Le gouvernement entend renforcer en 2027 les dispositifs d’insertion professionnelle, avec une attention particulière portée aux jeunes éloignés du marché du travail, aux femmes et aux personnes dépourvues de qualifications adaptées aux besoins des entreprises. La note de présentation du Projet de Loi de Finances (PLF) 2027 détaille une série de mesures destinées à faciliter l’accès à un premier emploi, à développer la formation par apprentissage et à moderniser les mécanismes publics d’accompagnement des demandeurs d’emploi.
L’une des principales nouveautés concerne la création d’une prime à l’emploi destinée aux entreprises qui recrutent durablement des bénéficiaires du programme Formation-Insertion. Ce nouveau mécanisme remplacera la prise en charge par l’État de la part patronale de la couverture sociale, un dispositif dont l’utilisation est restée limitée. Selon la note de présentation, le taux de recours à cette mesure n’a pas dépassé, en moyenne, 15% des stagiaires bénéficiant du programme. Le gouvernement souhaite ainsi substituer à cet avantage un soutien directement lié à l’embauche effective et au maintien du salarié dans l’entreprise. La prime sera accordée à l’employeur lorsque le bénéficiaire sera définitivement inséré dans l’emploi, sous réserve de son maintien en poste. L’objectif est d’encourager les entreprises à transformer les périodes de formation et d’insertion en emplois durables. Le document ne précise toutefois pas encore le montant de cette prime, sa durée ni les conditions détaillées de son versement. Cette mesure s’inscrit dans une réorganisation plus générale des programmes d’emploi, qui devront désormais s’articuler autour d’un parcours continu, allant de l’orientation initiale à l’insertion professionnelle, en passant par la formation qualifiante et l’accompagnement après le recrutement.
Le gouvernement prévoit également de revoir les modalités de financement de certaines formations. Celles-ci seront davantage conçues à partir des besoins exprimés par les entreprises, avec un financement fondé sur les résultats d’insertion professionnelle. Les instituts à gestion déléguée et les fédérations professionnelles seront associés à cette démarche, particulièrement pour les métiers émergents.
En matière d’entrepreneuriat, le soutien public devra privilégier la viabilité économique des projets, leur capacité à durer et leur potentiel de création d’emplois, plutôt que le seul nombre d’entreprises nouvellement créées. Les jeunes entrepreneurs pourront bénéficier de dispositifs adaptés de financement, d’incubation, d’accompagnement et de suivi après la création de leur activité.
Un mécanisme spécifique sera également consacré aux jeunes agriculteurs en milieu rural. Pour identifier les débouchés professionnels, le gouvernement entend mobiliser les perspectives de recrutement dans l’industrie, les services délocalisés à forte valeur ajoutée, le sport ainsi que les activités productives et de services liées à l’organisation de la Coupe du monde 2030.
Le gouvernement envisage également un soutien à la mobilité géographique des jeunes qui doivent se déplacer hors de leur zone de résidence pour travailler ou suivre une formation. Ce dispositif prendra la forme d’une réduction d’une partie des charges occasionnées par ces déplacements. Il doit faciliter les recrutements entre les régions disposant d’une main-d’œuvre disponible et les pôles économiques confrontés à des besoins de compétences.
Un autre volet concerne la mobilité professionnelle internationale des jeunes qualifiés. L’accompagnement prévu portera notamment sur la formation linguistique, l’obtention de certifications reconnues et l’accès à des contrats de travail encadrés. Les montants des aides à la mobilité et leurs conditions d’éligibilité ne sont pas précisés dans les éléments présentés.
Pour les entreprises, la réforme prévoit une offre de services plus réactive, permettant de mieux identifier les compétences disponibles et de répondre aux besoins spécifiques de recrutement. La digitalisation occupera une place importante dans cette transformation, avec le déploiement d’outils numériques pour l’orientation, la mise en relation entre candidats et employeurs et le suivi des parcours.
Le pilotage des politiques d’emploi sera parallèlement renforcé au niveau de la Chefferie du gouvernement.
Des contrats d’objectifs seront conclus avec les départements ministériels, les régions et les institutions concernées. Ils préciseront les engagements de chaque intervenant, les résultats attendus, les indicateurs de performance et les responsabilités en matière de suivi.
