Les premiers effets de la vague de chaleur commencent à apparaître sur les réserves hydriques du Royaume. Selon les données publiées par la plateforme Maadialna du ministère de l’Équipement et de l’Eau, le taux de remplissage global des barrages est passé de 76% le 18 mai à 75,7% au 1er juin, tandis que les volumes stockés sont revenus de 12,95 à 12,8 milliards de mètres cubes.
La baisse reste modérée, mais elle intervient après plusieurs mois de progression quasi continue grâce aux importantes précipitations enregistrées durant l’hiver et le printemps. Elle marque surtout le début d’une nouvelle phase, celle où les apports naturels ralentissent tandis que les températures élevées accélèrent l’évaporation et augmentent les besoins en eau, notamment pour l’irrigation et l’alimentation des populations.
Malgré cette inflexion, la situation hydrique nationale demeure sans commune mesure avec celle observée il y a un an. Au 1er juin 2025, les barrages marocains ne stockaient que 6,6 milliards de mètres cubes d’eau pour un taux de remplissage avoisinant 39%. Douze mois plus tard, les réserves ont pratiquement doublé pour atteindre 12,8 milliards de mètres cubes, soit une progression de près de 94%. Cette amélioration reflète les effets bénéfiques des épisodes pluvieux qu’a connus le Royaume au cours de l’année hydrologique 2025-2026, permettant à plusieurs bassins stratégiques de retrouver des niveaux de remplissage rarement observés ces dernières années.
Le bassin du Loukkos affiche ainsi un taux de remplissage de 90,8%, celui du Sebou 88,1%, tandis que le Bouregreg atteint 88,8%. Le Tensift demeure le bassin le mieux rempli du pays avec 94,6%.
Les barrages du Sud restent les plus exposés. Le bassin Drâa-Oued Noun demeure le moins rempli du Royaume avec 38,4%, tandis que le Souss-Massa se maintient autour de 54%. Ces régions sont particulièrement sensibles à l’évaporation et à la pression exercée par les besoins agricoles.
Pour Rachida El Mourabet, professeure de l’enseignement supérieur à l’Université Hassan II, ces évolutions illustrent parfaitement la nouvelle réalité climatique à laquelle le Maroc est confronté. « La période actuelle est marquée par de fortes fluctuations climatiques qui font varier rapidement la situation des barrages entre hausse et baisse, en fonction des précipitations, des températures et du niveau d’évaporation », explique-t-elle.
Selon l’experte, les températures élevées enregistrées au printemps et au début de l’été accentuent la pression sur les ressources hydriques, particulièrement dans les bassins où la demande en eau est importante pour les usages domestiques et agricoles. « Certains barrages bénéficient temporairement des précipitations ou des crues locales, mais cela ne remet pas en cause la fragilité persistante de la situation hydrique à moyen et long terme », souligne-t-elle.
La légère baisse observée depuis la mi-mai ne remet donc pas en cause l’excellente situation des barrages marocains. Elle rappelle toutefois que l’entrée dans la saison estivale ouvre une période plus délicate pour les ressources hydriques nationales. Les prochaines semaines permettront de mesurer l’impact réel de la canicule sur les réserves accumulées au cours d’une année hydrologique exceptionnelle.
La baisse reste modérée, mais elle intervient après plusieurs mois de progression quasi continue grâce aux importantes précipitations enregistrées durant l’hiver et le printemps. Elle marque surtout le début d’une nouvelle phase, celle où les apports naturels ralentissent tandis que les températures élevées accélèrent l’évaporation et augmentent les besoins en eau, notamment pour l’irrigation et l’alimentation des populations.
Malgré cette inflexion, la situation hydrique nationale demeure sans commune mesure avec celle observée il y a un an. Au 1er juin 2025, les barrages marocains ne stockaient que 6,6 milliards de mètres cubes d’eau pour un taux de remplissage avoisinant 39%. Douze mois plus tard, les réserves ont pratiquement doublé pour atteindre 12,8 milliards de mètres cubes, soit une progression de près de 94%. Cette amélioration reflète les effets bénéfiques des épisodes pluvieux qu’a connus le Royaume au cours de l’année hydrologique 2025-2026, permettant à plusieurs bassins stratégiques de retrouver des niveaux de remplissage rarement observés ces dernières années.
Le bassin du Loukkos affiche ainsi un taux de remplissage de 90,8%, celui du Sebou 88,1%, tandis que le Bouregreg atteint 88,8%. Le Tensift demeure le bassin le mieux rempli du pays avec 94,6%.
Les premiers signes de recul dans plusieurs bassins
La comparaison entre les données du 18 mai et celles du 1er juin montre toutefois que la plupart des grands bassins ont amorcé une légère décrue. Le Loukkos est passé de 92% à 90,8%, le Bouregreg de 90,2% à 88,8%, le Sebou de 88,4% à 88,1% et la Moulouya de 73,7% à 72,7%. Même tendance pour le bassin de l’Oum Er-Rbia, dont le taux de remplissage est passé de 65,7% à 66% selon les dernières actualisations, avec toutefois des variations à l’intérieur même du bassin selon les barrages.Les barrages du Sud restent les plus exposés. Le bassin Drâa-Oued Noun demeure le moins rempli du Royaume avec 38,4%, tandis que le Souss-Massa se maintient autour de 54%. Ces régions sont particulièrement sensibles à l’évaporation et à la pression exercée par les besoins agricoles.
Pour Rachida El Mourabet, professeure de l’enseignement supérieur à l’Université Hassan II, ces évolutions illustrent parfaitement la nouvelle réalité climatique à laquelle le Maroc est confronté. « La période actuelle est marquée par de fortes fluctuations climatiques qui font varier rapidement la situation des barrages entre hausse et baisse, en fonction des précipitations, des températures et du niveau d’évaporation », explique-t-elle.
Selon l’experte, les températures élevées enregistrées au printemps et au début de l’été accentuent la pression sur les ressources hydriques, particulièrement dans les bassins où la demande en eau est importante pour les usages domestiques et agricoles. « Certains barrages bénéficient temporairement des précipitations ou des crues locales, mais cela ne remet pas en cause la fragilité persistante de la situation hydrique à moyen et long terme », souligne-t-elle.
L'été sera décisif pour la ressource en eau
Si l’amélioration des taux de remplissage constitue indéniablement une bonne nouvelle, elle ne doit pas, selon la spécialiste, occulter les défis structurels auxquels le pays reste confronté. Rachida El Mourabet appelle ainsi à renforcer les politiques d’adaptation au changement climatique, à accélérer les investissements dans la gestion de l’eau et à développer davantage les ressources non conventionnelles, notamment le dessalement et la réutilisation des eaux usées traitées.La légère baisse observée depuis la mi-mai ne remet donc pas en cause l’excellente situation des barrages marocains. Elle rappelle toutefois que l’entrée dans la saison estivale ouvre une période plus délicate pour les ressources hydriques nationales. Les prochaines semaines permettront de mesurer l’impact réel de la canicule sur les réserves accumulées au cours d’une année hydrologique exceptionnelle.
