Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et une forte volatilité des marchés énergétiques, le Conseil de la concurrence met en lumière des mécanismes de formation des prix des carburants au Maroc qui restent contrastés. Dans une note publiée mardi, l’institution analyse la période du 1er au 16 mars 2026, caractérisée par une hausse soutenue des cotations internationales du gasoil et de l’essence .
Le Maroc, en tant qu’importateur net de produits pétroliers, subit directement ces fluctuations. Les prix d’approvisionnement des opérateurs sont en grande partie indexés sur les marchés de référence du Nord-Ouest européen (ARA), ce qui rend la transmission des variations internationales quasi inévitable. Mais dans les faits, cette transmission apparaît différenciée selon les produits.
Pour le gasoil, la hausse des cotations internationales (+2,92 DH/L) n’a été que partiellement répercutée sur les prix à la pompe, qui n’ont progressé que de +2,03 DH/L. Soit un écart de -0,89 DH/L, correspondant à un taux de transmission d’environ 69,5% . À l’inverse, l’essence enregistre une dynamique opposée : pour une hausse internationale de +1,26 DH/L, les prix à la pompe ont augmenté de +1,43 DH/L, soit un différentiel positif de +0,17 DH/L.
Au-delà de ces écarts, le Conseil souligne une hétérogénéité dans les pratiques des opérateurs. Les prix de cession appliqués aux gérants de stations-service présentent des différences pouvant atteindre 0,20 DH/L pour le gasoil, soit près de 10% de la hausse observée. Ces écarts en amont traduisent des stratégies commerciales distinctes entre distributeurs .
Toutefois, au niveau du détail, la concurrence locale tend à lisser ces différences. Les stations-service ajustent leurs prix en fonction de leur environnement immédiat, conduisant à un alignement relatif des tarifs à la pompe. Une dynamique qui reflète le caractère homogène du produit et la forte sensibilité des consommateurs aux écarts de prix.
Enfin, la question du calendrier d’ajustement des prix, actuellement basé sur une révision bimensuelle (le 1er et le 16 de chaque mois), est remise sur la table. Héritée de l’ancien système de régulation, cette pratique contribue à une certaine stabilité, mais peut aussi favoriser des comportements d’alignement entre opérateurs. Le Conseil de la concurrence a ainsi engagé des discussions avec les acteurs du secteur pour envisager une évolution de ce mécanisme, dans l’objectif de renforcer la dynamique concurrentielle sans fragiliser les équilibres du marché .
Cette note relance le débat sur la transparence et la formation des prix des carburants au Maroc, dans un contexte où les tensions internationales continuent de peser sur le pouvoir d’achat et les équilibres économiques.
Le Maroc, en tant qu’importateur net de produits pétroliers, subit directement ces fluctuations. Les prix d’approvisionnement des opérateurs sont en grande partie indexés sur les marchés de référence du Nord-Ouest européen (ARA), ce qui rend la transmission des variations internationales quasi inévitable. Mais dans les faits, cette transmission apparaît différenciée selon les produits.
Pour le gasoil, la hausse des cotations internationales (+2,92 DH/L) n’a été que partiellement répercutée sur les prix à la pompe, qui n’ont progressé que de +2,03 DH/L. Soit un écart de -0,89 DH/L, correspondant à un taux de transmission d’environ 69,5% . À l’inverse, l’essence enregistre une dynamique opposée : pour une hausse internationale de +1,26 DH/L, les prix à la pompe ont augmenté de +1,43 DH/L, soit un différentiel positif de +0,17 DH/L.
Au-delà de ces écarts, le Conseil souligne une hétérogénéité dans les pratiques des opérateurs. Les prix de cession appliqués aux gérants de stations-service présentent des différences pouvant atteindre 0,20 DH/L pour le gasoil, soit près de 10% de la hausse observée. Ces écarts en amont traduisent des stratégies commerciales distinctes entre distributeurs .
Toutefois, au niveau du détail, la concurrence locale tend à lisser ces différences. Les stations-service ajustent leurs prix en fonction de leur environnement immédiat, conduisant à un alignement relatif des tarifs à la pompe. Une dynamique qui reflète le caractère homogène du produit et la forte sensibilité des consommateurs aux écarts de prix.
Enfin, la question du calendrier d’ajustement des prix, actuellement basé sur une révision bimensuelle (le 1er et le 16 de chaque mois), est remise sur la table. Héritée de l’ancien système de régulation, cette pratique contribue à une certaine stabilité, mais peut aussi favoriser des comportements d’alignement entre opérateurs. Le Conseil de la concurrence a ainsi engagé des discussions avec les acteurs du secteur pour envisager une évolution de ce mécanisme, dans l’objectif de renforcer la dynamique concurrentielle sans fragiliser les équilibres du marché .
Cette note relance le débat sur la transparence et la formation des prix des carburants au Maroc, dans un contexte où les tensions internationales continuent de peser sur le pouvoir d’achat et les équilibres économiques.
