La naissance de la nouvelle entité issue du rapprochement entre Sanlam Maroc et Allianz Maroc ouvre une nouvelle étape pour le secteur de l'assurance au Maroc. Lors de la présentation officielle de la fusion, Yahia Chraibi, directeur général de Sanlam Maroc, a tenu à lever toute ambiguïté sur les motivations de l'opération. « Cette fusion est un vrai choix. Ce n'est certainement pas le fruit d'une contrainte », a-t-il insisté, rappelant que les actionnaires disposaient de plusieurs alternatives, notamment céder l'une des deux compagnies ou conserver les deux entités en parallèle, toutes deux étant rentables. Ils ont finalement privilégié une fusion, convaincus qu'elle permettrait de créer un acteur plus performant.
Il souligne également la complémentarité de leurs positionnements. Sanlam Maroc s'est distinguée par sa culture de l'innovation, sa proximité avec les clients grâce à son réseau d'agents exclusifs et son orientation vers la qualité de service. Allianz Maroc, de son côté, a développé une expertise reconnue dans les risques techniques des entreprises ainsi que dans les produits d'assurance vie.
L'objectif est désormais de réunir « le meilleur des deux mondes ».
L'une des conséquences immédiates de cette opération est le renforcement du maillage territorial. Avant la fusion, Sanlam Maroc disposait déjà de 553 points de vente. Le nouvel ensemble porte désormais ce réseau à plus de 753 agences, devenant ainsi, selon le management, le premier réseau d'assurance du Maroc.
Ces agences couvrent 237 villes ainsi que 230 localités rurales, avec une présence sur l'ensemble du territoire, y compris dans les provinces du Sud. Pour le directeur général, cette proximité constitue un avantage concurrentiel majeur, notamment lors de la gestion des sinistres où les assurés privilégient souvent le contact direct avec leur agent.
Le groupe devient également le deuxième acteur du marché des risques d'entreprises, tout en conservant sa deuxième place sur le segment de la santé.
Le portefeuille couvre désormais près de six millions d'assurés, un volume que Yahia Chraibi qualifie de « phénoménal ».
Selon Yahia Chraibi, certaines opérations nécessitaient auparavant l'intervention de réassureurs extérieurs. La nouvelle taille du groupe permettra désormais d'accompagner davantage de risques directement au sein de SanlamAllianz. La compagnie voit également sa capacité d'investissement dans l'économie nationale atteindre près de 25 milliards de dirhams, renforçant son rôle d'investisseur institutionnel.
Pour les entreprises marocaines souhaitant se développer sur le continent, cette présence constitue un atout. Selon Yahia Chraibi, elles pourront désormais souscrire depuis le Maroc des programmes d'assurance couvrant leurs activités dans une trentaine de pays africains via un interlocuteur unique.
Le directeur général a tenu à rassurer les assurés et les intermédiaires. À court terme, les contrats existants restent valables, les garanties demeurent identiques et les interlocuteurs habituels sont conservés.
Résultat, selon lui, la majorité des doublons ont disparu naturellement, les ajustements restant essentiellement concentrés sur certains postes de management.
Le groupe compte également sur sa croissance future pour offrir des opportunités de mobilité interne.
Selon lui, la taille acquise grâce à la fusion offre désormais davantage de flexibilité pour privilégier la rentabilité sans compromettre les positions commerciales.
Le nouvel ensemble entend également profiter de cette opération pour développer de nouveaux produits. Cyber-risques, responsabilité des dirigeants, protection de la réputation, assurance des nouvelles activités numériques ou encore micro-assurance figurent parmi les segments identifiés comme prioritaires.
Le directeur général estime que la fusion donne enfin au groupe les moyens humains, techniques et financiers d'investir dans ces niches encore peu développées au Maroc.
Pour le dirigeant, la fusion ne constitue toutefois qu'une première étape. L'ambition est désormais de transformer progressivement le nouvel ensemble afin d'améliorer la qualité de service, d'accélérer l'innovation et de proposer de nouvelles solutions capables d'élargir le marché de l'assurance au Maroc.
Deux compagnies historiques réunies
Le dirigeant a rappelé que les deux assureurs disposent d'un solide ancrage au Maroc. Sanlam Maroc totalise 77 années d'histoire, tandis qu'Allianz Maroc en compte 75. Selon lui, cette longue présence sur le marché a permis aux deux compagnies d'accumuler une expertise technique importante et une connaissance approfondie des besoins des assurés marocains.Il souligne également la complémentarité de leurs positionnements. Sanlam Maroc s'est distinguée par sa culture de l'innovation, sa proximité avec les clients grâce à son réseau d'agents exclusifs et son orientation vers la qualité de service. Allianz Maroc, de son côté, a développé une expertise reconnue dans les risques techniques des entreprises ainsi que dans les produits d'assurance vie.
L'objectif est désormais de réunir « le meilleur des deux mondes ».
