Au premier semestre 2026, le chiffre d’affaires des activités de l'opérateur historique au Maroc a progressé de 2,2% sur un an, pour atteindre 9,4 milliards de dirhams. Cette évolution met fin à une tendance baissière engagée depuis l’exercice 2020. La reprise a été portée à la fois par le fixe et par le mobile. Les revenus des activités fixes ont augmenté de 4,5%, tandis que ceux du mobile ont progressé de 1,4%. Dans le détail, les revenus liés à la data fixe ont affiché une hausse de 12,3%. La data mobile a, pour sa part, enregistré une croissance de 20,2%. L’adoption accélérée de la fibre optique a également soutenu l’activité. La base de clients FTTH de Maroc Telecom a augmenté de 30% sur un an.
Pour CFG Research, ces résultats traduisent une reprise claire des segments fixe et mobile au Maroc, après plusieurs années marquées par des contraintes réglementaires et structurelles.
Le groupe avait notamment dû composer avec l’asymétrie tarifaire, les restrictions portant sur certaines offres commerciales et la baisse des tarifs de terminaison d’appel. À ces facteurs se sont ajoutés les changements dans les habitudes de consommation, avec un recul progressif de la voix au profit des services de données.
Cette tendance est soutenue par la démocratisation des smartphones, l’essor des réseaux sociaux et des plateformes gratuites de communication, qui remplacent progressivement les appels vocaux classiques. Elle bénéficie également du développement de services numériques fortement consommateurs de données, notamment les jeux vidéo et le streaming vidéo.
La fibre optique constitue, dans ce contexte, l’un des principaux moteurs de croissance des activités domestiques de Maroc Telecom.
CFG Research estime par ailleurs que l’environnement réglementaire montre des signes de stabilisation. Cette évolution pourrait favoriser, à terme, un paysage concurrentiel plus équilibré.
Le redressement des revenus devrait aussi être soutenu par la feuille de route stratégique dévoilée par Maroc Telecom au premier semestre 2026, ainsi que par le déploiement des dispositifs de co-investissement et de partage des infrastructures télécoms au Maroc.
Sur le plan de la rentabilité, l’EBITDA des activités marocaines a augmenté de 2,2%, pour atteindre 5,16 milliards de dirhams. La marge d’EBITDA s’est ainsi maintenue à un niveau élevé de 55%, malgré l’intensification de la concurrence sur le marché national.
L’évolution de l’EBITA est, en revanche, fortement affectée par un effet de base exceptionnel lié au règlement du litige avec Wana Corporate. L’accord conclu en 2025 sur le partage des infrastructures avait mis fin à ce différend, initialement associé à une condamnation de 6,4 milliards de dirhams, montant versé par Maroc Telecom en 2024. Cet accord avait donné lieu à la comptabilisation d’un produit exceptionnel au premier semestre 2025. En conséquence, l’EBITA publié au premier semestre 2026 a diminué de 38,9%, à 3,49 milliards de dirhams. Hors cet élément non récurrent, l’EBITA ajusté des activités marocaines aurait progressé de 8,4% sur un an.
Cette performance a été soutenue par une hausse de 12,5% de l’usage de la data mobile et par une progression de 18,2% des revenus du mobile money.
Ces deux activités ont permis de compenser le recul des revenus liés à la voix et au trafic international entrant. CFG Research estime que les filiales africaines devraient continuer à bénéficier de plusieurs tendances structurelles. Le continent dispose d’une population jeune, de plus en plus intéressée par les nouvelles technologies, tandis que la démocratisation des équipements et des services numériques soutient la demande.
Le mobile money pourrait également devenir un moteur de croissance de plus en plus important au cours des prochaines années.
Selon les analystes, les efforts continus du management pour renforcer la rentabilité opérationnelle des filiales devraient continuer à produire leurs effets.
À l’échelle du groupe, le chiffre d’affaires consolidé a atteint 19 milliards de dirhams au premier semestre 2026, en hausse de 5,4% sur un an. À taux de change constant, la croissance ressort à 4,2%. Cette performance a été alimentée par la progression de la data mobile au Maroc, de la fibre optique et des offres de gros, ainsi que par la croissance soutenue des filiales internationales. L’EBITDA consolidé a augmenté de 5,1%, à 9,543 milliards de dirhams. À taux de change constant, la hausse atteint 4,2%. La marge d’EBITDA est restée élevée, à 50,2%. L’EBITA publié a reculé de 27,3%, principalement en raison de l’effet de base lié au produit exceptionnel enregistré dans le cadre de l’accord conclu avec Wana Corporate. En excluant cet élément non récurrent, l’EBITA aurait progressé de 6,8%, reflétant l’amélioration des performances opérationnelles du groupe.
