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Lundi 28 Septembre 2026
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Industrie automobile : le Maroc veut accélérer le déboursement des aides financières aux investisseurs

L’État va accélérer le traitement des subventions accordées aux constructeurs et équipementiers automobiles, afin de fluidifier les déboursements et soutenir la dynamique d’investissement. Ces aides couvrent notamment le soutien spécifique aux constructeurs, la compensation des taxes portuaires et des surcoûts logistiques, le remboursement du différentiel de transport des véhicules, ainsi que l’accompagnement des investissements capacitaires des fournisseurs et des constructeurs.

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L’État entend fluidifier le traitement des dossiers de subventions accordées aux constructeurs et fournisseurs automobiles. Porté depuis plusieurs années par le Plan d’accélération industrielle, qui a structuré le développement du secteur autour d’une logique d’écosystèmes, l’industrie automobile marocaine a enregistré des niveaux de croissance soutenus, tant en matière d’exportations que de création d’emplois, hissant le Royaume au rang de premier constructeur automobile en Afrique. Ces performances ont permis de positionner le Maroc sur les radars des plus grands players industriels mondiaux.



Pour consolider cette dynamique, le ministère de l’Industrie a mis en place un mécanisme d’appui à l’investissement industriel reposant, entre autres, sur l’octroi d’aides financières directes aux constructeurs et aux fournisseurs. Ces subventions couvrent plusieurs volets : le soutien spécifique aux constructeurs, la compensation de l’impact des taxes portuaires (import/export) et des surcoûts logistiques liés aux flux des constructeurs et de leurs fournisseurs, le remboursement du différentiel de transport des véhicules, ainsi que l’accompagnement des investissements capacitaires réalisés dans le cadre des conventions d’investissement signées avec l’État.

Pour bénéficier de ces aides, chaque constructeur ou fournisseur dépose un dossier de déboursement auprès de la Direction des industries de l’automobile, qui procède à son évaluation et à la validation des pièces justificatives avant de déterminer le montant de la subvention à verser, et ce, conformément aux modalités de déboursement définies pour chaque type de subvention. C’est pour réduire les délais de traitement de ces dossiers, souvent volumineux et techniques, que le ministère a décidé d’agir.

Dans ce cadre, un appel d’offres a été lancé pour une assistance technique destinée à accompagner la Direction des industries de l’automobile dans la vérification, l’analyse et la validation des pièces justificatives des dépenses engagées par les constructeurs et fournisseurs, en vue d’accélérer le versement de la contribution financière de l’État. Au Maroc, l’industrie automobile s’est progressivement érigée en pôle majeur en Afrique, grâce notamment à l’implantation de constructeurs mondiaux ainsi qu’à la mise en place d’un écosystème intégrant plusieurs équipementiers. Récemment, ce dernier connaît un développement notable vers un nouveau palier avec l’attraction d’investissements dans la fabrication des batteries électriques et la création de centres de Recherche & Développement visant à positionner le pays sur la carte mondiale de la production de véhicules électrifiés (Rapport 2025 de Bank Al-Maghrib – BAM).

Grâce à ces efforts, les exportations de l’industrie automobile ont connu une progression remarquable avec un rythme annuel de 11,8% en moyenne entre 2014 et 2025, pour atteindre 157,6 milliards de dirhams en 2024 et 154,7 milliards l’année dernière, s’affirmant comme le premier secteur à l’export avec une part de 33% en 2025. Cette performance reflète la dynamique aussi bien du segment du câblage que de la construction, dont les parts des ventes dans le secteur s’élèvent à 37% et 40% respectivement. En dépit d’un environnement international complexe, marqué par une intensification de la concurrence et la montée du protectionnisme, l’industrie automobile nationale devrait pouvoir poursuivre son développement et préserver sa compétitivité grâce aux efforts consentis en termes d’attractivité des investissements directs étrangers dans les segments stratégiques, ainsi qu’à l’orientation vers l’électrification et le renforcement du contenu local des exportations. Les expéditions du secteur automobile devraient reprendre graduellement, après une quasi-stabilité en 2025, pour s’établir à 202,2 milliards en 2027, selon les dernières prévisions de BAM.
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