Le nombre de personnes frappées d'une interdiction d'émission de chèques a augmenté de 14.000 personnes en 2025. Selon le rapport sur les infrastructures de marchés financiers et les moyens de paiement de Bank Al-Maghrib, leur effectif a atteint 691.000 personnes à fin 2025, contre 677.000 un an auparavant. Les personnes physiques représentent 82% de l'ensemble des interdits d'émission de chèques. Cette progression intervient dans un contexte marqué par une diminution des nouveaux incidents de paiement, mais également par un net recul des régularisations. Au cours de l'année 2025, la Centrale des incidents de paiement (CIP) a enregistré 462.000 incidents sur chèques, en baisse de 5,1% par rapport à 2024. Leur montant global a toutefois augmenté de 2,8%, contrairement à la baisse de 3,8% observée en 2024. Cette évolution traduit un décalage entre le nombre d'incidents nouvellement déclarés, qui diminue, et leur montant, qui continue de progresser.
L'analyse mensuelle montre que les déclarations d'incidents ont globalement reculé entre janvier et mars, avec une moyenne d'environ 37.000 impayés par mois. Entre avril et août, cette moyenne s'est établie autour de 38.000 incidents mensuels. Le mois de juin a enregistré le niveau le plus bas de l'année, avant un rebond en juillet, qui a constitué le pic annuel avec 43.274 incidents. De septembre à décembre, le nombre d'incidents s'est stabilisé autour de 40.000 par mois, avec de légères variations. Parallèlement, les demandes de renseignements adressées par les banques à la Centrale des incidents de paiement ont diminué de 4%, pour s'établir à 1,99 million de requêtes en 2025.
Cette contraction des régularisations accompagne une nouvelle augmentation du stock des incidents de paiement non encore réglés. À fin 2025, le cumul des incidents de paiement sur chèques non régularisés, atteignait près de 3,5 millions de cas. Ce stock a augmenté de 1,8% sur un an, après une légère diminution constatée en 2024. Les personnes physiques concentrent 72% de ces incidents, soit environ 2,5 millions de cas.
En revanche, les chèques d'un montant supérieur à 100.000 dirhams ne représentaient que 6,2% du nombre total des incidents non régularisés. Leur poids financier est toutefois nettement plus élevé, puisqu'ils concentraient 56% de la valeur totale des impayés.
Cette répartition met en évidence une différence entre la fréquence des incidents, principalement concentrés sur des montants inférieurs à 50.000 dirhams, et leur valeur financière, largement portée par les chèques de plus de 100.000 dirhams.
La Banque centrale a également lancé, en avril 2025, un portail numérique destiné aux usagers des services d'intérêt commun. Cette plateforme propose un accès unique et sécurisé pour la gestion à distance des incidents de paiement et des réclamations. Depuis son lancement, ce canal numérique a absorbé 36% du volume total des requêtes annuelles. Sur le plan géographique, les succursales régionales de Casablanca et de Rabat concentrent près de la moitié des demandes de renseignements traitées par Bank Al-Maghrib.
Leur part cumulée s'est établie à 48% en 2025, contre 47% en 2024. Casablanca représente à elle seule 33% des demandes, devant Rabat avec 15%.
L'analyse mensuelle montre que les déclarations d'incidents ont globalement reculé entre janvier et mars, avec une moyenne d'environ 37.000 impayés par mois. Entre avril et août, cette moyenne s'est établie autour de 38.000 incidents mensuels. Le mois de juin a enregistré le niveau le plus bas de l'année, avant un rebond en juillet, qui a constitué le pic annuel avec 43.274 incidents. De septembre à décembre, le nombre d'incidents s'est stabilisé autour de 40.000 par mois, avec de légères variations. Parallèlement, les demandes de renseignements adressées par les banques à la Centrale des incidents de paiement ont diminué de 4%, pour s'établir à 1,99 million de requêtes en 2025.
Les régularisations chutent de 45,6%, à 104.000 opérations
L'un des principaux faits marquants de l'année concerne la baisse des régularisations des incidents de paiement sur chèques. Leur nombre est passé de 192.000 en 2024 à 104.000 en 2025, soit une diminution de 45,6%, après une progression enregistrée l'année précédente. La baisse est également importante en valeur. Le montant des incidents régularisés s'est établi à 2,4 milliards de dirhams, contre 5,4 milliards de dirhams un an auparavant.Cette contraction des régularisations accompagne une nouvelle augmentation du stock des incidents de paiement non encore réglés. À fin 2025, le cumul des incidents de paiement sur chèques non régularisés, atteignait près de 3,5 millions de cas. Ce stock a augmenté de 1,8% sur un an, après une légère diminution constatée en 2024. Les personnes physiques concentrent 72% de ces incidents, soit environ 2,5 millions de cas.
Les chèques de plus de 100.000 DH concentrent 56% de la valeur des impayés
La répartition des incidents non régularisés par montant fait apparaître une forte concentration des dossiers dans les tranches intermédiaires. À fin 2025, 82% des incidents concernaient des chèques d'une valeur comprise entre 1.000 et 50.000 dirhams. Parmi eux, les chèques dont le montant se situe entre 10.000 et 50.000 dirhams représentaient 39% de l'ensemble des incidents.En revanche, les chèques d'un montant supérieur à 100.000 dirhams ne représentaient que 6,2% du nombre total des incidents non régularisés. Leur poids financier est toutefois nettement plus élevé, puisqu'ils concentraient 56% de la valeur totale des impayés.
Cette répartition met en évidence une différence entre la fréquence des incidents, principalement concentrés sur des montants inférieurs à 50.000 dirhams, et leur valeur financière, largement portée par les chèques de plus de 100.000 dirhams.
Bank Al-Maghrib traite 8.509 requêtes, dont 36% via son nouveau portail numérique
En parallèle du suivi des incidents, Bank Al-Maghrib a poursuivi le traitement des demandes et réclamations des usagers. Son dispositif d'écoute a pris en charge 8.509 requêtes en 2025, dont 63% ont été traitées par le réseau de la Banque. Ce dispositif a notamment permis de lever 179 interdictions d'émission de chèques prononcées à tort et de répondre à 8.143 demandes d'accès à l'information.La Banque centrale a également lancé, en avril 2025, un portail numérique destiné aux usagers des services d'intérêt commun. Cette plateforme propose un accès unique et sécurisé pour la gestion à distance des incidents de paiement et des réclamations. Depuis son lancement, ce canal numérique a absorbé 36% du volume total des requêtes annuelles. Sur le plan géographique, les succursales régionales de Casablanca et de Rabat concentrent près de la moitié des demandes de renseignements traitées par Bank Al-Maghrib.
Leur part cumulée s'est établie à 48% en 2025, contre 47% en 2024. Casablanca représente à elle seule 33% des demandes, devant Rabat avec 15%.
