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Vendredi 19 Juin 2026
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Bayer mise sur l’innovation et le digital pour accompagner le rebond agricole au Maroc

Portée par une campagne céréalière estimée à près de 90 millions de quintaux, Bayer Crop Science renforce son accompagnement des agriculteurs marocains à travers des solutions agronomiques, des outils digitaux et de nouvelles technologies destinées à améliorer les rendements tout en réduisant la pression sur les ressources naturelles.

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Après plusieurs campagnes marquées par la sécheresse, l’agriculture marocaine retrouve des perspectives plus favorables. La campagne céréalière 2026 devrait atteindre près de 90 millions de quintaux, grâce au retour des pluies et à une amélioration sensible des conditions hydriques. À l’échelle du Maghreb, les perspectives sont également positives, laissant entrevoir une campagne historique pour l’Afrique du Nord.

Présent au Maroc depuis plus de six décennies, Bayer intervient à travers trois activités principales : la pharmacie, la santé grand public et l’agriculture. Cette dernière constitue aujourd’hui un axe majeur de développement face aux défis de la sécurité alimentaire et de l’adaptation au changement climatique.

La division Crop Science dispose actuellement d’environ 40 produits homologués sur le marché marocain, distribués à travers cinq distributeurs nationaux. L’entreprise affirme accompagner près de 5.000 distributeurs et suivre environ 250.000 hectares de cultures à travers le Royaume.

Dans un pays qui compte près de 1,5 million d’agriculteurs, l’enjeu consiste désormais à produire davantage tout en consommant moins de ressources, notamment l’eau.

Produire plus avec moins de ressources

Pour répondre à cette équation, Bayer affirme privilégier une approche basée sur les «solutions» plutôt que sur les seuls produits phytosanitaires.

L’offre combine plusieurs leviers : semences sélectionnées, produits de protection des cultures, outils digitaux d’aide à la décision et accompagnement technique sur le terrain. L’objectif est de proposer des solutions adaptées aux spécificités de chaque exploitation agricole.

Le groupe commercialise notamment les semences maraîchères sous la marque Seminis et les semences de grandes cultures sous la marque Dekalb, tout en poursuivant le développement de nouvelles solutions biologiques et de biostimulants destinés à améliorer la tolérance des cultures aux stress climatiques.

Selon les responsables de Bayer, la sécheresse demeure un facteur limitant majeur, particulièrement pour les cultures non irriguées. L’entreprise mise ainsi sur l’introduction de variétés plus tolérantes au stress hydrique ainsi que sur des biostimulants capables d’améliorer la vigueur des plantes dans des conditions difficiles.

Le digital comme nouvel outil de compétitivité

L’un des axes stratégiques mis en avant par Bayer concerne la digitalisation de l’agriculture.

Le groupe développe plusieurs outils numériques destinés à aider les producteurs à optimiser leurs pratiques culturales et à répondre aux exigences croissantes des marchés internationaux.

Parmi eux figure ResiYou, une application reposant sur l’analyse de données et l’intelligence artificielle. Cet outil permet aux producteurs de simuler et de suivre l’évolution des résidus phytosanitaires dans leurs cultures afin de respecter les cahiers des charges imposés par les marchés d’exportation et les grandes enseignes de distribution.

Selon Bayer, ces outils numériques permettent également d’optimiser les doses d’intrants utilisées, d’améliorer les rendements et de réduire les coûts de production.

L’entreprise estime que l’agriculture de précision deviendra progressivement incontournable, notamment dans un contexte où les exigences environnementales et réglementaires se renforcent sur les marchés européens.

Des producteurs confrontés à de nouveaux défis

Au-delà du climat, Bayer identifie plusieurs préoccupations majeures exprimées par les agriculteurs marocains.

Parmi elles figure la disparition progressive de certaines molécules phytosanitaires retirées du marché européen, qui servaient jusqu’ici à lutter contre plusieurs maladies et ravageurs des cultures. Cette évolution oblige les producteurs à rechercher de nouvelles alternatives, souvent biologiques ou à faible impact environnemental.

Les exportateurs sont également confrontés à des exigences de plus en plus strictes en matière d’empreinte carbone et de résidus phytosanitaires. Dans ce cadre, Bayer développe des programmes combinant solutions conventionnelles et biologiques afin d’aider les producteurs à maintenir leur accès aux marchés européens.

Autre défi souligné par l’entreprise : la capacité de financement des petits agriculteurs. Bayer affirme avoir mis en place des mécanismes d’assurance climatique ainsi que des facilités de paiement destinées à soutenir les exploitations les plus exposées aux aléas climatiques.

Recherche et développement : deux centres au Maroc

Pour adapter ses innovations aux réalités locales, Bayer s’appuie sur deux centres de recherche et développement.

Le premier est situé à El Jadida et couvre principalement les grandes cultures et les productions de plein champ. Le second, implanté à Agadir, est consacré aux cultures à forte valeur ajoutée telles que les fruits et légumes destinés à l’export.

Ces centres réalisent des essais agronomiques visant à évaluer l’efficacité des solutions, leur adaptation aux conditions marocaines et leur conformité aux exigences réglementaires avant leur commercialisation.

À travers cette stratégie, Bayer ambitionne de renforcer sa position de partenaire technologique de l’agriculture marocaine. Dans un contexte marqué par le changement climatique, la pression sur les ressources hydriques et l’évolution rapide des marchés internationaux, le groupe estime que l’innovation, la durabilité et le digital constitueront les principaux leviers de compétitivité des exploitations agricoles au cours des prochaines années.
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