Le secteur marocain de l’assurance a vu sa Sinistralité s’aggraver en 2025, une dégradation qui touche la majorité des compagnies et qui trouve principalement son origine dans la branche Non-Vie. C’est ce que révèle le «Rapport sur la Stabilité financière 2025», publié conjointement par Bank Al-Maghrib, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (Acaps) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).
L’Automobile, premier segment de cette branche, concentre l’essentiel de la détérioration : son ratio de Sinistralité a bondi de 7,6 points pour atteindre 76,9%. La catégorie «Accidents du travail – Maladies professionnelles» (AT-MP) a également vu son ratio S/P brut se dégrader, en hausse de 2,9 points à 82,9%.
À l’inverse, certaines branches ont contribué à atténuer ce mouvement d’ensemble : les catégories «Accidents corporels – Maladie – Maternité», «Assurances des risques techniques» et «Transport» ont vu leur ratio de Sinistralité reculer sur l’exercice.
Autre indicateur clé suivi par les régulateurs : le ratio combiné, qui mesure la performance technique, chargements compris, s’est dégradé de 2,8 points pour atteindre 105,1%. Cette évolution reflète directement la hausse de la Sinistralité, le taux de chargement étant, lui, resté stable autour de 32% par rapport à l’année précédente.
Au final, portée par l’ensemble de ces éléments, la rentabilité globale du secteur a progressé de 21,4%, une hausse largement supérieure à celle des fonds propres (+5,1%), permettant au secteur d’améliorer son ROE de 1,5 point, à 11,1% – son niveau le plus élevé depuis dix ans.
Sur le plan réglementaire, 2025 a été marquée par l’achèvement des travaux de révision du dahir de 1984 relatif à l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation. Cette réforme, destinée à adapter le système d’indemnisation aux évolutions socio-économiques survenues depuis plus de quarante ans, instaure notamment un mécanisme de révision périodique – tous les cinq ans – des seuils du salaire de référence servant au calcul des indemnités, en remplacement de l’ancien mécanisme indexé sur le régime des rémunérations de la fonction publique.
Un ratio de Sinistralité en nette dégradation
Le ratio de Sinistralité brut du secteur s’est établi à 68,5% en 2025, contre 66,7% un an plus tôt. Le Rapport précise que cette dégradation a été observée chez la majorité des entreprises d’assurances et qu’elle a été principalement portée par des catégories clés de la branche Non-Vie.L’Automobile, premier segment de cette branche, concentre l’essentiel de la détérioration : son ratio de Sinistralité a bondi de 7,6 points pour atteindre 76,9%. La catégorie «Accidents du travail – Maladies professionnelles» (AT-MP) a également vu son ratio S/P brut se dégrader, en hausse de 2,9 points à 82,9%.
À l’inverse, certaines branches ont contribué à atténuer ce mouvement d’ensemble : les catégories «Accidents corporels – Maladie – Maternité», «Assurances des risques techniques» et «Transport» ont vu leur ratio de Sinistralité reculer sur l’exercice.
Une tendance confirmée nette de réassurance
L’analyse de la Sinistralité nette de réassurance confirme cette même orientation : le ratio net s’est établi à 73,5%, contre 70,9% en 2024. Le Rapport souligne que ce ratio net demeure supérieur au ratio brut, ce qui traduit une contribution plus limitée de la réassurance sur l’exercice – une situation qui pourrait s’expliquer par la baisse des sinistres majeurs sur certaines catégories fortement réassurées, limitant de fait l’activation des couvertures de réassurance.Autre indicateur clé suivi par les régulateurs : le ratio combiné, qui mesure la performance technique, chargements compris, s’est dégradé de 2,8 points pour atteindre 105,1%. Cette évolution reflète directement la hausse de la Sinistralité, le taux de chargement étant, lui, resté stable autour de 32% par rapport à l’année précédente.
Une rentabilité qui résiste malgré tout, grâce au résultat financier
Malgré cette dégradation, la branche Non-Vie, qui demeure le principal contributeur à la rentabilité du secteur, a dégagé un résultat technique net de 4,9 milliards de dirhams, en hausse de 25,7%. Le Rapport détaille que cette progression résulte principalement de la performance du solde financier, qui a atteint 5,6 milliards de dirhams (+41,5%), une performance qui a largement compensé le recul de la marge brute d’exploitation, ramenée à 2,2 milliards de dirhams (-10,5%) sous l’effet direct d’une Sinistralité plus élevée. Le solde de réassurance est, quant à lui, resté défavorable, à -2,9 milliards de dirhams, au détriment des cédants.Au final, portée par l’ensemble de ces éléments, la rentabilité globale du secteur a progressé de 21,4%, une hausse largement supérieure à celle des fonds propres (+5,1%), permettant au secteur d’améliorer son ROE de 1,5 point, à 11,1% – son niveau le plus élevé depuis dix ans.
L’Automobile, un segment sous surveillance
Le Rapport consacre un focus particulier à l’assurance Automobile, qui occupe une place centrale dans le marché marocain avec une part d’environ 47% de la branche Non-Vie, portée par le caractère obligatoire de la responsabilité civile Automobile et un parc national qui compte désormais près de cinq millions de véhicules.Sur le plan réglementaire, 2025 a été marquée par l’achèvement des travaux de révision du dahir de 1984 relatif à l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation. Cette réforme, destinée à adapter le système d’indemnisation aux évolutions socio-économiques survenues depuis plus de quarante ans, instaure notamment un mécanisme de révision périodique – tous les cinq ans – des seuils du salaire de référence servant au calcul des indemnités, en remplacement de l’ancien mécanisme indexé sur le régime des rémunérations de la fonction publique.
