La société de bourse M.S.IN, filiale du Crédit Agricole, recommande de renforcer la valeur Attijariwafa Bank dans les portefeuilles, après l’avoir précédemment classée en “conserver”. Les analystes valorisent le titre à 787 dirhams par action, soit un potentiel de hausse de 12% par rapport au cours du 9 avril 2026. Cette révision intervient toutefois dans un contexte de correction du titre, affecté depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. À noter que cette nouvelle valorisation est en retrait par rapport à l’estimation précédente de 823 dirhams.
Selon M.S.IN, le secteur bancaire a bénéficié d’un retour à des conditions plus favorables en 2024 et 2025, après deux années 2022 et 2023 marquées par une inflation élevée et un resserrement de la politique monétaire. La maîtrise de l’inflation a en effet permis à Bank Al-Maghrib d’assouplir sa politique monétaire, favorisant ainsi la reprise de l’activité de financement et le dynamisme des banques. Cependant, les perspectives à court terme pourraient être légèrement perturbées. Pour 2026, les conditions monétaires favorables pourraient marquer une pause, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La hausse des prix du pétrole et du gaz, induite par ce conflit, pourrait raviver les pressions inflationnistes et entraîner une remontée des taux d’intérêt.
Le scénario retenu par les analystes repose sur plusieurs hypothèses clés. D’abord, une amélioration du coût du risque à court et moyen terme, soutenue par un environnement économique national favorable. Ensuite, une montée en puissance des activités de marché, qui devraient contribuer davantage au PNB, grâce à l’assouplissement monétaire et à la croissance de l’activité de change.
Par ailleurs, Attijariwafa Bank devrait consolider sa position en tant qu’acteur majeur du financement de l’économie marocaine, tout en maîtrisant ses charges d’exploitation. La montée en puissance de la banque digitale devrait permettre de maintenir le coefficient d’exploitation moyen autour de 36,5% sur la période 2025e-2030p. Ainsi, la présence du groupe en Afrique constitue un relais de croissance important, malgré les risques liés notamment à la mise en œuvre des normes prudentielles de Bâle III. Le retrait progressif de certaines banques étrangères du continent ouvre, en parallèle, des opportunités pour les acteurs locaux et panafricains.
Sur le plan de la rémunération des actionnaires, Attijariwafa Bank affiche un historique régulier. À l’exception de 2019, année marquée par l’absence de distribution en raison de la crise du Covid-19, le groupe a versé entre 2015 et 2025 un dividende compris entre 11 et 22 dirhams par action, avec un taux de distribution moyen de 48,2% et un rendement moyen de 2,8%. Pour la période 2026e-2030p, M.S.IN prévoit un dividende moyen de 27,1 dirhams par action, soit un TCAM de 8,2%, traduisant une capacité renforcée de génération de cash.
Au final, le passage de "conserver" à "renforcer" s’inscrit dans une lecture globale combinant potentiel de revalorisation du titre, fondamentaux solides et perspectives de croissance soutenue, malgré un environnement international plus incertain.
La correction récente du cours, liée aux tensions géopolitiques, apparaît ainsi, aux yeux des analystes, comme une opportunité d’entrée pour les investisseurs.
Selon M.S.IN, le secteur bancaire a bénéficié d’un retour à des conditions plus favorables en 2024 et 2025, après deux années 2022 et 2023 marquées par une inflation élevée et un resserrement de la politique monétaire. La maîtrise de l’inflation a en effet permis à Bank Al-Maghrib d’assouplir sa politique monétaire, favorisant ainsi la reprise de l’activité de financement et le dynamisme des banques. Cependant, les perspectives à court terme pourraient être légèrement perturbées. Pour 2026, les conditions monétaires favorables pourraient marquer une pause, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La hausse des prix du pétrole et du gaz, induite par ce conflit, pourrait raviver les pressions inflationnistes et entraîner une remontée des taux d’intérêt.
Des perspectives de croissance solides à l’horizon 2030
Malgré ces incertitudes, M.S.IN anticipe une trajectoire de croissance positive pour le secteur bancaire sur le moyen terme. Les projections tablent sur un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 4,4% pour le produit net bancaire (PNB) et de 6,17% pour le résultat net part du groupe (RNPG) sur la période 2026e-2030p. Cette dynamique serait notamment soutenue par la progression des encours de crédits, en lien avec les investissements publics dans les infrastructures. Ces derniers sont portés par les efforts du Maroc pour atténuer les effets du changement climatique et préparer l’organisation d’événements sportifs internationaux à l’horizon 2030.Le scénario retenu par les analystes repose sur plusieurs hypothèses clés. D’abord, une amélioration du coût du risque à court et moyen terme, soutenue par un environnement économique national favorable. Ensuite, une montée en puissance des activités de marché, qui devraient contribuer davantage au PNB, grâce à l’assouplissement monétaire et à la croissance de l’activité de change.
Par ailleurs, Attijariwafa Bank devrait consolider sa position en tant qu’acteur majeur du financement de l’économie marocaine, tout en maîtrisant ses charges d’exploitation. La montée en puissance de la banque digitale devrait permettre de maintenir le coefficient d’exploitation moyen autour de 36,5% sur la période 2025e-2030p. Ainsi, la présence du groupe en Afrique constitue un relais de croissance important, malgré les risques liés notamment à la mise en œuvre des normes prudentielles de Bâle III. Le retrait progressif de certaines banques étrangères du continent ouvre, en parallèle, des opportunités pour les acteurs locaux et panafricains.
Sur le plan de la rémunération des actionnaires, Attijariwafa Bank affiche un historique régulier. À l’exception de 2019, année marquée par l’absence de distribution en raison de la crise du Covid-19, le groupe a versé entre 2015 et 2025 un dividende compris entre 11 et 22 dirhams par action, avec un taux de distribution moyen de 48,2% et un rendement moyen de 2,8%. Pour la période 2026e-2030p, M.S.IN prévoit un dividende moyen de 27,1 dirhams par action, soit un TCAM de 8,2%, traduisant une capacité renforcée de génération de cash.
Au final, le passage de "conserver" à "renforcer" s’inscrit dans une lecture globale combinant potentiel de revalorisation du titre, fondamentaux solides et perspectives de croissance soutenue, malgré un environnement international plus incertain.
La correction récente du cours, liée aux tensions géopolitiques, apparaît ainsi, aux yeux des analystes, comme une opportunité d’entrée pour les investisseurs.