Les walis et gouverneurs seront également mobilisés pour coordonner le déploiement territorial des dispositifs.
Un réseau de représentations territoriales de l’institution publique unifiée devra accompagner les jeunes au niveau local. L’évaluation des programmes reposera notamment sur la mesure des insertions effectivement réalisées et sur leur durabilité, afin de permettre des ajustements en fonction des résultats.
Pour l’année de formation 2026-2027, le gouvernement prévoit par ailleurs une capacité globale d’accueil de 751.422 places pédagogiques. Cette capacité comprend notamment 507.802 places en formation diplômante et 220.700 places en formation qualifiante. La formation par alternance constitue une possibilité supplémentaire d’élargissement de l’offre.
D’autres établissements spécialisés sont programmés. À Casablanca, les travaux de l’Institut de formation dans les métiers de l’industrie pharmaceutique doivent se poursuivre. À Fès, le programme concerne l’Institut de formation dans les métiers de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement. La mise en service de ces deux établissements est prévue sur la période 2029-2030.
Par ailleurs, une Académie des entrepreneurs, consacrée à l’entrepreneuriat et au middle management, doit être créée à Casablanca, avec une mise en service annoncée pour 2027-2028.
Le PLF 2027 prévoit en outre de renforcer la reconnaissance des compétences acquises par l’expérience professionnelle. Les personnes disposant d’un savoir-faire pratique pourront accéder à une certification reconnue après une évaluation de leurs compétences. Cette évaluation permettra également d’identifier les connaissances ou compétences complémentaires à acquérir.
Le gouvernement prévoit enfin de développer des passerelles entre les différents niveaux de formation professionnelle et l’enseignement supérieur. Un système de crédits et de compétences cumulables permettra aux bénéficiaires de valoriser leurs acquis et de poursuivre leur formation sans devoir recommencer intégralement un parcours.
Le gouvernement programme également l’octroi de 35.000 bourses d’études, pour une enveloppe budgétaire de 150 millions de dirhams. Ces aides doivent contribuer à réduire les difficultés financières rencontrées par les jeunes durant leur formation. L’État prévoit par ailleurs de participer aux frais de formation dans les établissements privés au profit de 3.500 stagiaires. Ces mesures visent à améliorer l’égalité des chances dans l’accès à la qualification professionnelle, notamment pour les jeunes dont les ressources ou les conditions de résidence constituent un obstacle à la poursuite d’une formation.
Sur le plan des bénéficiaires, le gouvernement prévoit d’engager l’élargissement du dispositif aux catégories prévues par la loi n°60-17 relative à l’organisation de la formation continue. Parmi les nouveautés figure l’ouverture de la formation continue aux personnes ayant perdu leur emploi, afin de faciliter leur remise à niveau et leur retour sur le marché du travail. Les travailleurs non salariés exerçant une activité privée pourront également bénéficier de ces dispositifs pour renforcer leurs compétences et développer leurs activités. Une autre évolution concerne la mise en place de la formation à l’initiative du salarié. Ce mécanisme doit permettre aux salariés d’exprimer leurs propres besoins de formation et de participer davantage à la construction de leur parcours professionnel, sans dépendre exclusivement de l’initiative de leur employeur.
L’une des principales nouveautés concerne la création d’une prime à l’emploi destinée aux entreprises qui recrutent durablement des bénéficiaires du programme Formation-Insertion. Ce nouveau mécanisme remplacera la prise en charge par l’État de la part patronale de la couverture sociale, un dispositif dont l’utilisation est restée limitée. Selon la note de présentation, le taux de recours à cette mesure n’a pas dépassé, en moyenne, 15% des stagiaires bénéficiant du programme. Le gouvernement souhaite ainsi substituer à cet avantage un soutien directement lié à l’embauche effective et au maintien du salarié dans l’entreprise. La prime sera accordée à l’employeur lorsque le bénéficiaire sera définitivement inséré dans l’emploi, sous réserve de son maintien en poste. L’objectif est d’encourager les entreprises à transformer les périodes de formation et d’insertion en emplois durables. Le document ne précise toutefois pas encore le montant de cette prime, sa durée ni les conditions détaillées de son versement. Cette mesure s’inscrit dans une réorganisation plus générale des programmes d’emploi, qui devront désormais s’articuler autour d’un parcours continu, allant de l’orientation initiale à l’insertion professionnelle, en passant par la formation qualifiante et l’accompagnement après le recrutement.
