Le marché marocain des centres de données entre dans une nouvelle phase de développement. Dans une nouvelle étude, BMI-Fitch Solutions estime que le pays est en passe de changer d’échelle grâce à un important pipeline de projets, soutenu par la montée en puissance de l’intelligence artificielle (IA), les exigences de souveraineté des données et les investissements internationaux. À la fin du deuxième trimestre 2026, le Maroc compte 14 centres de données en exploitation pour une capacité installée de seulement 1,5 mégawatt (MW). En revanche, 140 MW sont actuellement en construction et 400 MW supplémentaires sont déjà planifiés, ce qui laisse entrevoir une augmentation rapide de l’offre au cours des prochaines années.
Casablanca et Rabat demeurent les principaux pôles
Selon BMI, le développement du secteur reste largement concentré dans les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra, qui regroupent respectivement six et quatre centres de données. Cette concentration s’explique par la qualité des infrastructures de télécommunications, la disponibilité de la fibre optique ainsi que la proximité des entreprises et des administrations. L’institut estime que ces deux métropoles conserveront leur rôle de principaux pôles de développement à court terme. Toutefois, la raréfaction du foncier disponible et les contraintes croissantes sur les capacités électriques devraient progressivement favoriser l’émergence de nouveaux sites dans des régions offrant davantage de terrains et un meilleur accès aux énergies renouvelables. BMI cite notamment le projet d’Iozera à Tétouan, représentant un investissement annoncé de 500 millions de dollars pour un centre de données de 386 MW. Ce partenariat avec le gouvernement marocain vise à démocratiser l’accès aux ressources informatiques avancées dédiées à l’intelligence artificielle, avec pour objectif une mise en service au cours du second semestre 2026. L’institut précise toutefois que ce projet n’est pas encore intégré à ses statistiques, faute d’informations suffisamment détaillées.
À cela s’ajoutent les stratégies nationales «Digital Morocco 2030» et «Maroc IA 2030», cette dernière ayant été dévoilée en janvier 2026. Ensemble, ces deux initiatives devraient générer environ 240.000 emplois numériques et contribuer à hauteur d’environ 10 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) marocain d’ici 2030, tout en renforçant le positionnement international du Royaume dans le domaine de l’intelligence artificielle. Le secteur public constitue également un moteur important de la demande, avec la numérisation progressive des services administratifs appelée à s’appuyer sur des infrastructures cloud souveraines. BMI estime que cette demande institutionnelle, complétée par celle des services financiers et d’autres secteurs fortement consommateurs de données, devrait assurer un niveau minimal d’utilisation des infrastructures et limiter le risque de surcapacité lié aux projets d’IA.
Casablanca et Rabat demeurent les principaux pôles
Selon BMI, le développement du secteur reste largement concentré dans les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra, qui regroupent respectivement six et quatre centres de données. Cette concentration s’explique par la qualité des infrastructures de télécommunications, la disponibilité de la fibre optique ainsi que la proximité des entreprises et des administrations. L’institut estime que ces deux métropoles conserveront leur rôle de principaux pôles de développement à court terme. Toutefois, la raréfaction du foncier disponible et les contraintes croissantes sur les capacités électriques devraient progressivement favoriser l’émergence de nouveaux sites dans des régions offrant davantage de terrains et un meilleur accès aux énergies renouvelables. BMI cite notamment le projet d’Iozera à Tétouan, représentant un investissement annoncé de 500 millions de dollars pour un centre de données de 386 MW. Ce partenariat avec le gouvernement marocain vise à démocratiser l’accès aux ressources informatiques avancées dédiées à l’intelligence artificielle, avec pour objectif une mise en service au cours du second semestre 2026. L’institut précise toutefois que ce projet n’est pas encore intégré à ses statistiques, faute d’informations suffisamment détaillées.
La souveraineté des données et l’IA comme moteurs de la demande
Pour BMI, la demande est désormais alimentée par plusieurs facteurs structurels : les politiques publiques, les exigences en matière de souveraineté des données et l’adoption accélérée de l’intelligence artificielle. En 2021, une obligation de souveraineté des données a imposé que toutes les données sensibles soient hébergées sur le territoire marocain, créant ainsi une demande durable pour des infrastructures locales conformes à cette réglementation.À cela s’ajoutent les stratégies nationales «Digital Morocco 2030» et «Maroc IA 2030», cette dernière ayant été dévoilée en janvier 2026. Ensemble, ces deux initiatives devraient générer environ 240.000 emplois numériques et contribuer à hauteur d’environ 10 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) marocain d’ici 2030, tout en renforçant le positionnement international du Royaume dans le domaine de l’intelligence artificielle. Le secteur public constitue également un moteur important de la demande, avec la numérisation progressive des services administratifs appelée à s’appuyer sur des infrastructures cloud souveraines. BMI estime que cette demande institutionnelle, complétée par celle des services financiers et d’autres secteurs fortement consommateurs de données, devrait assurer un niveau minimal d’utilisation des infrastructures et limiter le risque de surcapacité lié aux projets d’IA.
