Ministères et services déconcentrés, établissements publics, collectivités territoriales, entreprises publiques et privées, associations : le secteur marocain de l’eau compte une multitude d’intervenants, chacun produisant et exploitant ses propres données. Cette diversité, si elle traduit la vitalité du secteur, a aussi un revers : une dispersion des informations et une hétérogénéité des référentiels et nomenclatures utilisés d’un acteur à l’autre. Résultat : le regroupement et la mise en cohérence des données s’avèrent aujourd’hui complexes, chronophages et sources d’erreurs, freinant l’exploitation efficace d’une information pourtant abondante. C’est pour répondre à ce constat que le département chargé de l’eau engage un projet structurant : la mise en place d’un dictionnaire référentiel des données sur l’eau, conçu comme un socle commun de gestion, de définition et de partage de l’information hydrique à l’échelle du Royaume.
La troisième et dernière mission couvre le développement et le déploiement de la plateforme, ainsi que la formation des utilisateurs. Le futur portail, développé en environnement dit «C#/.NET Core» avec une base de données PostgreSQL, sera accessible depuis différents supports – poste de travail, tablette, terminal mobile – et devra intégrer des interfaces de catalogage, de consultation des métadonnées, de visualisation des flux de partage entre acteurs et de tableaux de bord dynamiques.
Un cadre bâti sur quatre principes
La démarche s’inscrit dans le prolongement du cadre commun d’urbanisation du Système intégré d’information relatif à l’eau (SIIE), qui pose quatre principes directeurs pour l’ensemble des acteurs engagés dans sa transformation. Ce premier principe s’accompagne de trois autres exigences : des données standardisées et définies sur la base d’un vocabulaire commun, des données facilement réutilisables, partageables et accessibles à travers les frontières des administrations, et enfin des données sécurisées et archivées. Le futur dictionnaire référentiel a précisément vocation à traduire ces principes en dispositif opérationnel, en facilitant l’accès et la compréhension des données, en harmonisant leur exploitation au service des outils de pilotage et d’aide à la décision, et en définissant les règles de gestion et de partage applicables à l’ensemble des acteurs du secteur.Trois missions pour bâtir l’édifice
Le projet se déploie en trois temps. La première étape consiste en un diagnostic approfondi de l’existant : recensement des données produites et échangées par chaque partenaire, cartographie des acteurs et des flux, inventaire des systèmes d’information et des plateformes d’échange, et élaboration de fiches de métadonnées détaillées pour chaque type de donnée – allant de sa définition normalisée jusqu’à ses règles de diffusion et ses attributs géographiques. La deuxième mission porte sur la conception fonctionnelle et l’architecture des données proprement dites. Il s’agit de structurer et de catégoriser les données recensées, de standardiser les nomenclatures, les unités et les formats, puis de bâtir les modèles conceptuel, logique et physique du futur dictionnaire, formalisés à travers des diagrammes UML et validés avec l’ensemble des parties prenantes.La troisième et dernière mission couvre le développement et le déploiement de la plateforme, ainsi que la formation des utilisateurs. Le futur portail, développé en environnement dit «C#/.NET Core» avec une base de données PostgreSQL, sera accessible depuis différents supports – poste de travail, tablette, terminal mobile – et devra intégrer des interfaces de catalogage, de consultation des métadonnées, de visualisation des flux de partage entre acteurs et de tableaux de bord dynamiques.
