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Lundi 06 Avril 2026
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GITEX Africa 2026 : l’IA et l’innovation s’invitent à Marrakech

Du 7 au 9 avril, Marrakech devient le cœur battant de l’innovation numérique africaine avec GITEX Africa Morocco 2026. Plus de 1.450 entreprises et startups, 400 investisseurs internationaux et des participants venus de plus de 130 pays se retrouvent autour de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et des solutions digitales les plus innovantes. Cette édition marque un véritable tournant stratégique pour l’Afrique, affirmant sa place comme acteur majeur du numérique à l’échelle mondiale.

De l’intelligence artificielle à la cybersécurité en passant par la fintech, GITEX Africa 2026 ouvre ses portes en grandes pompes. L’événement illustre la volonté du continent de dépasser la simple adoption technologique pour produire des solutions locales, compétitives et à fort impact économique. Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et organisé sous la tutelle du ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, en partenariat avec l’Agence de développement du digital (ADD) et KAOUN International, ce rendez-vous confirme le rôle du Maroc comme hub africain de l’innovation, où l’expertise locale dialogue avec les grandes tendances mondiales.

GITEX : plus qu’un salon

Lors de la conférence de presse officielle de pré-lancement de l’évènement organisée le 31 mars 2026 à Rabat, Amal El Fallah Seghrouchni, ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, a souligné que : qu’il s’agit du plus grand rendez-vous technologique du continent africain. «Il dépasse désormais le cadre d’un simple salon pour devenir une véritable plateforme stratégique mondiale, où se rencontrent décideurs publics, investisseurs, entrepreneurs et innovateurs autour des grands enjeux du numérique». Elle a insisté sur le rôle de cet espace pour construire des partenariats concrets et faire émerger des solutions dans des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les infrastructures numériques, la fintech et les villes intelligentes. En chiffres, l’édition 2026 se distingue par 1.450 entreprises exposantes et startups, plus de 400 investisseurs internationaux représentant plus de 350 milliards de dollars d’actifs, des participants issus de plus de 130 pays et plus de 50.000 visiteurs attendus. «Pour le Maroc, GITEX Africa constitue une vitrine stratégique de notre écosystème numérique, un levier d’attractivité pour les investissements et un accélérateur de croissance pour nos startups», a affirmé la ministre.

Morocco 300 : un accélérateur de startups prometteuses

Cette année, l’initiative Morocco 300 accompagne 300 startups issues de 31 secteurs et de 32 villes, soit 50% de plus que l’édition précédente. «Une startup marocaine, Yakeey, a récemment réalisé une levée de fonds de 15 millions de dollars, la plus importante de l’histoire des startups au Maroc, après un parcours initié à GITEX», s’est réjouie la ministre. Cela confirme que cet événement est devenu une véritable plateforme de financement, d’accélération et d’internationalisation pour les entreprises innovantes marocaines.



La ministre a également mis en avant l’innovation territoriale : «Le hackathon RamadanIA, dont la finale s’est tenue récemment, en est une illustration forte. Près de 4.000 jeunes, issus de l’ensemble des régions du Royaume, ont été mobilisés pour développer des solutions innovantes répondant à des besoins concrets dans des domaines variés, allant de la digitalisation des services publics à la mobilité intelligente, en passant par l’inclusion numérique, l’environnement et l’énergie. Cette initiative démontre que l’innovation au Maroc n’est plus concentrée dans quelques pôles, mais qu’elle est désormais diffuse, portée par une jeunesse engagée et créative, capable de proposer des solutions à fort impact».

Toujours selon la responsable gouvernementale, le lancement du réseau des instituts JAZARI complète cet écosystème : «Ce réseau vient structurer un écosystème national d’innovation en intelligence artificielle, fondé sur un modèle territorial et orienté vers la recherche appliquée. À travers un pôle central de gouvernance et un réseau d’instituts régionaux, cette initiative vise à renforcer les synergies entre universités, entreprises, administration et startups, et à développer des solutions concrètes répondant aux priorités nationales». Sur le plan international, la ministre rappelle qu’à travers l’initiative Digital for Sustainable Development, développée en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement, le Maroc favorise le transfert de compétences, promeut une innovation responsable et accompagne les pays africains et arabes dans leur transformation digitale, dans une logique de coopération win-win. À travers GITEX Africa Morocco 2026, le cap est clairement fixé : consolider le positionnement du Maroc en tant que hub régional de l’innovation, renforcer son attractivité pour les investissements numériques et affirmer son rôle comme acteur engagé dans la construction d’une souveraineté digitale africaine.

