationale, l'étude montre que les Millennials sont particulièrement ciblés par les fausses opportunités d'investissement, les cybercriminels exploitant leurs préoccupations liées au pouvoir d'achat, au logement et à la recherche de revenus complémentaires.
Face à l'évolution constante de ces escroqueries, Kaspersky souligne la nécessité d'agir de manière durable et coordonnée. L'entreprise recommande notamment aux particuliers d'adopter les bonnes pratiques suivantes :
L'étude souligne également que près de 8% des victimes marocaines déclarent avoir perdu plus de 1.350 dollars, aggravant leur situation financière dans un contexte marqué par une pression croissante sur le pouvoir d'achat.
À l'échelle mondiale, l'impact économique est colossal. Avec près de 3 milliards d'utilisateurs d'applications de messagerie, si seulement 10 % d'entre eux sont victimes d'une arnaque, les pertes pourraient dépasser 219,9 milliards de dollars, estime Kaspersky.
Des fraudes largement sous-déclarées
Le rapport met également en évidence un important déficit de signalement. Au Maroc, seulement 18,4% des victimes déclarent les faits à la police, tandis que 16,8 % contactent leur banque. Résultat : une grande partie des pertes échappe aux statistiques officielles, ce qui contribue à sous-estimer l'ampleur réelle du phénomène.Une criminalité de plus en plus organisée
Les chercheurs de Kaspersky constatent une accélération inquiétante des escroqueries. Plus de la moitié (52%) des fraudes recensées se sont produites au cours des cinq derniers mois. Plus alarmant encore, 28% des personnes interrogées affirment avoir été ciblées au moins trois fois, signe que ces arnaques ne relèvent plus d'initiatives isolées mais d'une criminalité organisée et industrialisée.Pour la plupart des victimes, la dernière tentative remonte à moins de six mois.
Les fausses opportunités d'investissement en tête
Au Maroc, les arnaques les plus répandues sont :- les escroqueries à l'investissement (54%) ;
- les usurpations d'identité de marques (45,6%) ;
- les fausses livraisons (31,6%).
À l'échelle internationale, l'étude montre que les Millennials sont particulièrement ciblés par les fausses opportunités d'investissement, les cybercriminels exploitant leurs préoccupations liées au pouvoir d'achat, au logement et à la recherche de revenus complémentaires.
Des mesures urgentes pour limiter l’impact économique des arnaques par messagerie
Les arnaques par messagerie sont devenues un véritable enjeu macroéconomique. Elles entraînent une érosion progressive et silencieuse des ressources financières des ménages, fragilisent leur résilience économique, déstabilisent les foyers, affaiblissent la confiance dans les services numériques et pèsent sur les économies nationales. Il ne s'agit plus seulement d'un problème de cybersécurité, mais bien d'un enjeu de sécurité économique.Face à l'évolution constante de ces escroqueries, Kaspersky souligne la nécessité d'agir de manière durable et coordonnée. L'entreprise recommande notamment aux particuliers d'adopter les bonnes pratiques suivantes :
- Protéger ses appareils en temps réel : installer une solution de sécurité complète, telle que Kaspersky Premium, capable de détecter et de bloquer en temps réel les liens malveillants et les tentatives de phishing sur les applications et les sites web utilisés au quotidien. Sur mobile, une nouvelle couche de protection anti-phishing analyse également les liens suspects présents dans les notifications avant toute interaction.
- Renforcer la gestion de ses mots de passe : utiliser un gestionnaire de mots de passe, tel que Kaspersky Password Manager, afin de stocker ses identifiants en toute sécurité et de les renseigner automatiquement sur les sites web, les applications et les différents appareils.
- Se sensibiliser aux arnaques numériques : s'informer et sensibiliser ses proches aux principales techniques d'escroquerie par messagerie ainsi qu'aux signaux d'alerte permettant de les identifier.
- Investir dans des outils de protection adaptés : les entreprises peuvent déployer des solutions avancées de surveillance, telles que Kaspersky Brand Monitoring, afin de détecter les usages frauduleux de leur marque sur les réseaux sociaux, les places de marché en ligne et certaines parties du dark web, facilitant ainsi les enquêtes et les actions de suppression des contenus frauduleux.