Une plateforme nationale pour les jeunes de 18 à 29 ans sans emploi ni formation
Autre mesure prévue pour 2027 : la mise en place d’une plateforme nationale d’inscription destinée aux jeunes âgés de 18 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Cette catégorie de jeunes, souvent désignée par le terme NEET, bénéficiera d’un parcours unifié d’accompagnement. Le dispositif commencera par un diagnostic individualisé de la situation du jeune et de ses compétences. Il sera complété par un accompagnement social et un contrat d’insertion permettant d’identifier la solution la plus adaptée à son profil. Selon les besoins, le bénéficiaire pourra être orienté vers une formation qualifiante, un programme d’insertion salariale ou un dispositif de soutien à l’entrepreneuriat. La priorité sera accordée aux jeunes les plus éloignés du marché du travail, notamment les décrocheurs scolaires et ceux qui se trouvent en dehors du système d’éducation et de formation. La formation qualifiante devra leur permettre d’acquérir des compétences pratiques directement liées aux besoins des entreprises, afin d’accélérer leur accès à l’emploi.Le gouvernement prévoit également de revoir les modalités de financement de certaines formations. Celles-ci seront davantage conçues à partir des besoins exprimés par les entreprises, avec un financement fondé sur les résultats d’insertion professionnelle. Les instituts à gestion déléguée et les fédérations professionnelles seront associés à cette démarche, particulièrement pour les métiers émergents.
En matière d’entrepreneuriat, le soutien public devra privilégier la viabilité économique des projets, leur capacité à durer et leur potentiel de création d’emplois, plutôt que le seul nombre d’entreprises nouvellement créées. Les jeunes entrepreneurs pourront bénéficier de dispositifs adaptés de financement, d’incubation, d’accompagnement et de suivi après la création de leur activité.
Un mécanisme spécifique sera également consacré aux jeunes agriculteurs en milieu rural. Pour identifier les débouchés professionnels, le gouvernement entend mobiliser les perspectives de recrutement dans l’industrie, les services délocalisés à forte valeur ajoutée, le sport ainsi que les activités productives et de services liées à l’organisation de la Coupe du monde 2030.
Crèches, transport et mobilité : des aides pour lever les obstacles à l’emploi
Le PLF 2027 prévoit aussi des mesures ciblant les contraintes qui empêchent certains jeunes, et particulièrement les femmes, d’accéder au marché du travail. Un programme spécifique sera destiné aux jeunes femmes, en combinant plusieurs formes d’accompagnement : formation, accès à des crèches, transport, possibilité de télétravail, services de proximité et développement des activités liées à l’économie de la prise en charge. Ces mesures visent à réduire les obstacles pratiques à l’exercice d’une activité professionnelle et à contribuer à l’augmentation du taux d’activité économique des femmes.Le gouvernement envisage également un soutien à la mobilité géographique des jeunes qui doivent se déplacer hors de leur zone de résidence pour travailler ou suivre une formation. Ce dispositif prendra la forme d’une réduction d’une partie des charges occasionnées par ces déplacements. Il doit faciliter les recrutements entre les régions disposant d’une main-d’œuvre disponible et les pôles économiques confrontés à des besoins de compétences.
Un autre volet concerne la mobilité professionnelle internationale des jeunes qualifiés. L’accompagnement prévu portera notamment sur la formation linguistique, l’obtention de certifications reconnues et l’accès à des contrats de travail encadrés. Les montants des aides à la mobilité et leurs conditions d’éligibilité ne sont pas précisés dans les éléments présentés.
