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Assurances : chiffre d’affaires record au premier semestre 2026

Le secteur marocain des assurances a réalisé un chiffre d’affaires semestriel record au premier semestre 2026, avec 38,9 milliards de DH de primes émises, en hausse de 11,5% sur un an. La branche Vie tire la croissance mais ralentit nettement au deuxième trimestre, tandis que la Non-Vie progresse à un rythme plus régulier.

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Le secteur marocain des assurances et de la réassurance (hors réassureurs exclusifs) a émis 38,9 milliards de DH de primes au premier semestre 2026, en hausse de 11,5% par rapport à la même période de 2025, selon les statistiques trimestrielles publiées par l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (Acaps). Un chiffre d’affaires (CA) semestriel record. La progression reste tirée par la branche Vie, dont la dynamique s’est toutefois nettement ralentie entre les deux trimestres (T).

Une dynamique portée par la Vie

Les primes Vie ont atteint 17,6 milliards de DH sur le semestre (+18,0% sur un an), portées par un premier trimestre exceptionnel (8,2 milliards, +37% vs T1-2025) suivi d’un deuxième trimestre bien plus modéré (9,4 milliards, +5,2% vs T2-2025). Ce contraste s’explique en grande partie par les supports en unités de compte (UC), dont les primes avaient plus que quadruplé au premier trimestre (+385,9%) avant de revenir à une progression de +62,9% au deuxième pour atteindre un total de 2,7 milliards de DH à fin juin 2026.

L’Épargne-Supports Dirhams, principal contributeur avec 12,8 milliards de DH cumulés sur le semestre, a vu sa croissance ralentir de +13,4% au T1 à +1,3% au T2. La branche Décès affiche pour sa part une progression stable, proche de 7% sur les deux trimestres, pour un cumul de 1,99 milliard de DH.

La Non-Vie en croissance plus régulière

Les primes Non-Vie totalisent 21,4 milliards de DH sur le semestre, en progression de 6,8% sur un an, avec une croissance plus homogène d’un trimestre à l’autre (+7,5% au T1, +5,6% au T2). L’Automobile demeure le premier poste avec 9,8 milliards de DH de primes cumulées (dont 7,8 milliards en RC), en hausse de 10,0% au T1 puis 3,7% au T2.

Les Accidents corporels progressent de façon soutenue (3,35 milliards de DH sur le semestre, +8,6% puis +6,6%), portés notamment par la composante maladie (2,92 milliards de DH). Les Risques techniques, après un bond de +41,9% au T1, reculent de 37,6% au T2, tandis que la RC Générale et le Crédit-Caution poursuivent une trajectoire globalement positive.

À l’issue du semestre, la structure des primes reste relativement équilibrée entre les deux branches : 45% pour la Vie et 55% pour la Non-Vie.

Par ailleurs, les prestations et frais payés se sont élevés à 10,5 milliards de DH au T1 2026, puis à 10,9 milliards au T2, soit un cumul de 21,4 milliards de DH sur le semestre.

L’Acaps mesure ces agrégats par rapport au trimestre précédent plutôt que sur une base annuelle : les prestations avaient ainsi progressé de 4,6% entre le T4-2025 et le T1-2026, avant de reculer de 7,0% entre le T1 et le T2-2026 – un repli porté par la branche Vie (-20,0%), la Non-Vie continuant sa progression (+9,8%). Les frais d’acquisition et de gestion cumulés atteignent environ 6,0 milliards de DH sur le semestre, avec une hausse trimestrielle plus marquée au T2 (frais de gestion +10,6%, contre -2,3% au trimestre précédent).

Des placements quasi stables, dominés par les actifs de taux

Les placements affectés par les entreprises d’assurances et de réassurance s’établissaient à 238,4 milliards de DH à fin juin 2026, contre 239,4 milliards à fin mars et 232,6 milliards à fin décembre 2025 – soit une progression d’environ 2,5% depuis le début de l’année, malgré un léger repli de 0,4% entre le T1 et le T2. La structure de ces placements reste stable d’un trimestre à l’autre : les actifs de taux représentent 47% du total, les actifs actions 43%, l’immobilier 6% et le reste des actifs 4%.

Les actifs de taux ont toutefois légèrement reculé au T2 (112,1 milliards de DH, -1,0%), tirés par la baisse des dépôts en comptes indisponibles (-49,1%), tandis que les placements affectés aux contrats en unités de compte poursuivent leur progression (+9,0% au T2, après +28,4% au T1).
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