Le résultat net part du groupe avant ajustement a, quant à lui, diminué de 39,7%, pour s’établir à 2,482 milliards de dirhams.
Hors produit exceptionnel lié à l’accord avec Wana Corporate, il aurait progressé de 8,1% par rapport au premier semestre 2025.
Cette nouvelle technologie devrait accroître les usages, améliorer la qualité des services et stimuler la consommation de données.
À l’international, les filiales devraient rester le principal moteur de croissance du groupe, compte tenu du potentiel encore important des services télécoms en Afrique.
La dynamique démographique du continent et la progression de l’équipement numérique devraient maintenir le secteur sur une trajectoire favorable à moyen et long terme.
Comparé au cours de 91 dirhams, cet objectif correspond à un potentiel d’appréciation de 32,4%.
Cette valorisation n’intègre pas d’éventuelles acquisitions futures que Maroc Telecom pourrait réaliser. De telles opérations pourraient constituer des relais de croissance supplémentaires et conduire les analystes à réviser leur modèle.
La concrétisation du potentiel identifié dépendra toutefois de la poursuite du redressement des activités marocaines, du maintien de la croissance dans les filiales africaines et de la capacité du groupe à préserver ses marges dans un environnement concurrentiel plus soutenu.
Pour CFG Research, ces résultats traduisent une reprise claire des segments fixe et mobile au Maroc, après plusieurs années marquées par des contraintes réglementaires et structurelles.
Le groupe avait notamment dû composer avec l’asymétrie tarifaire, les restrictions portant sur certaines offres commerciales et la baisse des tarifs de terminaison d’appel. À ces facteurs se sont ajoutés les changements dans les habitudes de consommation, avec un recul progressif de la voix au profit des services de données.
La fibre et la data compensent le recul de la voix
La contraction historique des activités traditionnelles a été partiellement compensée par la forte demande en services de données.Cette tendance est soutenue par la démocratisation des smartphones, l’essor des réseaux sociaux et des plateformes gratuites de communication, qui remplacent progressivement les appels vocaux classiques. Elle bénéficie également du développement de services numériques fortement consommateurs de données, notamment les jeux vidéo et le streaming vidéo.
La fibre optique constitue, dans ce contexte, l’un des principaux moteurs de croissance des activités domestiques de Maroc Telecom.
CFG Research estime par ailleurs que l’environnement réglementaire montre des signes de stabilisation. Cette évolution pourrait favoriser, à terme, un paysage concurrentiel plus équilibré.
Le redressement des revenus devrait aussi être soutenu par la feuille de route stratégique dévoilée par Maroc Telecom au premier semestre 2026, ainsi que par le déploiement des dispositifs de co-investissement et de partage des infrastructures télécoms au Maroc.
Sur le plan de la rentabilité, l’EBITDA des activités marocaines a augmenté de 2,2%, pour atteindre 5,16 milliards de dirhams. La marge d’EBITDA s’est ainsi maintenue à un niveau élevé de 55%, malgré l’intensification de la concurrence sur le marché national.
L’évolution de l’EBITA est, en revanche, fortement affectée par un effet de base exceptionnel lié au règlement du litige avec Wana Corporate. L’accord conclu en 2025 sur le partage des infrastructures avait mis fin à ce différend, initialement associé à une condamnation de 6,4 milliards de dirhams, montant versé par Maroc Telecom en 2024. Cet accord avait donné lieu à la comptabilisation d’un produit exceptionnel au premier semestre 2025. En conséquence, l’EBITA publié au premier semestre 2026 a diminué de 38,9%, à 3,49 milliards de dirhams. Hors cet élément non récurrent, l’EBITA ajusté des activités marocaines aurait progressé de 8,4% sur un an.