Une réforme de l’ANAPEC et un suivi après l’embauche
L’amélioration des dispositifs d’insertion passera également par une transformation de l’intermédiation publique de l’emploi et une réforme institutionnelle de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC). Le gouvernement prévoit de moderniser la gouvernance du dispositif, de renforcer ses capacités opérationnelles et d’améliorer la qualité des services rendus aux demandeurs d’emploi comme aux entreprises. Le nouveau parcours d’intermédiation devra reposer sur un accompagnement personnalisé, depuis le diagnostic initial du profil jusqu’au placement professionnel. Il intégrera une orientation vers les dispositifs adaptés de formation, d’insertion ou d’entrepreneuriat, ainsi qu’un suivi après l’embauche destiné à favoriser la stabilité de l’emploi.Pour les entreprises, la réforme prévoit une offre de services plus réactive, permettant de mieux identifier les compétences disponibles et de répondre aux besoins spécifiques de recrutement. La digitalisation occupera une place importante dans cette transformation, avec le déploiement d’outils numériques pour l’orientation, la mise en relation entre candidats et employeurs et le suivi des parcours.
Le pilotage des politiques d’emploi sera parallèlement renforcé au niveau de la Chefferie du gouvernement.
Des contrats d’objectifs seront conclus avec les départements ministériels, les régions et les institutions concernées. Ils préciseront les engagements de chaque intervenant, les résultats attendus, les indicateurs de performance et les responsabilités en matière de suivi.
Les walis et gouverneurs seront également mobilisés pour coordonner le déploiement territorial des dispositifs.
Un réseau de représentations territoriales de l’institution publique unifiée devra accompagner les jeunes au niveau local. L’évaluation des programmes reposera notamment sur la mesure des insertions effectivement réalisées et sur leur durabilité, afin de permettre des ajustements en fonction des résultats.
Plus de 900 millions de DH par an pour former jusqu’à 200.000 apprentis
Sur le volet de la formation professionnelle, l’une des principales ambitions du PLF 2027 concerne l’élargissement de la formation par apprentissage. Le gouvernement prévoit d’augmenter progressivement la capacité du dispositif pour atteindre 150.000 à 200.000 bénéficiaires par an. Cette montée en charge mobilisera une enveloppe annuelle de plus de 900 millions de dirhams. L’apprentissage doit permettre aux jeunes dépourvus des qualifications nécessaires pour accéder directement à l’emploi, ainsi qu’aux jeunes déscolarisés, de bénéficier d’une formation associant enseignement théorique et immersion pratique dans les entreprises. Le dispositif sera élargi à de nouveaux métiers, en fonction des besoins réels de recrutement dans les différents secteurs. Les Instituts en gestion déléguée et les Cités des Métiers et des Compétences seront mobilisés pour accompagner cette diversification. Les entreprises devront également participer davantage à la conception des programmes et à l’accueil des apprentis, à travers des partenariats avec les organisations professionnelles et les fédérations sectorielles.Pour l’année de formation 2026-2027, le gouvernement prévoit par ailleurs une capacité globale d’accueil de 751.422 places pédagogiques. Cette capacité comprend notamment 507.802 places en formation diplômante et 220.700 places en formation qualifiante. La formation par alternance constitue une possibilité supplémentaire d’élargissement de l’offre.
24 nouveaux établissements et trois Cités des métiers à ouvrir
Le développement de l’offre de formation passera également par la création de 24 nouveaux établissements de formation professionnelle. Sur ce total, 19 établissements relèveront de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), trois du secteur de l’artisanat et deux du secteur agricole. Leur implantation devra tenir compte de l’équité territoriale et des besoins spécifiques en compétences dans chaque bassin d’emploi. Le gouvernement prévoit aussi l’achèvement du programme des Cités des métiers et des compétences, qui mobilise un investissement global de près de 5,5 milliards de dirhams. Trois nouvelles cités doivent ouvrir dans les régions de Guelmim-Oued Noun, Fès-Meknès et Drâa-Tafilalet. Ces ouvertures porteront à douze le nombre total de Cités des métiers et des compétences opérationnelles, marquant l’achèvement du programme. Leur rôle doit également évoluer. Au-delà de la formation initiale, elles sont appelées à devenir des plateformes régionales de développement des compétences, associant formation, entreprises, innovation et entrepreneuriat.D’autres établissements spécialisés sont programmés. À Casablanca, les travaux de l’Institut de formation dans les métiers de l’industrie pharmaceutique doivent se poursuivre. À Fès, le programme concerne l’Institut de formation dans les métiers de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement. La mise en service de ces deux établissements est prévue sur la période 2029-2030.
