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Jeudi 07 Mai 2026
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Autouroute électrique Boujdour-Tensift : le marché des études topographiques attribué

Attribué à Géo Amane pour un montant global de près de 4,47 millions de dirhams, le marché des études topographiques du futur corridor électrique à très haute tension entre Boujdour et Tensift marque une nouvelle avancée dans la mise en œuvre de l’autoroute électrique Sud-Centre. Cette mission clé vise à définir le tracé optimal et à préparer le terrain pour le déploiement de cette infrastructure stratégique dédiée à l’acheminement des énergies renouvelables.

La réalisation de la future autoroute électrique de près de 1.400 km a été confiée à un consortium composé du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, de Taqa Morocco et de Nareva.
La réalisation de la future autoroute électrique de près de 1.400 km a été confiée à un consortium composé du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, de Taqa Morocco et de Nareva.
C’est fait. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) vient d’attribuer le marché des études topographiques du couloir destiné à accueillir les futures lignes électriques à très haute tension (UHT) reliant les régions de Boujdour et de Tensift. À l’issue de l’appel d’offres, le cabinet marocain Géo Amane a été retenu pour les deux lots du projet, pour un montant global d’environ 4,47 millions de dirhams. Dans le détail, le premier lot, portant sur le tronçon Oued Lakraâ–Tan-Tan, a été adjugé pour un montant de 2,237 millions de dirhams, tandis que le second lot, relatif au tronçon Tan-Tan–Marrakech, a été attribué pour 2,238 millions de dirhams.



L’attribution de ce marché marque donc le lancement effectif d’une phase clé du projet de l’autoroute électrique visant à renforcer la dorsale de transport d’électricité entre le Sud et le Centre du Royaume. Dans le cadre de ce marché, les équipes de Géo Amane auront pour mission de conduire une étude topographique exhaustive sur un couloir de 50 mètres de part et d’autre de l’axe des lignes, sur une longueur totale d’environ 2.000 km, correspondant à deux lignes parallèles de 1.000 km chacune. Le périmètre inclut également les terrains destinés aux postes électriques de raccordement.

Concrètement, les prestations couvriront plusieurs volets techniques. Il s’agira d’abord de réaliser une reconnaissance détaillée du terrain afin d’identifier et d’optimiser le tracé des futures lignes, en tenant compte des contraintes existantes, notamment les zones habitées, les espaces forestiers, les infrastructures et les résultats des enquêtes de terrain.

Les équipes devront également procéder à la matérialisation physique du tracé, notamment à travers le balisage des points stratégiques (angles, sommets et zones de traversée), ainsi qu’à des levés topographiques de haute précision. À cela s’ajoutent l’identification du statut juridique des terrains traversés, la constitution des dossiers techniques nécessaires aux phases ultérieures et l’évaluation des impacts potentiels, notamment sur les cultures.

Une infrastructure au cœur de la stratégie énergétique

Ces études s’inscrivent dans le cadre du développement de la future liaison UHT, conçue pour assurer l’évacuation de l’électricité produite dans les provinces du Sud, en particulier à partir de sources renouvelables, vers les zones de consommation du Centre.

Le projet est structuré en deux phases, chacune d’une capacité de 1.500 mégawatts (MW). La première devrait entrer en service à partir de cette année, suivie d’une seconde en 2028. À terme, cette infrastructure permettra de renforcer la capacité du réseau national, d’améliorer la sécurité d’alimentation électrique et d’accompagner l’essor des énergies renouvelables.

Pour rappel, la réalisation de cette autoroute électrique de près de 1.400 km a été confiée à un consortium composé du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, de Taqa Morocco et de Nareva. En parallèle, ce partenariat prévoit le développement de nouvelles capacités de production électrique verte ainsi que des infrastructures liées à l’eau, notamment le dessalement.

Avec l’attribution des études topographiques, le projet franchit ainsi une nouvelle étape opérationnelle, ouvrant la voie aux phases d’ingénierie détaillée et, à terme, au lancement des travaux de construction.
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