Le débat autour des compléments alimentaires prend de l'ampleur. Une coalition regroupant plus des associations professionnelles appelle au retrait d'une modification de la loi n°17-04 qui pourrait accorder aux pharmacies l'exclusivité de la vente des compléments alimentaires considérés comme ayant un « effet thérapeutique ». Déjà adoptée par la Chambre des représentants, la mesure doit encore être examinée par la deuxième Chambre avant son éventuelle adoption définitive.
La Coalition des entreprises du secteur des compléments alimentaires rassemble des associations professionnelles, des fabricants, des importateurs, des distributeurs, des opérateurs du commerce électronique, des commerces spécialisés ainsi que des prestataires de services liés à la filière. Selon ses représentants, elle bénéficie du soutien de plus de 150 entreprises marocaines, dont une dizaine de laboratoires fabricants, ainsi que de plus de dix associations professionnelles actives dans le secteur.
Pour les professionnels du secteur, l'enjeu dépasse largement le cadre réglementaire. Ils estiment que cette exclusivité pourrait entraîner une réduction de la concurrence et, à terme, une hausse des prix pour les consommateurs. Aujourd'hui, ces produits sont commercialisés à travers plusieurs canaux, notamment les pharmacies, les parapharmacies, les commerces spécialisés et les plateformes de vente en ligne. Limiter leur distribution à un seul réseau risquerait, selon eux, de réduire les possibilités de comparaison et de restreindre l'accès à certaines références.
« Les compléments alimentaires doivent être correctement encadrés, mais la réglementation ne doit pas être confondue avec la monopolisation. La proposition actuelle transférera tout un marché vers un seul canal de distribution, sans démontrer que cette mesure est nécessaire, proportionnée ou bénéfique pour les consommateurs », affirme Badr Bouarich, porte-parole de la Coalition des entreprises du secteur des compléments alimentaires.
Les professionnels contestent également les arguments sanitaires avancés pour justifier cette évolution. Ils rappellent que les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments mais des produits destinés à compléter l'alimentation. À ce titre, ils sont déjà soumis à la loi relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires et au contrôle de l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).
La Coalition estime par ailleurs qu'aucune étude scientifique ou donnée sanitaire n'a été présentée pour démontrer l'existence d'un risque généralisé nécessitant l'instauration d'un monopole de distribution. Elle appelle plutôt à renforcer les mécanismes existants de contrôle, de traçabilité et de lutte contre les produits illégaux ou de contrebande.
Au-delà des consommateurs, les répercussions pourraient également être économiques. Selon les chiffres avancés par la Coalition, plus de 5.000 entreprises opèrent dans la chaîne de valeur des compléments alimentaires au Maroc, représentant environ 40.000 emplois directs et 80.000 emplois indirects. Fabricants, importateurs, distributeurs, opérateurs du commerce électronique et parapharmacies pourraient être affectés par une concentration du marché autour d'un seul canal de distribution.
Les professionnels plaident enfin pour une réforme fondée sur l'information et la responsabilisation du consommateur. Ils recommandent notamment de renforcer l'éducation autour du dosage, de l'utilisation responsable des compléments alimentaires et de la distinction entre ces produits et les médicaments. Pour eux, la protection du consommateur passe davantage par la transparence et le contrôle que par une restriction des circuits de distribution.
Alors que le texte poursuit son parcours législatif, le débat oppose désormais deux visions : celle d'un encadrement renforcé par une exclusivité de vente en pharmacie et celle d'un marché ouvert, mais davantage contrôlé. Une décision qui pourrait avoir des conséquences directes sur les habitudes d'achat et le budget de nombreux consommateurs marocains.
La Coalition des entreprises du secteur des compléments alimentaires rassemble des associations professionnelles, des fabricants, des importateurs, des distributeurs, des opérateurs du commerce électronique, des commerces spécialisés ainsi que des prestataires de services liés à la filière. Selon ses représentants, elle bénéficie du soutien de plus de 150 entreprises marocaines, dont une dizaine de laboratoires fabricants, ainsi que de plus de dix associations professionnelles actives dans le secteur.
Pour les professionnels du secteur, l'enjeu dépasse largement le cadre réglementaire. Ils estiment que cette exclusivité pourrait entraîner une réduction de la concurrence et, à terme, une hausse des prix pour les consommateurs. Aujourd'hui, ces produits sont commercialisés à travers plusieurs canaux, notamment les pharmacies, les parapharmacies, les commerces spécialisés et les plateformes de vente en ligne. Limiter leur distribution à un seul réseau risquerait, selon eux, de réduire les possibilités de comparaison et de restreindre l'accès à certaines références.
« Les compléments alimentaires doivent être correctement encadrés, mais la réglementation ne doit pas être confondue avec la monopolisation. La proposition actuelle transférera tout un marché vers un seul canal de distribution, sans démontrer que cette mesure est nécessaire, proportionnée ou bénéfique pour les consommateurs », affirme Badr Bouarich, porte-parole de la Coalition des entreprises du secteur des compléments alimentaires.
Les professionnels contestent également les arguments sanitaires avancés pour justifier cette évolution. Ils rappellent que les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments mais des produits destinés à compléter l'alimentation. À ce titre, ils sont déjà soumis à la loi relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires et au contrôle de l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).
La Coalition estime par ailleurs qu'aucune étude scientifique ou donnée sanitaire n'a été présentée pour démontrer l'existence d'un risque généralisé nécessitant l'instauration d'un monopole de distribution. Elle appelle plutôt à renforcer les mécanismes existants de contrôle, de traçabilité et de lutte contre les produits illégaux ou de contrebande.
Au-delà des consommateurs, les répercussions pourraient également être économiques. Selon les chiffres avancés par la Coalition, plus de 5.000 entreprises opèrent dans la chaîne de valeur des compléments alimentaires au Maroc, représentant environ 40.000 emplois directs et 80.000 emplois indirects. Fabricants, importateurs, distributeurs, opérateurs du commerce électronique et parapharmacies pourraient être affectés par une concentration du marché autour d'un seul canal de distribution.
Les professionnels plaident enfin pour une réforme fondée sur l'information et la responsabilisation du consommateur. Ils recommandent notamment de renforcer l'éducation autour du dosage, de l'utilisation responsable des compléments alimentaires et de la distinction entre ces produits et les médicaments. Pour eux, la protection du consommateur passe davantage par la transparence et le contrôle que par une restriction des circuits de distribution.
Alors que le texte poursuit son parcours législatif, le débat oppose désormais deux visions : celle d'un encadrement renforcé par une exclusivité de vente en pharmacie et celle d'un marché ouvert, mais davantage contrôlé. Une décision qui pourrait avoir des conséquences directes sur les habitudes d'achat et le budget de nombreux consommateurs marocains.
