C'est une étape technique mais hautement significative. Le groupe BNP Paribas a procédé au reclassement comptable des actifs et passifs de la Banque Marocaine pour le Commerce et l'Industrie (BMCI) et de ses filiales, qu'elle s'apprête à céder au groupe Holmarcom. Conformément à la norme IFRS 5 relative aux actifs destinés à être cédés, le groupe a isolé ces éléments dans des lignes spécifiques de son bilan consolidé : 7,8 milliards d'euros d'actifs et 6,1 milliards d'euros de dettes ont ainsi été retirés des agrégats courants pour être présentés séparément. Cette décision comptable, bien que technique, en dit long sur l'avancement du dossier. En effet, compte tenu de l'avancée des négociations, le groupe affirme considérer que la perte de contrôle de ces entités dans le délai d'un an est « hautement probable ». Une formulation qui suggère que la finalisation de l'opération pourrait intervenir avant décembre 2026, date anniversaire de l'annonce de l'entrée en discussions exclusives avec le groupe Holmarcom.
Une cession de poids
Rappelons que l'opération, annoncée le 12 décembre 2025, porte sur la participation de 67 % que détient BNP Paribas dans BMCI, l'une des principales banques du Royaume, ainsi que sur ses filiales BMCI Leasing et BMCI Banque Offshore. Si la transaction se concrétise, elle marquera donc la sortie du premier groupe bancaire français du Maroc, où il était présent depuis plusieurs décennies.
L'impact sur les comptes du groupe est déjà visible. Les prêts et créances sur la clientèle ont été réduits de 5,5 milliards d'euros du fait de ce reclassement. Dans le détail, le montant des prêts douteux reclassés atteint 811 millions d'euros, tandis que les provisions correspondantes s'élèvent à 556 millions d'euros.
L'impact sur les comptes du groupe est déjà visible. Les prêts et créances sur la clientèle ont été réduits de 5,5 milliards d'euros du fait de ce reclassement. Dans le détail, le montant des prêts douteux reclassés atteint 811 millions d'euros, tandis que les provisions correspondantes s'élèvent à 556 millions d'euros.
Le Maroc, une présence stratégique jusqu'au bout
Malgré cette perspective de cession, l'année 2025 a été riche pour les entités marocaines du groupe. BMCI a notamment été distinguée par le label « Top Employer », rejoignant ainsi l'ensemble des banques de la région Europe-Méditerranée, toutes désormais certifiées. Une reconnaissance qui témoigne de l'engagement du groupe en faveur du bien-être de ses collaborateurs, même dans les territoires qu'il s'apprête à quitter. Sur le plan environnemental, BMCI a également marqué le marché en devenant la première banque marocaine à obtenir la ligne de crédit Green Economy Financing Facility (GEFF III) de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD). Un financement destiné à soutenir des projets d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables, qui s'inscrit dans la stratégie RSE du groupe.
Un retrait programmé
L’opération de cession s'inscrit dans une stratégie plus large de redéploiement du capital pour BNP Paribas. Le groupe a également annoncé fin 2025 la cession de sa participation dans AG Insurance et la signature d'un partenariat à long terme avec Ageas, ainsi que l'entrée en négociations exclusives pour l'acquisition d'Athlon par Arval dans le secteur de la location longue durée.
Si l'opération marocaine est menée à son terme, elle mettra fin à une présence de longue date dans le Royaume, où BNP Paribas avait bâti un réseau solide à travers BMCI, l'une des banques les plus établies du pays. Le groupe Holmarcom, conglomérat présent dans de nombreux secteurs de l'économie nationale, devrait reprendre le flambeau, avec l'ambition de développer cette institution bancaire de premier plan. En attendant la finalisation de la transaction, qui reste soumise aux autorisations réglementaires nécessaires, le reclassement comptable acté par BNP Paribas constitue donc un signal fort : la sortie du Maroc se précise, et les équipes de BMCI sont désormais comptablement isolées en vue de leur prochain changement d'actionnariat.
Un retrait programmé
L’opération de cession s'inscrit dans une stratégie plus large de redéploiement du capital pour BNP Paribas. Le groupe a également annoncé fin 2025 la cession de sa participation dans AG Insurance et la signature d'un partenariat à long terme avec Ageas, ainsi que l'entrée en négociations exclusives pour l'acquisition d'Athlon par Arval dans le secteur de la location longue durée.
Si l'opération marocaine est menée à son terme, elle mettra fin à une présence de longue date dans le Royaume, où BNP Paribas avait bâti un réseau solide à travers BMCI, l'une des banques les plus établies du pays. Le groupe Holmarcom, conglomérat présent dans de nombreux secteurs de l'économie nationale, devrait reprendre le flambeau, avec l'ambition de développer cette institution bancaire de premier plan. En attendant la finalisation de la transaction, qui reste soumise aux autorisations réglementaires nécessaires, le reclassement comptable acté par BNP Paribas constitue donc un signal fort : la sortie du Maroc se précise, et les équipes de BMCI sont désormais comptablement isolées en vue de leur prochain changement d'actionnariat.