Répondre à l'évolution des besoins des assurés
Pour Yahia Chraibi, cette fusion intervient dans un contexte où les attentes des particuliers comme des entreprises évoluent rapidement. L'accélération des grands projets d'infrastructures, les mutations économiques et l'évolution des risques obligent les assureurs à adapter leurs offres. Selon lui, chacune des deux compagnies aurait eu davantage de difficultés à répondre seule à ces nouveaux besoins. Leur rapprochement doit permettre d'améliorer la qualité de service, d'accélérer l'innovation et de renforcer les capacités d'accompagnement des clients. « Nous voulions créer un acteur non seulement plus grand, mais surtout plus utile », résume-t-il.L'une des conséquences immédiates de cette opération est le renforcement du maillage territorial. Avant la fusion, Sanlam Maroc disposait déjà de 553 points de vente. Le nouvel ensemble porte désormais ce réseau à plus de 753 agences, devenant ainsi, selon le management, le premier réseau d'assurance du Maroc.
Ces agences couvrent 237 villes ainsi que 230 localités rurales, avec une présence sur l'ensemble du territoire, y compris dans les provinces du Sud. Pour le directeur général, cette proximité constitue un avantage concurrentiel majeur, notamment lors de la gestion des sinistres où les assurés privilégient souvent le contact direct avec leur agent.
Une puissance financière renforcée
La fusion modifie également le poids économique du nouvel ensemble. Sur la base des données 2025, Sanlam Maroc affiche désormais une part de marché globale de 14% avec plus de 8 milliards de dirhams de primes émises. En assurance non-vie, la compagnie revendique une part de marché proche de 23%, confortant sa position de leader. L'activité dommages représente plus de 7 milliards de dirhams de primes.Le groupe devient également le deuxième acteur du marché des risques d'entreprises, tout en conservant sa deuxième place sur le segment de la santé.
Le portefeuille couvre désormais près de six millions d'assurés, un volume que Yahia Chraibi qualifie de « phénoménal ».
Davantage de capacités pour financer les grands projets
Le dirigeant met également en avant l'appui des deux groupes internationaux. Sanlam et Allianz représentent ensemble 240 milliards d'euros d'actifs, 300.000 collaborateurs, une présence dans 70 pays et plus de 200 millions de clients. Ce soutien permettra notamment à la filiale marocaine d'augmenter sa capacité de souscription sur les grands projets industriels et d'infrastructures.Selon Yahia Chraibi, certaines opérations nécessitaient auparavant l'intervention de réassureurs extérieurs. La nouvelle taille du groupe permettra désormais d'accompagner davantage de risques directement au sein de SanlamAllianz. La compagnie voit également sa capacité d'investissement dans l'économie nationale atteindre près de 25 milliards de dirhams, renforçant son rôle d'investisseur institutionnel.
Une plateforme pour accompagner les entreprises en Afrique
La fusion s'inscrit également dans la continuité de la création, en septembre 2023, de SanlamAllianz Africa, issu du rapprochement des activités africaines des deux groupes. Le nouvel ensemble opère dans 26 pays africains.Pour les entreprises marocaines souhaitant se développer sur le continent, cette présence constitue un atout. Selon Yahia Chraibi, elles pourront désormais souscrire depuis le Maroc des programmes d'assurance couvrant leurs activités dans une trentaine de pays africains via un interlocuteur unique.
Le directeur général a tenu à rassurer les assurés et les intermédiaires. À court terme, les contrats existants restent valables, les garanties demeurent identiques et les interlocuteurs habituels sont conservés.
Peu d'impact social grâce à deux années de préparation
Interrogé sur les conséquences sociales de la fusion, Yahia Chraibi a expliqué que les deux années nécessaires à l'obtention des autorisations réglementaires ont finalement permis d'atténuer les effets de la restructuration. Les recrutements avaient été gelés dès la décision de fusionner. Les départs naturels n'ont été remplacés qu'en cas de nécessité absolue.Résultat, selon lui, la majorité des doublons ont disparu naturellement, les ajustements restant essentiellement concentrés sur certains postes de management.
Le groupe compte également sur sa croissance future pour offrir des opportunités de mobilité interne.
Une priorité : la croissance rentable
Malgré son nouveau statut de leader, SanlamAllianz affirme ne pas rechercher la croissance à tout prix. Yahia Chraibi insiste sur la poursuite d'une stratégie fondée sur la croissance rentable. La compagnie entend continuer à sélectionner les risques qu'elle couvre et se réserve la possibilité de renoncer à certains contrats jugés durablement déficitaires, notamment en assurance santé.Selon lui, la taille acquise grâce à la fusion offre désormais davantage de flexibilité pour privilégier la rentabilité sans compromettre les positions commerciales.
Le nouvel ensemble entend également profiter de cette opération pour développer de nouveaux produits. Cyber-risques, responsabilité des dirigeants, protection de la réputation, assurance des nouvelles activités numériques ou encore micro-assurance figurent parmi les segments identifiés comme prioritaires.
Le directeur général estime que la fusion donne enfin au groupe les moyens humains, techniques et financiers d'investir dans ces niches encore peu développées au Maroc.
Vers la marque SanlamAllianz Maroc
Enfin, Yahia Chraibi a confirmé que la compagnie a engagé les démarches réglementaires nécessaires pour adopter progressivement la dénomination SanlamAllianz Maroc, sous réserve des autorisations des autorités compétentes. Le maintien des deux marques dans cette nouvelle identité vise à préserver la notoriété acquise par chacune auprès des assurés marocains.Pour le dirigeant, la fusion ne constitue toutefois qu'une première étape. L'ambition est désormais de transformer progressivement le nouvel ensemble afin d'améliorer la qualité de service, d'accélérer l'innovation et de proposer de nouvelles solutions capables d'élargir le marché de l'assurance au Maroc.
