Face à la montée du stress hydrique, l’État entend poursuivre les processus de mise en place des contrats de gestion des nappes. En effet, après plusieurs régions, c’est au tour de la province de Chichaoua de se doter de son contrat de gestion participative de la nappe. Ce dispositif en projet, porté par l’Agence du bassin hydraulique du Tensift (ABHT), portera sur la nappe de Bousbaâ et le périmètre de Mejjat. Ce contrat se traduira par l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action garantissant une gestion durable des eaux souterraines.
L’ABHT devra ainsi se faire accompagner par une expertise externe dans ses efforts d’élaboration de ce contrat, en veillant à intégrer une approche concertée et durable pour la préservation de la ressource. Selon les données de l’institution, les eaux souterraines de la province de Chichaoua jouent un rôle stratégique dans la satisfaction des besoins en eau potable et en irrigation. Toutefois, le développement socio-économique de la région, marqué notamment par l’essor des investissements agricoles, a entraîné une prolifération des forages captant les nappes au niveau de la province.
Parallèlement, la diminution des apports en eau de surface, aggravée par les effets du changement climatique, a accentué la pression sur ces ressources. Dans un contexte où le potentiel de mobilisation des eaux de surface est limité, les réserves renouvelables des nappes ne suffisent plus à couvrir la demande croissante. Cette situation engendre un déséquilibre hydrique, se traduisant par une baisse alarmante des niveaux piézométriques, atteignant jusqu’à quatre mètres par an dans certains secteurs. À terme, cela pourrait compromettre la durabilité des ressources en eau ainsi que les activités socio-économiques de la province.
Institué par la Loi 36-15 relative à l’eau, le Contrat de gestion participative de nappe constitue un nouveau dispositif de gouvernance des eaux souterraines fondé sur la concertation et l’implication des acteurs régionaux et locaux dans la gestion durable de ces ressources. Destiné en priorité aux nappes déficitaires ou surexploitées, ce mécanisme vise à rétablir l’équilibre hydrique des aquifères, restaurer les débits des sources et des plans d’eau, sécuriser l’alimentation en eau potable et préserver les écosystèmes sensibles tels que les dayas et les zones humides. Il ambitionne également de soutenir un développement socio-économique durable, notamment pour les secteurs touristique, industriel et agricole, ce dernier représentant à lui seul plus de 80% de la consommation d’eau.
Sa mise en œuvre repose sur un partenariat élargi associant administrations et établissements publics (Intérieur, Agriculture, Équipement, ONEE, Agences de bassin), collectivités élues, chambres professionnelles, associations d’usagers de l’eau, institutions de recherche et organisations de la société civile, qui s’engagent à travers une Convention-Cadre et un Plan d’action commun.
L’élaboration du contrat s’appuie sur des études techniques préalables – synthèse hydrogéologique, modélisation hydrodynamique avec scénarios d’évolution et modèle d’optimisation de gestion – ainsi que sur une gouvernance structurée autour d’un comité de pilotage présidé par le wali et d’un comité de suivi chargé de la mise en œuvre opérationnelle. Formalisé dans une convention-cadre regroupant l’ensemble des projets à réaliser, chacun faisant l’objet d’accords spécifiques précisant les délais, coûts, modalités de financement, engagements des partenaires et indicateurs de suivi, le contrat est généralement déployé sur une période de dix ans, avec des évaluations régulières permettant son actualisation.
L’ABHT devra ainsi se faire accompagner par une expertise externe dans ses efforts d’élaboration de ce contrat, en veillant à intégrer une approche concertée et durable pour la préservation de la ressource. Selon les données de l’institution, les eaux souterraines de la province de Chichaoua jouent un rôle stratégique dans la satisfaction des besoins en eau potable et en irrigation. Toutefois, le développement socio-économique de la région, marqué notamment par l’essor des investissements agricoles, a entraîné une prolifération des forages captant les nappes au niveau de la province.
Parallèlement, la diminution des apports en eau de surface, aggravée par les effets du changement climatique, a accentué la pression sur ces ressources. Dans un contexte où le potentiel de mobilisation des eaux de surface est limité, les réserves renouvelables des nappes ne suffisent plus à couvrir la demande croissante. Cette situation engendre un déséquilibre hydrique, se traduisant par une baisse alarmante des niveaux piézométriques, atteignant jusqu’à quatre mètres par an dans certains secteurs. À terme, cela pourrait compromettre la durabilité des ressources en eau ainsi que les activités socio-économiques de la province.
Institué par la Loi 36-15 relative à l’eau, le Contrat de gestion participative de nappe constitue un nouveau dispositif de gouvernance des eaux souterraines fondé sur la concertation et l’implication des acteurs régionaux et locaux dans la gestion durable de ces ressources. Destiné en priorité aux nappes déficitaires ou surexploitées, ce mécanisme vise à rétablir l’équilibre hydrique des aquifères, restaurer les débits des sources et des plans d’eau, sécuriser l’alimentation en eau potable et préserver les écosystèmes sensibles tels que les dayas et les zones humides. Il ambitionne également de soutenir un développement socio-économique durable, notamment pour les secteurs touristique, industriel et agricole, ce dernier représentant à lui seul plus de 80% de la consommation d’eau.
Sa mise en œuvre repose sur un partenariat élargi associant administrations et établissements publics (Intérieur, Agriculture, Équipement, ONEE, Agences de bassin), collectivités élues, chambres professionnelles, associations d’usagers de l’eau, institutions de recherche et organisations de la société civile, qui s’engagent à travers une Convention-Cadre et un Plan d’action commun.
L’élaboration du contrat s’appuie sur des études techniques préalables – synthèse hydrogéologique, modélisation hydrodynamique avec scénarios d’évolution et modèle d’optimisation de gestion – ainsi que sur une gouvernance structurée autour d’un comité de pilotage présidé par le wali et d’un comité de suivi chargé de la mise en œuvre opérationnelle. Formalisé dans une convention-cadre regroupant l’ensemble des projets à réaliser, chacun faisant l’objet d’accords spécifiques précisant les délais, coûts, modalités de financement, engagements des partenaires et indicateurs de suivi, le contrat est généralement déployé sur une période de dix ans, avec des évaluations régulières permettant son actualisation.