Par ailleurs, une Académie des entrepreneurs, consacrée à l’entrepreneuriat et au middle management, doit être créée à Casablanca, avec une mise en service annoncée pour 2027-2028.
Des formations courtes de 6 à 12 mois et des diplômes valorisant l’expérience
Le gouvernement souhaite également adapter les formations aux besoins des entreprises en développant des parcours plus courts et modulables. Ces formations auront une durée de 6 à 12 mois et seront conçues à partir de diagnostics territoriaux des besoins en compétences. Elles devront prioritairement répondre aux besoins des secteurs offrant des perspectives de recrutement, au Maroc comme à l’international. L’offre de formation sera régulièrement actualisée avec la participation des entreprises, afin d’anticiper l’évolution des métiers et des qualifications recherchées.Le PLF 2027 prévoit en outre de renforcer la reconnaissance des compétences acquises par l’expérience professionnelle. Les personnes disposant d’un savoir-faire pratique pourront accéder à une certification reconnue après une évaluation de leurs compétences. Cette évaluation permettra également d’identifier les connaissances ou compétences complémentaires à acquérir.
Le gouvernement prévoit enfin de développer des passerelles entre les différents niveaux de formation professionnelle et l’enseignement supérieur. Un système de crédits et de compétences cumulables permettra aux bénéficiaires de valoriser leurs acquis et de poursuivre leur formation sans devoir recommencer intégralement un parcours.
35.000 bourses et six nouveaux internats pour les stagiaires
L’amélioration de l’accès à la formation professionnelle s’accompagnera de mesures sociales destinées aux stagiaires. Le PLF 2027 prévoit l’ouverture de six nouveaux internats, portant leur nombre total à 150 établissements, au bénéfice de près de 22.885 stagiaires.Le gouvernement programme également l’octroi de 35.000 bourses d’études, pour une enveloppe budgétaire de 150 millions de dirhams. Ces aides doivent contribuer à réduire les difficultés financières rencontrées par les jeunes durant leur formation. L’État prévoit par ailleurs de participer aux frais de formation dans les établissements privés au profit de 3.500 stagiaires. Ces mesures visent à améliorer l’égalité des chances dans l’accès à la qualification professionnelle, notamment pour les jeunes dont les ressources ou les conditions de résidence constituent un obstacle à la poursuite d’une formation.
La formation continue ouverte aux chômeurs et aux travailleurs indépendants
Le PLF 2027 annonce enfin l’engagement d’une réforme de la formation continue, destinée à élargir l’accès aux dispositifs de développement des compétences.Cette réforme doit s’appuyer sur une nouvelle organisation de la gouvernance. Le pilotage stratégique serait confié à une instance tripartite associant l’État, les employeurs et les représentants des salariés. Cette structure sera chargée de définir les orientations, les priorités et les objectifs de la formation continue, ainsi que d’évaluer régulièrement les résultats obtenus. La gestion opérationnelle devra être confiée à une structure dédiée, disposant d’une autonomie et permettant de distinguer les fonctions d’opérateur, de gestionnaire et de régulateur. La réforme prévoit également une sécurisation et une rationalisation des ressources financières mobilisées au profit des entreprises.Sur le plan des bénéficiaires, le gouvernement prévoit d’engager l’élargissement du dispositif aux catégories prévues par la loi n°60-17 relative à l’organisation de la formation continue. Parmi les nouveautés figure l’ouverture de la formation continue aux personnes ayant perdu leur emploi, afin de faciliter leur remise à niveau et leur retour sur le marché du travail. Les travailleurs non salariés exerçant une activité privée pourront également bénéficier de ces dispositifs pour renforcer leurs compétences et développer leurs activités. Une autre évolution concerne la mise en place de la formation à l’initiative du salarié. Ce mécanisme doit permettre aux salariés d’exprimer leurs propres besoins de formation et de participer davantage à la construction de leur parcours professionnel, sans dépendre exclusivement de l’initiative de leur employeur.