Les jeunes au cœur de la transformation

Même son de cloche pour Amine El Mezouaghi, directeur général de l’Agence de développement du digital. Pour lui, la transformation digitale en Afrique franchit une étape décisive, passant d’une simple adoption des technologies à une phase plus avancée, centrée sur l’innovation, la création de valeur et la production locale de solutions. «À travers des événements comme GITEX Africa, qui rassemblent un grand nombre d’acteurs technologiques, d’investisseurs et de décideurs, le continent affirme sa volonté de devenir un acteur majeur du numérique et non plus seulement un marché consommateur». Dans cette dynamique, le Maroc se positionne comme un hub stratégique en Afrique, capable d’attirer les investissements et de structurer un écosystème digital compétitif. Le numérique n’est plus seulement un outil technique, mais un enjeu de souveraineté, de sécurité économique et de compétitivité à long terme. Le DG de l’ADD souligne également l’importance du capital humain, notamment des jeunes, considérés comme un moteur essentiel de cette transformation. Avec un accompagnement adéquat et un environnement favorable, ils peuvent développer des solutions innovantes à portée internationale. Son message est clair : la transformation digitale constitue une opportunité majeure pour construire une économie durable, renforcer la coopération entre les pays et positionner l’Afrique comme un acteur clé du paysage technologique mondial.

Aujourd’hui une chose est sûre : Marrakech devient le centre névralgique de l’innovation numérique africaine, où le continent ne se contente plus de suivre la révolution digitale, mais commence à la construire.

Ce que réserve GITEX 2026

  • Des pôles sectoriels inédits : infrastructures intelligentes pour data centers, fintech et futur de la finance avec mobile money et inclusion financière via l’IA, mobilité du futur avec transport électrique, autonome et connecté, et Sports Tech avec infrastructures sportives intelligentes et technologies d’optimisation de la performance des athlètes.
  • Intelligence artificielle et cybersécurité : le sommet STAR (Strategic Digital Defence AI Readiness), en partenariat avec la DGSSI, prépare les entreprises africaines à protéger leurs infrastructures critiques face aux menaces pilotées par l’IA.
  • Startups et investisseurs : plus de 800 startups bénéficient de la plateforme North Star Africa, avec un accès à plus de 400 investisseurs internationaux et à des opportunités de financement et de partenariats stratégiques.
  • Un carrefour panafricain et mondial : avec 1 450 exposants, 130 pays représentés et 50 000 participants attendus, GITEX Africa Morocco confirme sa vocation à être le catalyseur de l’innovation et de la transformation digitale du continent et la vitrine stratégique du Maroc.
  • Présence internationale élargie : nouveaux pays participants dont la Croatie, la Tchéquie, le Danemark, la Guinée, la Hongrie, le Luxembourg, la Thaïlande et la Zambie.
Verbatims

Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration

«À travers GITEX Africa Morocco 2026, notre ambition est claire : consolider le positionnement du Maroc en tant que hub régional de l’innovation, renforcer son attractivité pour les investissements numériques, et affirmer son rôle en tant qu’acteur engagé dans la construction d’une souveraineté digitale africaine. Nous poursuivons ainsi la construction d’un modèle numérique africain fondé sur l’inclusion, l’innovation et l’ouverture, au service du développement économique et social de notre continent.»

Amine El Mezouaghi, directeur général de l’Agence de Développement du Digital (ADD)

«GITEX Africa Morocco incarne l’ambition du Royaume de positionner le Maroc comme un hub technologique stratégique au service du continent africain. Porté par la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, et soutenu par un écosystème dynamique de startups et de TPME innovantes ainsi que par des partenariats solides entre acteurs publics et privés, cet événement fait du Maroc une plateforme de convergence entre talents, investissements et innovation. Cet évènement constitue un levier majeur pour faire émerger les champions africains du digital et inscrire durablement le continent dans l’économie numérique mondiale.»

Trixie LohMirmand, CEO de GITEX AFRICA Morocco

«Le Maroc est présenté comme un acteur en pleine évolution dans le domaine du numérique, avec une vision qui met l’humain au cœur de l’usage des technologies. L’idée principale est que la technologie, notamment Internet, ne doit pas être seulement utilisée, mais pensée et développée de manière à construire une société et créer de la valeur. Dans cette logique, le Maroc s’inscrit dans une démarche visant à faire de l’innovation un levier de développement et de puissance. Le pays se distingue également par ses avancées dans les infrastructures numériques. Il est indiqué qu’il existe aujourd’hui plus de vingt sites de données dans la région, avec des investissements estimés à environ 2,3 milliards de dollars. Le Maroc devrait représenter à lui seul près de 35% de la capacité de données de la région dans les années à venir, ce qui reflète son positionnement stratégique et son rôle croissant dans cet écosystème. Par ailleurs, le Maroc s’inscrit dans une dynamique de transformation et de changement, où la collaboration occupe une place importante. Le pays cherche à développer des partenariats et à s’intégrer dans un écosystème en mutation, notamment à travers des initiatives et des programmes menés avec différents acteurs publics et institutionnels. l’essentiel ne réside pas uniquement dans les événements ou leur dimension visible, mais dans ce qui se construit en profondeur. Le véritable enjeu concerne le développement des contenus, des usages et des nouvelles formes de communication. C’est à ce niveau que se joue la transformation réelle, et c’est dans cette perspective que le Maroc poursuit sa trajectoire dans le numérique.»

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