À l’occasion de la 18ᵉ édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM), organisée du 20 au 28 avril 2026 à Meknès sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a dressé un état des lieux encourageant de la Campagne agricole en cours, marquée par un retour des précipitations et des perspectives de reprise.
Après plusieurs années de sécheresse sévère ayant pesé sur l’activité agricole et fragilisé l’économie rurale, la campagne en cours bénéficie du retour des pluies enregistrées entre janvier et mars 2026. Ces précipitations, bien réparties sur l’ensemble des régions agricoles, ont permis d’étendre les superficies emblavées en céréales à près de 3,9 millions d’hectares.
Dans ce contexte, la production céréalière nationale devrait avoisiner les 90 millions de quintaux. Cette dynamique positive devrait se refléter sur la croissance du PIB agricole, attendue en hausse d’environ 15% par rapport à l’année précédente. Les cultures arboricoles confirment également cette tendance favorable, avec de bonnes performances enregistrées notamment pour l’olivier, les agrumes et les dattes.
La reprise agricole s’appuie également sur une amélioration significative des ressources en eau. Les précipitations pluviales et neigeuses ont permis de porter les réserves des barrages à 13 milliards de mètres cubes, soit un taux de remplissage de 75,7%. Cette évolution ouvre la voie à une reprise de l’agriculture irriguée. Les réserves disponibles devraient permettre de couvrir les besoins en eau des cultures de printemps et d’été, tout en soutenant le lancement d’un programme d’irrigation pour la prochaine campagne.
Le secteur concerne environ 1,2 million d’éleveurs. Selon le recensement de 2025, le Maroc compte près de 33 millions de têtes de bétail (ovins, caprins, bovins et camelins), permettant une production annuelle d’environ 530.000 tonnes de viandes rouges et près de 2 milliards de litres de lait.
La filière avicole, en forte croissance, atteint quant à elle une production de 784.000 tonnes de viandes blanches et près de 6,5 milliards d’œufs, couvrant 100% des besoins du marché national. Globalement, la production animale contribue à hauteur de 35% du PIB agricole et génère environ 135 millions de journées de travail par an.
Face aux impacts des années de sécheresse, le gouvernement a lancé un programme exceptionnel de reconstitution du cheptel national, conformément aux Hautes Instructions Royales, a rappelé le ministre. Ce dispositif vise notamment à soutenir les éleveurs dans l’acquisition d’aliments pour bétail et la préservation des femelles reproductrices. La stratégie du ministère s’articule ainsi autour de plusieurs axes structurants, notamment le renforcement de la production d’aliments pour bétail à travers la sécurisation de l’irrigation, l’amélioration du système de sécurité sanitaire animale via la veille épidémiologique et les campagnes de vaccination, ainsi que l’augmentation de la productivité en lait et en viande.
Dans cette optique, une attention particulière est accordée à la filière bovine, qui représente 80% de la consommation nationale de viande rouge, avec des efforts axés sur l’amélioration génétique, le développement de l’insémination artificielle et le soutien aux unités d’engraissement.
Le développement de l’élevage camelin figure également parmi les priorités, notamment dans les provinces du Sud, où il génère une valeur ajoutée d’environ 225 millions de dirhams par an et près de 2,7 millions de journées de travail.
Parallèlement, le ministère prévoit la modernisation des circuits de commercialisation, la mise à niveau des abattoirs, le développement des infrastructures logistiques et le renforcement de la chaîne du froid.
Le soutien aux petits producteurs, via des contrats plus équitables, ainsi que le développement de la formation et de la recherche scientifique, constituent également des leviers clés pour accompagner la transformation du secteur.
A noter que le séminaire de haut niveau consacré à « la production animale et la transformation des systèmes alimentaires », organisé en marge du SIAM, s’inscrit dans les priorités de la stratégie « Génération Green », lancée en 2020.
Après plusieurs années de sécheresse sévère ayant pesé sur l’activité agricole et fragilisé l’économie rurale, la campagne en cours bénéficie du retour des pluies enregistrées entre janvier et mars 2026. Ces précipitations, bien réparties sur l’ensemble des régions agricoles, ont permis d’étendre les superficies emblavées en céréales à près de 3,9 millions d’hectares.
Dans ce contexte, la production céréalière nationale devrait avoisiner les 90 millions de quintaux. Cette dynamique positive devrait se refléter sur la croissance du PIB agricole, attendue en hausse d’environ 15% par rapport à l’année précédente. Les cultures arboricoles confirment également cette tendance favorable, avec de bonnes performances enregistrées notamment pour l’olivier, les agrumes et les dattes.
La reprise agricole s’appuie également sur une amélioration significative des ressources en eau. Les précipitations pluviales et neigeuses ont permis de porter les réserves des barrages à 13 milliards de mètres cubes, soit un taux de remplissage de 75,7%. Cette évolution ouvre la voie à une reprise de l’agriculture irriguée. Les réserves disponibles devraient permettre de couvrir les besoins en eau des cultures de printemps et d’été, tout en soutenant le lancement d’un programme d’irrigation pour la prochaine campagne.
La production animale, pilier de la sécurité alimentaire
Au-delà des cultures végétales, Ahmed El Bouari a souligné le rôle central de la production animale, qui constitue un levier majeur pour la sécurité alimentaire, l’emploi rural et les revenus des populations agricoles.Le secteur concerne environ 1,2 million d’éleveurs. Selon le recensement de 2025, le Maroc compte près de 33 millions de têtes de bétail (ovins, caprins, bovins et camelins), permettant une production annuelle d’environ 530.000 tonnes de viandes rouges et près de 2 milliards de litres de lait.
La filière avicole, en forte croissance, atteint quant à elle une production de 784.000 tonnes de viandes blanches et près de 6,5 milliards d’œufs, couvrant 100% des besoins du marché national. Globalement, la production animale contribue à hauteur de 35% du PIB agricole et génère environ 135 millions de journées de travail par an.
Face aux impacts des années de sécheresse, le gouvernement a lancé un programme exceptionnel de reconstitution du cheptel national, conformément aux Hautes Instructions Royales, a rappelé le ministre. Ce dispositif vise notamment à soutenir les éleveurs dans l’acquisition d’aliments pour bétail et la préservation des femelles reproductrices. La stratégie du ministère s’articule ainsi autour de plusieurs axes structurants, notamment le renforcement de la production d’aliments pour bétail à travers la sécurisation de l’irrigation, l’amélioration du système de sécurité sanitaire animale via la veille épidémiologique et les campagnes de vaccination, ainsi que l’augmentation de la productivité en lait et en viande.
Dans cette optique, une attention particulière est accordée à la filière bovine, qui représente 80% de la consommation nationale de viande rouge, avec des efforts axés sur l’amélioration génétique, le développement de l’insémination artificielle et le soutien aux unités d’engraissement.
Le développement de l’élevage camelin figure également parmi les priorités, notamment dans les provinces du Sud, où il génère une valeur ajoutée d’environ 225 millions de dirhams par an et près de 2,7 millions de journées de travail.
Parallèlement, le ministère prévoit la modernisation des circuits de commercialisation, la mise à niveau des abattoirs, le développement des infrastructures logistiques et le renforcement de la chaîne du froid.
Le soutien aux petits producteurs, via des contrats plus équitables, ainsi que le développement de la formation et de la recherche scientifique, constituent également des leviers clés pour accompagner la transformation du secteur.
A noter que le séminaire de haut niveau consacré à « la production animale et la transformation des systèmes alimentaires », organisé en marge du SIAM, s’inscrit dans les priorités de la stratégie « Génération Green », lancée en 2020.