Les filiales africaines restent le principal moteur de croissance
Les activités internationales ont continué de porter la croissance du groupe au premier semestre 2026. Leur chiffre d’affaires a augmenté de 7,5%, pour s’établir à 10,14 milliards de dirhams. À taux de change constant, la progression ressort à 5,2%.Cette performance a été soutenue par une hausse de 12,5% de l’usage de la data mobile et par une progression de 18,2% des revenus du mobile money.
Ces deux activités ont permis de compenser le recul des revenus liés à la voix et au trafic international entrant. CFG Research estime que les filiales africaines devraient continuer à bénéficier de plusieurs tendances structurelles. Le continent dispose d’une population jeune, de plus en plus intéressée par les nouvelles technologies, tandis que la démocratisation des équipements et des services numériques soutient la demande.
Le mobile money pourrait également devenir un moteur de croissance de plus en plus important au cours des prochaines années.
Grâce à la croissance des revenus, à l’amélioration des marges brutes et à la maîtrise des charges d’exploitation, l’EBITDA des activités internationales a progressé de 8,7%, à 4,37 milliards de dirhams. À taux de change constant, cette hausse atteint 6,6%.
La marge d’EBITDA s’est améliorée de 50 points de base, pour s’établir à 43,1%. L’EBITA international a enregistré une progression plus modérée de 4,2%, à 2,191 milliards de dirhams. Cette évolution a été freinée par l’augmentation des dotations aux amortissements.Selon les analystes, les efforts continus du management pour renforcer la rentabilité opérationnelle des filiales devraient continuer à produire leurs effets.
À l’échelle du groupe, le chiffre d’affaires consolidé a atteint 19 milliards de dirhams au premier semestre 2026, en hausse de 5,4% sur un an. À taux de change constant, la croissance ressort à 4,2%. Cette performance a été alimentée par la progression de la data mobile au Maroc, de la fibre optique et des offres de gros, ainsi que par la croissance soutenue des filiales internationales. L’EBITDA consolidé a augmenté de 5,1%, à 9,543 milliards de dirhams. À taux de change constant, la hausse atteint 4,2%. La marge d’EBITDA est restée élevée, à 50,2%. L’EBITA publié a reculé de 27,3%, principalement en raison de l’effet de base lié au produit exceptionnel enregistré dans le cadre de l’accord conclu avec Wana Corporate. En excluant cet élément non récurrent, l’EBITA aurait progressé de 6,8%, reflétant l’amélioration des performances opérationnelles du groupe.
Le résultat net part du groupe avant ajustement a, quant à lui, diminué de 39,7%, pour s’établir à 2,482 milliards de dirhams.
Hors produit exceptionnel lié à l’accord avec Wana Corporate, il aurait progressé de 8,1% par rapport au premier semestre 2025.
La 5G attendue comme nouveau relais au Maroc
CFG Research estime que le marché marocain reste soumis à une concurrence croissante, mais considère que les dernières performances confirment l’amorce d’un redressement. La normalisation progressive du cadre réglementaire pourrait contribuer à stabiliser les tendances domestiques. La fibre optique devrait continuer à soutenir les revenus du fixe, tandis que la data mobile pourrait bénéficier du déploiement de la 5G.Cette nouvelle technologie devrait accroître les usages, améliorer la qualité des services et stimuler la consommation de données.
À l’international, les filiales devraient rester le principal moteur de croissance du groupe, compte tenu du potentiel encore important des services télécoms en Afrique.
La dynamique démographique du continent et la progression de l’équipement numérique devraient maintenir le secteur sur une trajectoire favorable à moyen et long terme.
Une valorisation qui n’intègre pas d’éventuelles acquisitions
CFG Research estime que le cours actuel de Maroc Telecom ne reflète pas pleinement la valeur intrinsèque du groupe. Sur la base d’une valorisation par actualisation des flux de trésorerie, le bureau de recherche fixe la valeur du titre à 121 dirhams par action.Comparé au cours de 91 dirhams, cet objectif correspond à un potentiel d’appréciation de 32,4%.
Cette valorisation n’intègre pas d’éventuelles acquisitions futures que Maroc Telecom pourrait réaliser. De telles opérations pourraient constituer des relais de croissance supplémentaires et conduire les analystes à réviser leur modèle.
La concrétisation du potentiel identifié dépendra toutefois de la poursuite du redressement des activités marocaines, du maintien de la croissance dans les filiales africaines et de la capacité du groupe à préserver ses marges dans un environnement concurrentiel plus soutenu.
